La pensée balancée dans la lumière

LA PENSÉE BALANCÉE DANS LA LUMIÈRE
THE THOUGHT SWINGS IN THE LIGHT

 

La pensée et la pensée positive avec la lumière directe et la lumière polarisée.

Dans ce cours, vous allez apprendre à projeter vos pensées, vos souhaits, vos méditations et contemplations de la manière dont les anciens le faisaient.

Cela ne vous a pas été révélé à ce jour, car cela appartenait aux plus hautes écoles initiatiques de différentes religions. Pour eux, il s’agissait de prier avec deux grandes sources de lumière naturelle, le feu et/ou le soleil.

La prière devant les flammes d’un feu sacré ou avec le lever et le coucher du soleil fait toujours partie d’enseignements réservés à une élite, mais désormais vous pouvez le faire vous aussi avec un moyen plus moderne qui est la lampe phosphénique.

On te craindra, tant que subsistera le soleil, tant que paraîtra la lune,
de génération en génération
. Psaume 72:5

Ce psaume, dans sa traduction en chaldéen, révèle les 2 secrets de la prière :

Ils vous craindront dès le lever du soleil et ils vous prieront à la lumière de la lune[1].

La prière se faisait avec les deux lumières que tout homme pouvait contempler, mais le soleil est la plus commune dans de nombreuses religions.

Ce psaume vous indique qu’il faut que le service divin débute à l’apparition du soleil, à son lever. C’est la prière Ante lucem. D’autres prières se faisaient sous la lumière de la lune. Cette dernière tradition provient des pays où la pleine lune apparaissait comme un deuxième soleil et de taille importante.

Le savoir de prier avec le soleil est en fait de faire du « mixage phosphénique »,
c’est-à-dire de mixer ou mélanger votre pensée avec une source lumineuse.

Cela est complètement oublié dans les livres de prière et TOUS les livres sur la pensée positive qui disent révéler le secret des initiés. Si c’était le cas, vous connaîtriez ce que vous aller découvrir maintenant. Mais les initiés sont les débutants au sens d’initiare, débuter.

Dans les ouvrages sur le développement personnel, au mieux il est indiqué d’imaginer vos pensées comme lumineuses ou dans une image lumineuse. Mais cela est très différent de mettre réellement vos phrases positives ou vos prières dans une véritable source lumineuse. La véritable source lumineuse comme le soleil, un feu, une ampoule électrique à lumière du jour ou naturelle qui vous transmet de vrais photons et un véritable apport d’énergie électrique en plus dans votre cerveau. Imaginer une lumière ne produira jamais cela.

Ce moment de prière au moment du lever et du coucher du soleil dans la tradition hébraïque se relie au fait que par ces deux moment privilégiés, la prière dépasse la notion et le sens de l’humain. Elle touche à la splendeur et à l’étendue de l’univers. Elle conduit vers l’infini.

 

Une pratique millénaire vous est maintenant révélée.

Les thérapeutes d’Egypte, les esséniens, les pratiquants des écoles juives, les apôtres, et même le Christ utilisaient eux-mêmes cette forme de prière « positive » à deux moments principaux de la journée.

Sur les thérapeutes d’Egypte :

Ils ont l’habitude de prier deux fois par jour, le matin et le soir ; au lever du soleil, ils demandent que la lumière céleste remplisse leur esprit ; à son coucher, ils prient pour que leur âme, totalement dégagée de l’encombrement des sensations et des sensibles, et retirée dans son conseil intérieur, s’applique à la vérité. Leur journée est consacrée à l’ascèse. Dans l’étude des saints livres, ils interprètent la doctrine des Pères par l’allégorie, pensant que le sens littéral est le symbole de la réalité cachée que révèle l’explication. Ils possèdent des ouvrages des fondateurs de la secte, où se trouvent des modèles de cette exégèse allégorique. Philon d’Alexandrie (21-29) De vita contemplativa.

Dans leurs rêves, ils contemplent les beautés des vertus et des puissances divines, allant jusqu’à proclamer dans leur sommeil les doctrines dignes de louange de la philosophie sacrée.

L’historien Flavius Josèphe dans Guerre des juifs indiquera que les esséniens faisaient de même :

Les yeux et tout le corps tourné vers l’Orient, lorsqu’ils voient le soleil se lever, ils élèvent leurs mains au Ciel. Ils prient de bien passer la journée, de connaître la vérité et d’avoir l’esprit éclairé.

