INTERVIEW

Questions - Réponses
1re partie : Phosphénisme, l'enquête.

Q. : Bonjour M. Stiennon, je suis Delphine, j’ai 21 ans et je souhaite intégrer une école de journalisme.
J’ai connu et pratiqué le Phosphénisme grâce à ma mère, dès l’âge de 7 ans. Je me rappelle qu’au début, elle me faisait faire trois phosphènes tous les soirs dans mon lit pour m’aider à mieux dormir disait-elle et j’ai toujours continué jusqu’à ce jour. Maintenant, avec le recul, je comprends mieux pourquoi je fais des rêves magnifiques et très riches en couleurs.
Elle m’a aussi beaucoup fait pratiquer ce que vous nommez « la lecture sous phosphène ». Toutes les révisions de mes devoirs et durant les vacances scolaires les « cahiers de vacances » se faisaient avec cette méthode.
Je suis convaincue que sans cette pratique je n’aurais jamais eu autant de facilités à l’école.
Je me suis également servi de la méthode du Mixage Phosphénique pour passer mon bac L (littéraire) que j’ai obtenu avec mention très bien.

R. : C’est un très beau témoignage que vous me faites là !

Q. : Je vous remercie d’avoir accepté mon interview car j’ai cru comprendre que vous étiez réticent à parler aux journalistes.

R. : En effet, traiter l’information ne veut pas dire nécessairement maîtriser le sujet que l’on traite, d’où les risques d’interprétation et de déformation, sauf pour les journalistes d’investigation qui se donnent plus de moyens. Par ailleurs, par le passé il y a eu des journalistes de grandes chaînes de télévision qui ont bien essayé de faire un reportage ou une émission sur le Phosphénisme. J’ai passé beaucoup de temps à leur expliquer en quoi cela consistait, mais sans me donner de raison, un jour ils ont renoncé au projet. Je pense que le sujet les dépasse complètement surtout l’aspect « implication avec les religions ».

Je reconnais que de lire le livre du Dr Lefebure « La Clé des Manifestations Surnaturelles, Bernadette Soubirous et les manifestations surnaturelles à Lourdes » ne peut que jeter le trouble et laisser dubitatif si on n’est pas vraiment instruit dans la Phosphénisme.

En ce qui vous concerne, j’ai accepté car votre démarche est différente dans la mesure où vous connaissez le Phosphénisme pour l’avoir expérimenté et vous avez tout d’abord pris le temps par vous-même d’étudier le sujet en vous procurant tous les livres du Dr Lefebure ainsi que son cours complet. Vous n’arrivez donc pas avec un calepin vierge et un stylo. Je vais donc faire de mon mieux pour vous répondre.

Q. : Il est curieux que le Phosphénisme, qui paraît faire partie de la trilogie : Hypnotisme, Magnétisme, Phosphénisme, ne soit pas plus connu.

R. : Oui, si on veut, on peut le dire, on peut parler de trilogie. Le magnétisme et l’hypnotisme ont surtout été étudiés vers les années 1800 alors que le Phosphénisme date des années 1960.

Il me faut souligner un point important concernant le Phosphénisme, c’est qu’il s’agit d’une méthode qui n’est pas libre de droits. Certes, cela garantit une meilleure intégrité de la méthode, mais dans le même temps cela en limite la diffusion

La méthode du Dr Lefebure recouvre trois aspects  :
– L’aspect pédagogique qui pourrait intéresser un très large public ;
– l’aspect développement individuel qui pourrait convenir à quelques enseignants de diverses disciplines qui souhaiteraient ajouter une corde à leur arc ;
– l’aspect technique initiatique d’un abord plus complexe et qui ne peut être diffusé que par des professeurs de l’École du Dr Lefebure.

Q. : Le Phosphénisme est donc relativement récent, ou plus exactement, ce qui est récent ce sont les travaux du Dr Lefebure sur les phosphènes qu’il a baptisés Phosphénisme, car la pratique en elle-même peut être considérée comme ancestrale. Quoi qu’il en soit, si l’on prend en considération les moyens de communication actuels, il n’en reste pas moins curieux de constater que peu de personnes sont au courant de son existence en dehors de certains milieux.