La tente de l’Alliance et le temple avaient leurs ouvertures qui donnaient vers le lieu où le soleil se levait. Cela s’explique simplement par le fait qu’il y avait l’existence d’un culte solaire dans l’ancien Israël. Yahvé lui-même est désigné comme étant le Soleil. Le Psaume 19 assimile Yahvé comme « Soleil de Justice »[2]. Terme qui sera repris pour désigner le Christ.
Et la gloire de l’Éternel entra dans la maison par le chemin de la porte qui regardait vers l’orient. Ezéchiel 43:4.

Mais si le prince offre un holocauste volontaire ou des sacrifices volontaires de prospérités à l’Éternel, on lui ouvrira la porte qui regarde vers l’orient ; et il offrira son holocauste et ses sacrifices de prospérités comme il fait le jour du sabbat ; puis il sortira, et on fermera la porte après qu’il sera sorti. Ézéchiel 46:12.

Dans les églises d’Orient, pour la prière publique, la communauté doit se diriger vers l’est et prier au soleil levant. Les chrétiens qui étaient des juifs suivront donc les habitudes de prière au lever du soleil.

Dans la liturgie, Prime se récite au lever du soleil ou première heure astrologique du jour (la journée était divisée en 12 h de jour). Les vêpres ont lieu au coucher du soleil, car dans l’antiquité elles se faisaient en se tournant au coucher du soleil à l’apparition de l’astre appelé Vesper.

Ce culte solaire (sur lequel ici nous ne nous étendrons pas tellement), qui remonte au temps préhistorique, avait une incidence profonde sur les mentalités. Il ne s’agissait pas d’une simple superstition, mais de la constatation d’un effet particulier sur celui qui prie. Naturellement l’homme voua un culte à tout ce qui provoquait des effets merveilleux dans la vision et sur son état d’esprit.

 

Deux pratiques de mixage de pensées différentes entre le matin et le soir.

  • ⇒ Le matin, vous faites un mixage phosphénique orienté sur les événements de votre journée.

Les yeux et tout le corps tourné vers l’Orient, lorsqu’ils voient le soleil se lever, ils élèvent leurs mains au Ciel. Ils prient de bien passer la journée, de connaître la vérité et d’avoir l’esprit éclairé.

(…) au lever du soleil, ils demandent que la lumière céleste remplisse leur esprit.

Les phrases, les méditations, les contemplations que vous allez mixer avec la lumière doivent favoriser votre vie personnelle et professionnelle, vos activités de jour. Elles sont orientées vers la vie mondaine et le fait de prendre les bonnes décisions, d’être créatif, inventif, dans votre quotidien.

  • ⇒ Le soir, vous devez faire un mixage phosphénique orienté sur la vie de votre âme, ce qui concerne le domaine caché et spirituel.

A son coucher, ils prient pour que leur âme, totalement dégagée de l’encombrement des sensations et des sensibles, et retirée dans son conseil intérieur, s’applique à la vérité.

Vous lisez ici que les Thérapeutes voulaient connaître la vérité. Ils voulaient que leur âme soit dégagée des sensations et de tout ce qui concerne le monde des sens. Cela rejoint l’enseignement de la caverne de Platon et de la philosophie qui est de dégager l’âme du corps pour trouver la Sagesse, la Vérité.

Ces pratiques se doivent d’être différentes en but et phrases, car :

Un jour instruit un autre jour et une nuit donne connaissance à une autre nuit.
Psaume XVIII, 2

Les phrases, les méditations et les contemplations doivent renforcer, instruire les prochains jours par une continuité de pratique « diurnes » pour votre efficience dans la vie de tous les jours, renforcer votre psychologie, travailler vos défauts et vos qualités.

Pour la nuit, votre programme sera différent et orienté à séparer votre âme de votre corps, vous devez orienter vos contemplations sur la vie de votre âme en cherchant à vous dégager de vos « sens » trompeurs et illusoires.

Vous devrez donc avoir deux carnets ou deux types de cahiers différents pour travailler sur vous-même.


[1] R. P Calmet Augustin, Commentaire littéral sur tous les livres de l’Ancien et du Nouveau Testament, Tome premier des Psaumes, Paris, 1733 ; p. 797.

[2] Taylor Glen, Yahweh and the Sun: Biblical and Archaeological Evidence for Sun Worship in Ancient Israël, JSOT Press, 1993, Sheffield.


 

La parole balancée au sein des écritures et des traditions.

Il y a une constante dans les traditions spirituelles authentiques, ce sont les structures symétriques du discours biblique, sous forme d’effets miroirs, de parallélisme ou de chiasme. Cela fait partie de l’art de la rhétorique, et donc de la sagesse qui préside aux enseignements spirituels. Cet art du rythme et des mouvements favorise l’apprentissage oral, on peut parler de rythmo-pédagogie, de mélodie mémorisante, de rythmo-mélodie.

La France étant un pays originellement d’essence catholique, je commencerai donc par quelques paroles de l’évangile dont le balancement est particulièrement sensible.

Évangile selon St Matthieu

V-39 Si quelqu’un te frappe sur la joue droite, présente-lui aussi l’autre.

V-40 Si quelqu’un veut plaider contre toi et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau.

V-41 Si quelqu’un te force à faire un mille, fais-en deux avec lui.

VI-14 Si vous pardonnez aux hommes leurs offenses, votre Père céleste vous pardonnera aussi.

VI-15 Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père céleste ne vous pardonnera pas non plus vos offenses.

VII-12 Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même, car c’est la loi et les prophètes.

VII-13 Large est la porte et spacieuse la voie qui conduit à la perdition et il y en a beaucoup qui entrent par là.

VII-14 Qu’étroite est la porte et resserrée la voie qui conduit à la vie, et il y en a peu qui la trouvent.

X-8 Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement.

X-13 Si la maison en est digne, que votre paix soit sur elle. Mais si elle n’en est pas digne, que votre paix retourne à vous. Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le en plein jour, et ce qui vous est dit à l’oreille, prêchez-le sur les toits.

X-32 Quiconque me confessera devant les hommes, je le confesserai aussi devant mon Père qui est dans les cieux, mais quiconque me reniera devant les hommes, je le renierai aussi devant mon Père qui est dans les cieux.

X-39 Celui qui conservera sa vie la perdra et celui qui perdra sa vie à cause de moi la retrouvera.

X-41 Celui qui reçoit un prophète en qualité de prophète recevra une récompense de prophète, et celui qui reçoit un juste en qualité de juste recevra une récompense de juste.

XII-40 De même que Jonas fut trois jours et trois nuits dans le ventre d’un grand poisson, de même le fils de l’homme sera trois jours et trois nuits dans le sein de la terre.

XIII-12 Car on donnera à celui qui a, et il sera dans l’abondance, mais à celui qui n’a pas, on ôtera même ce qu’il a.

XIII-31 C’est la plus petite de toutes les semences, mais quand il a poussé, il est plus grand que les légumes et devient un arbre.

XVI-19 Ce que tu lieras sur la terre sera lié dans le ciel et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans le ciel.

XVIII-4 Quiconque se rendra humble comme ce petit enfant sera le plus grand dans le royaume des cieux.

XIX-29 Et quiconque aura quitté, à cause de mon nom, ses frères ou ses sœurs, ou son père ou sa mère, ou sa femme ou ses enfants, ou ses terres ou ses maisons, recevra le centuple, et héritera de la vie éternelle.

XIX-30 Ainsi les premiers seront les derniers et les derniers seront les premiers.

XXIII-12 Quiconque s’élève sera abaissé et quiconque s’abaisse sera élevé.

XXV-29 Car on donnera à celui qui a et il sera dans l’abondance, mais à celui qui n’a pas on ôtera même ce qu’il croit avoir.

Évangile selon St Marc

IV-24 On vous mesurera avec la mesure dont vous vous serez servis ; on donnera à celui qui a, mais à celui qui n’a pas, on ôtera même ce qu’il croit avoir.

VIII-35 Car celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de la bonne nouvelle la sauvera.

X-21 Vends ce que tu as, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel.

X-29 Il n’est personne qui, ayant quitté à cause de moi et de la bonne nouvelle, sa maison, ses frères ou ses sœurs, ou sa mère ou son père, ou sa terre ou ses enfants, ne reçoive au centuple présentement dans ce siècle-ci, des maisons, des frères, des sœurs, des mères, des enfants, avec des persécutions, et, dans le siècle à venir, la vie éternelle.

X-43 Mais quiconque veut être grand parmi vous, qu’il soit votre serviteur, et quiconque veut être le premier parmi vous, qu’il soit l’esclave de tous.

XII-17 Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu.

XII-31 Tu aimeras ton prochain comme toi-même.

Évangile selon St Luc

 VI-37 Ne jugez point et vous ne serez pas jugés, ne condamnez point et vous ne serez point condamnés, absolvez et vous serez absous. Donnez et il vous sera donné… Car on vous mesurera avec la mesure dont vous vous serez servis.

VIII-17 Il n’est rien de caché qui ne doive être découvert, rien de secret qui ne doive être connu et mis à jour.

VIII-18 Car on donnera à celui qui a, mais à celui qui n’a pas, on ôtera même ce qu’il croit avoir.

X-5 Dans quelque maison que vous entriez, dites d’abord : que la paix soit sur cette maison. Et s’il se trouve là un enfant de paix, votre paix reposera sur lui. Sinon elle reviendra à vous.

XI-4 Pardonnez-nous nos péchés, car nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés.

XI-9 Demandez et l’on vous donnera, cherchez et vous trouverez, frappez et l’on vous ouvrira, car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et l’on ouvre à celui qui frappe.

XI-23 Celui qui n’est pas avec moi est contre moi, et celui qui n’assemble pas disperse.

XII-8 Quiconque me confessera devant les hommes, le fils de l’homme le confessera devant les anges de Dieu, mais celui qui me reniera devant les hommes sera renié devant les anges de Dieu.

XII-21 Il en est ainsi de celui qui amasse des trésors pour lui-même et qui n’est pas riche pour Dieu.

XII-48 On demandera beaucoup à qui on a beaucoup donné, et on exigera davantage de celui à qui on a beaucoup confié.

XII-51 Pensez-vous que je sois venu apporter la paix sur la terre ? Non, vous dis-je, mais la division. Car désormais cinq dans une maison seront divisés, trois contre deux et deux contre trois, le père contre le fils et le fils contre le père, la mère contre la fille et la fille contre la mère, la belle-mère contre la belle-fille et la belle-fille contre la belle-mère.

XIII-30 Il y a des derniers qui seront parmi les premiers et des premiers qui seront parmi les derniers.

XIV-11 Quiconque s’élève sera abaissé et quiconque s’abaisse sera élevé.

XIV-12 Lorsque tu donnes à dîner, n’invite pas tes amis de peur qu’on ne te rende la pareille. Invite des pauvres et tu seras heureux de ce qu’ils ne peuvent te rendre la pareille ; car elle te sera rendue à la résurrection des justes.

XVI-10 Celui qui est fidèle dans les moindres choses l’est aussi dans les grandes, et celui qui est injuste dans les moindres choses l’est aussi dans les grandes. Si donc vous n’avez pas été fidèles dans les richesses injustes, qui vous confiera les véritables ?

XVI-15 Car ce qui est élevé devant les hommes est une abomination devant Dieu.

XVII-33 Celui qui voudra sauver sa vie la perdra, et celui qui la perdra la retrouvera.

XIX-26 On donnera à celui qui a, mais à celui qui n’a pas on ôtera même ce qu’il a.

Évangile selon St Jean

I-15 Celui qui vient après moi m’a précédé.

II-19 Détruisez ce temple et en trois jours je le relèverai. Mais il parlait du temple de son corps.

VI-56-57 Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui. Comme le Père qui est vivant m’a envoyé, et que je vis par le Père, ainsi, celui qui me mange vivra par moi.

IX-39 Je suis venu dans ce monde pour un jugement, pour que ceux qui ne voient point voient, et que ceux qui voient deviennent aveugles.

X-17 Je donne ma vie afin de la reprendre… J’ai le pouvoir de la donner et le pouvoir de la reprendre.

X-38 Croyez à ces œuvres, afin que vous sachiez et reconnaissiez que le Père est en moi et que je suis dans le Père.

XII-25 Celui qui aime sa vie la perdra, et celui qui hait sa vie dans ce monde la conservera pour la vie éternelle.

XIII-34 Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres.

XIV-20 En ce jour-là vous connaîtrez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi, que je suis en vous.

XV-7 Demandez ce que vous voudrez et cela vous sera accordé.

XV-10 Si vous gardez mes commandements, vous demeurez dans mon amour, de même que j’ai gardé les commandements de mon Père et que je demeure dans son amour.

XIII-32 Si Dieu a été glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera en lui-même.

Apocalypse de St Jean

 I-18 Voilà ce que dit le premier et le dernier, celui qui était mort et qui est revenu à la vie.

XIII-10 Si quelqu’un mène en captivité, il ira en captivité ; si quelqu’un tue par l’épée, il faut qu’il soit tué par l’épée. C’est ici la persévérance et la foi des saints.

XVIII-6 Payez-la comme elle a payé, et rendez-lui au double selon ses œuvres. Dans la coupe où elle a versé, versez-lui le double.

XXI-6 Je suis l’alpha et l’oméga, le commencement et la fin.

XXI-16 La ville avait la forme d’un carré, et sa longueur était égale à sa largeur.

XXII-11 Que celui qui est injuste soit encore injuste ; que celui qui est souillé se souille encore ; et que le juste pratique encore la justice, et que celui qui est saint se sanctifie encore.

XXII-13 Je suis l’alpha et l’oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin.

XXII-18 Si quelqu’un y ajoute quelque chose, Dieu le frappera des fléaux décrits dans ce livre, et si quelqu’un retranche quelque chose des paroles du livre de cette prophétie, Dieu retranchera sa part de l’arbre de la vie et de la ville sainte, décrits dans ce livre.

 

Jésus dit alors : Je suis venu dans le monde pour une remise en cause : ceux qui ne voient pas verront, ceux qui voient seront aveugles. Jean 9:39.

Il existe de nombreux autres exemples de ces types d’enseignement et de phrases au sein des écritures de la Bible. Notre but est juste de vous montrer la construction des phrases qui comprennent ici un effet d’inversion et de complémentarité des principes.

Jésus, si vous le notez, ne fait PAS de la pensée « positive », il ne glorifie pas les désirs humains, bien au contraire, il demande de regarder ses propres fautes, ses propres passions pour en faire un retournement, une conversion, une métanoïa, et développer les vertus. Il n’hésite pas à critiquer, voire à insulter dans les évangiles : « Races de vipères », « sépulcres blanchis », etc. Jésus n’a pas peur de nommer « le mal », de le rencontrer, pour ensuite l’éliminer.

La tradition n’a rien à voir avec le fait d’éviter les pensées « négatives » pour enfin accéder à la richesse, la santé et le succès. Bien au contraire, elle demande même de confesser ses péchés et donc d’énoncer son négatif.

Jésus et TOUS les enseignements spirituels estiment que nous avons une trop haute opinion de nous-mêmes, et qu’il faut donc d’abord se faire petit, humble, pauvre, etc.

Le Christ fait de l’inversion dans un sens opposé à tous les mouvements New Age.

Il s’adresse à des disciples engagés sérieux prêts à renoncer au monde et à ses richesses, à toutes ces idoles extérieures et intérieures.

L’histoire de Lazare et du riche (en Luc 16, 19-31) est en elle-même un exemple d’inversion. L’un est riche et couvert de beaux habits, l’autre est pauvre et couvert d’ulcères. Le riche descend au Shéol, alors que Lazare monte au ciel. L’un descend, l’autre monte, l’un est consolé au ciel, l’autre est torturé au Shéol dans une situation inverse à celle de la situation terrestre.

Ces structures de symétrie que vous retrouvez entre le bien et le mal, le matériel et le spirituel, etc., s’expliquent par le fait des pratiques rythmiques provenant des équilibres entre les hémisphères du cerveau et leur balancement en alternance, avec des crises de synchronisation interhémisphériques. Cela se poursuit jusque dans le système des neurones. C’est ce bilatéralisme cérébral qui se retrouve dans le bilatéralisme textuel.

Je m’en souviens très bien et dans tous les muscles de mon corps mimeur et jadis moqueur : la bonne vieille « mère Guespin », l’illettrée sarthoise si intelligente et si fine, me fit remarquer qu’on ne peut point se tromper en récitant les premier et septième commandements de Dieu, parce qu’ils « sont faits pareil ». Et alors, en se balançant d’avant en arrière et de droite à gauche, comme elle berçait jadis, lentement, doucement, ses petits « quéniaux », elle me récita ou plutôt me « rythmo-melodia » sur un vieil air populaire et très mnémonique.
Marcel Jousse, Le Parlant, la Parole et le Souffle, Gallimard, Paris 1978, p. 111.

Pour tous ceux qui sont intéressés par la rythmo-pédagogie, nous vous invitons à explorer l’Anthropologie du Geste de Marcel JOUSSE, éditions RESMA 1969. Vous y trouverez tous les liens avec les traditions spirituelles vivantes comme celles de l’Afrique. Dans ces traditions orales, le rythme et le feu sont très importants.

Comprenez que si les paroles et les enseignements spirituels montrent des structures de balancements, en miroir, en inversion et complémentaires, vous ne pouvez pas énoncer des phrases qui ne comportent que du positif ou que du négatif. Il y a un profond danger dans cela par l’effet de contrebalancement. La tradition l’évoque par :

« qui veut faire l’ange fait la bête »

 Cela énonce qu’à trop vouloir faire de la pensée positive, à trop vouloir se croire ce que l’on n’est pas, nous finissons par développer des défauts de comportement.

La vie de tous les jours montre que la complaisance avec les passions, les pensées positives, produit un effet contraire par la création de défauts, d’attitudes et de comportements.

C’est celui qui veut le plus, qui peut le moins

Celui qui veut être trop « positif » finit par avoir des côtés mauvais. Si vous avez une faible estime de vous-même, l’utilisation de la pensée positive aura un effet contraire et aggravera votre état d’esprit, vous renforcez le contre-argument face à ce que vous savez ne pas être vrai. De plus, la pensée positive vous projette dans l’avenir et vous fait ne pas voir le moment présent et ce qui est déjà « positif », elle rejette donc la satisfaction et le plaisir déjà présent et atteignable.

La pensée positive possède des travers qui ont été dénoncés par le Dr Gabriele Oettingen dans Repenser la pensée positive. Le résultat de ses études est clair : « La pensée positive vous empêche de réaliser vos rêves ». Elle réduit votre pression artérielle et draine votre énergie. Cela s’explique assez simplement par une forme de démotivation : Vous amenez la pensée à avoir déjà atteint votre objectif.

Elle vous détache du réel de votre situation et des éléments indispensables qu’il vous faut prendre en considération pour changer votre vie. Elle vous offre l’illusion de la voie de la facilité, du chemin spacieux. Cette pratique de la pensée positive a été dénoncée comme ayant provoqué la crise financière.

D’autres critiques ont été apportées par exemple par Barbara Ehrenreich (écrivain et chroniqueuse américaine) qui présente les dérives et la forte pression que cela représente pour manipuler des individus et retourner une situation négative comme une bénédiction divine pour votre futur.

Ce qu’aucun enseignement traditionnel ne voit ainsi.

Est descendu aux enfers et est monté au ciel

Cette loi indique qu’il faut examiner ses défauts, sa conscience, ses énergies, faire preuve d’humilité et se considérer pécheur (dans le sens d’avoir manqué la cible). C’est le fameux Confiteor, la confession des fautes : Oui, j’ai péché en pensée, en parole, par action, et par omission.

Cette confession ou examen de sa conscience et de ses différents composants se retrouve dans le bouddhisme avec les actes vertueux et non vertueux du corps, de la parole et de l’esprit.

Il s’agit de se confronter avec une réalité en nous et de ne pas la « nier ». C’est pourquoi le disciple se connaissant imparfait, accepte aussi l’imperfection chez les autres.

Ces « fautes » ou mal (dans le sens de bien non accompli) demandent un pardon. Ce pardon est équivalent au pardon des offenses que nous avons fait aux autres.

L’enseignement montre donc qu’il est impossible de nier ses fautes. Pour être « pardonné », il faut énoncer, manifester. Pour pouvoir progresser, il faut savoir où l’on en est.

Le pardon des « erreurs » libère l’énergie de l’erreur, et donc libère la « charge » présente dans la conscience. Il faut donc descendre s’examiner et nommer le « négatif » pour ensuite se sentir « libéré », « soulagé », « guéri » de ce poids. Cette procédure montre que nos fautes sont des « écorces », des « voiles » de notre bonne nature.

Vouloir refouler le négatif, les événements violents ne les efface pas ; la souffrance, la haine et la rancœur restent quelque part en vous. Il vous faut donc reconnaître ce mal qui vous a été fait ou que vous avez fait.

L’agresseur est coupable et non la victime. Il ne faut pas chercher à oublier, mais confronter cela pour éviter les maladies psychosomatiques ou les conduites d’échec au niveau professionnel et affectif.

Vous devez donc entrer dans le « négatif » et ressentir la colère, la haine, etc. Vous devez reconnaître et ressentir, et non nier. C’est indispensable comme étape et comme signe de bonne santé « psychique ». Après seulement vous pourrez commencer à comprendre les motivations et processus de votre agresseur ou de vos propres comportements négatifs.

Cela n’a pas pour but d’excuser le « mal ». C’est tout le contraire.

La pensée désormais courante dans le monde de la pensée positive que nous pouvons tout demander sans nous examiner est contre-initiatique.

Si j’avais vu du mal dans mon cœur, le Seigneur ne m’aurait pas entendu. Psaume 66:18.

Car le Seigneur a les yeux fixés sur les justes et il écoute leur prière, mais il tient tête à ceux qui font le mal. I Pierre 3:12.

Il vous faut donc descendre dans vos « enfers », dans ce qui est difficile, et « nommer » pour que cela soit libéré. Il ne s’agit pas non plus de s’y complaire et de répéter inlassablement ce qui est mauvais en vous. C’est tout aussi contre-productif que de répéter des paroles positives non vécues, cela finit par avoir un effet nul ou contraire.

Enoncer le « mal » ou l’inverse de ce que nous voulons produit chez certains individus la manifestation de ce qu’ils ne voulaient pas. Ce procédé se nomme psychologie inversée[3].

Il existe des personnes qui n’agissent que par une confrontation, par une « pensée négative ».

Vous allez combattre le mal par le mal et provoquer un renversement psychologique identique à celui qui fait que certaines personnes qui tentent la pensée positive obtiennent exactement l’inverse de ce qu’ils veulent.

Cela est aussi vrai dans les groupes qui pratiquent la magie. Vous allez utiliser le pouvoir de la réactance : demander le contraire de ce que l’on veut jusqu’à ce que la personne agisse par réaction.

Cette technique s’appuie sur la réactance, c’est-à-dire le fait qu’un individu qui s’aperçoit que l’on tente de le convaincre, tend par esprit de contradiction à faire ou croire l’opposé de ce qui lui est suggéré.


[3] La psychologie inversée est une technique de communication consistant à tenir un discours ou adopter une attitude allant à l’encontre de ce que l’on souhaite en fait suggérer. Cette technique s’appuie sur la réactance, c’est-à-dire le fait qu’un individu qui s’aperçoit que l’on tente de le convaincre, tend par esprit de contradiction à faire ou croire l’opposé de ce qui lui est suggéré.


 

L’utilisation des deux principes permet l’équilibre.

 La pensée positive moderne ne veut se concentrer que sur un aspect de l’existence ignorant l’autre.

La sagesse des anciens avait exprimé l’existence complémentaire de deux principes qui semblent opposés ou, en fait, complémentaires (cela dépend de votre compréhension et de votre perception de ces derniers). L’un ne pouvait aller sans l’autre.

Vous trouvez cette sagesse dans les symboles suivants :

pensée positive et pensée négative

Le symbole du taiji exprime l’harmonie qui vous rappelle que la vie est un acte d’équilibre qui est rempli quand nous sommes capables d’embrasser la dualité et de voir qu’elle est Unité.

 

Le Deux en un ou le un en deux.

Par la compréhension de ce symbole, il est évident qu’il n’est pas possible d’avoir une pratique équilibrée en voulant seulement voir le positif et chasser le négatif. Il faut être capable d’approcher cette réalité duelle qui est non duelle quand nous comprenons que les deux principes sont indissociables :
Nuit – Jour
Mal – Bien
Femelle – Mâle
Froid – Chaud
Humide – Sec
Etc.
Etc.

L’unité, le Un se polarise en + et –, en haut et bas, en intérieur et extérieur.

Le chiffre 2 peut se voir ainsi : Z. Une réalité unique qui semble se diviser, mais reste en fait unie par le trait diagonal. Selon votre perception, il y a alors deux principes, comme le Z par son trait horizontal supérieur peut représenter le Ciel et le trait horizontal inférieur la Terre. Mais il s’agit du même aspect du 1 qui se manifeste sous deux aspects (la ligne horizontale inférieure n’est qu’un déplacement de la ligne horizontale supérieure).

Si vous regardez mieux, vous comprenez que la ligne diagonale unit entre eux le côté droit supérieur avec le côté gauche inférieur. Vous avez alors la manifestation du principe d’Hermès Trismégiste :
« Tout ce qui est en haut est comme ce qui est bas, mais inversé ».

Vous retrouvez cela chez Moïse qui ne peut voir Dieu en face, mais qui ne peut le voir que par derrière :
« Tu ne peux voir ma face… mais tu me verras par derrière ».

Le chiffre 2 unit dans son graphisme la courbe supérieure et la ligne inférieure, qui exprime l’art des homologies.

pensée positive et pensée négative yang et yin

pensée positive et christianisme

L’équivalent du symbole du taiji dans le christianisme est le symbole de la croix qui évoque lui aussi l’union des deux principes pour faire les miracles d’une seule chose ou « Faire la Paix ».

Nous n’entrerons pas ici dans la manifestation de ce savoir au sein des différents évangiles. Vous devez comprendre que tout l’art de la vie et la sagesse est d’être capable de travailler en harmonie avec ces deux pôles et de comprendre les mystères.

La littérature ancienne chrétienne associe la croix avec un renversement d’attitude. L’idée comprise est de faire droit ce qui est gauche, haut ce qui est bas, devant ce qui est derrière.

Dans la vision ancienne, il s’agit de refuser la dualité et de montrer l’unité. Vous passez d’une situation « négative », la gauche, la pauvreté, le bas, le derrière, à une situation « positive », la droite, la richesse, le haut, le devant. Cela en sachant qu’il convient de faire l’unité.

L’Enseigneur dit : « Je suis venu rendre les réalités d’en bas semblables aux réalités d’en haut, et les réalités du dehors semblables aux réalités du dedans. Je suis venu les réunir dans cet espace-temple où cela se manifeste à travers les images et les symboles. Ceux qui disent qu’il y a quelqu’un dans le ciel se trompent, car Celui qui est apparu est venu des profondeurs et Celui à qui les choses cachées appartiennent est au-delà de tous les contraires. Il est juste de dire que le dedans et le dehors sont un. »
Evangile de Philippe 68.

Si vous ne faites pas gauche ce qui est droit et droit ce qui est gauche, inférieur ce qui est supérieur, antérieur ce qui est postérieur, vous ne connaîtrez pas le Royaume.
Actes de Pierre 38.

La signification profonde lorsque vous faites le signe de la croix si vous êtes chrétien repose sur ce savoir d’unir les contraires et d’inverser les valeurs du monde, du fait du « mensonge » incorporé dans la conscience et contenu dans les mots.

C’est en ce sens que le signe de la croix est le fait d’arracher à la conscience ce qui est mauvais en transformant le mal en bien et en comprenant que le bien selon le monde est un mal selon Dieu. Cela s’exprime par l’inversion des sagesses.

S’il faut se vanter, je me vanterai de ma faiblesse. 2 Corinthiens 11;30.

Oui les folies de Dieu ont plus de sagesse que les hommes, et la faiblesse de Dieu est plus forte que les humains (…) Mais Dieu choisit ce que le monde considère comme ridicule pour ridiculiser les sages, et il a pris ce qui est faible en ce monde pour humilier les forts. Dieu a choisi ce qui est commun et méprisé en ce monde pour réduire à rien tout ce qui compte. Et ainsi nul mortel ne pourra se vanter devant Dieu. I Corinthiens 1, 25-31.

 Vous pouvez relier ces passages sur la folie de la croix avec les citations des évangiles apocryphes. Ce qui est important, c’est de noter que tous ces enseignements pratiquent l’inversion et l’unité des termes contraires. Ils ne nient nullement le négatif et jouent par des chiasmes et des inversions.

L’inversion est aussi présente par la présentation sur la croix d’un mort qui donne la Vie Eternelle.

Dans ces enseignements du christianisme primitif, le Christ est venu réparer la déchirure, faire la Vision Une, le couple Un, refaire l’Unité.

Ce savoir fait aussi partie d’autres symboliques comme le pavé mosaïque du temple maçonnique.

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pensée positive et les piliers Jakim et Boaz

Les piliers Jakim et Boaz, et tout pilier double dans les temples et églises

 

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