R. : Nous sommes en 2014 et Internet est relativement récent lui aussi, par ailleurs à son époque le Dr Lefebure n’était pas ce que l’on peut appeler « un bon communicant », ce serait même plutôt tout le contraire. Et pour ma part, je dois bien avouer que j’ai toujours tout fait pour maintenir le Phosphénisme dans une certaine « confidentialité ».

Q. : Pourquoi dites-vous que le Dr Lefebure n’était pas un bon communicant et pourquoi vous-même n’avez-vous pas cherché à diffuser sa méthode beaucoup plus largement alors que vous êtes son successeur et héritier spirituel ?

R. : En ce qui concerne le Dr Lefebure, la raison est fort simple, c’était avant tout un chercheur complètement obnubilé par ses travaux, ce qui l’a conduit à beaucoup d’erreurs notamment en matière de communication.

Quant à moi, je ne suis pas sorti d’une école de commerce et les lois et règles du marketing m’échappent quelque peu. De plus, je n’ai jamais trouvé dans mes relations une seule personne ayant l’étoffe d’un marketeur.

Être à la direction du Phosphénisme c’est un peu comme être un cocher de fiacre qui conduirait une diligence harnachée d’une centaine de chevaux. Tant que ceux-ci marchent au pas, donc tout doucement, on peut maîtriser les rênes. Mais si on lance ne serait-ce qu’un petit galop, alors là, les choses peuvent très vite se compliquer si on n’a pas la formation et la structure pour gérer. Voilà pourquoi, n’ayant pas à mes côtés la ou les personnes avec les capacités et les ressources suffisantes, je n’ai pas pu réaliser une diffusion massive du Phosphénisme à ce jour.

Mais à notre époque, les choses sont bien différentes car il y a de plus en plus de personnes sur Internet qui s’intéressent au e-marketing. Je ne désespère donc pas de rencontrer un jour une personne qui voudrait s’occuper de la diffusion, et plus particulièrement en direction des États-Unis et des pays anglophones.
Car n’oublions pas, d’une part, qu’Internet est en grande majorité anglophone et, d’autre part, qu’aucune méthode, à ma connaissance, n’a eu un retentissement mondial sans être passée par les USA.

Il est clair, que celui qui voudra s’occuper de la diffusion, non seulement gagnera le jackpot, mais en plus œuvrera pour l’évolution de l’humanité.

En tout cas, l’histoire devra simplement retenir que j’aurai passé ma vie à essayer de protéger et préserver les travaux du Dr Lefebure pour les générations futures et cela, croyez-moi, n’est pas une mince affaire.

Entre les opportunistes et ceux qui aimeraient bien amalgamer le Phosphénisme à des disciplines plus ou moins douteuses…

Q. : J’ai trouvé sur Internet le site d’une personne, à l’argumentation assez légère je dois dire, qui dit avoir connu le Dr Lefebure et je ne trouve pas son nom sur votre site.

R. : Cela m’amuse toujours énormément lorsque je lis qu’une personne proclame avoir connu le Dr Lefebure. J’ai passé presque huit ans à côté du personnage et c’est moi qui organisais en grande partie son agenda, surtout en ce qui concerne les conférences et les formations qu’il dispensait. Et durant toutes ces années, je ne lui ai jamais connu un seul collaborateur autre que moi-même. C’est également moi qui étais présent à son décès et à ses funérailles…

Donc, quand une personne dit « j’ai connu le Dr Lefebure » elle devrait préciser « lors d’une conférence ». C’est-à-dire qu’elle ne l’a pas connu plus longtemps que ce que dure une conférence

Q. : Cela a donc créé quelques jalousies que le Dr Lefebure vous ait désigné comme son successeur et indiqué sur son testament que vous vous occuperiez de la diffusion ?

R. : Peut-être pas jalousie mais plutôt convoitise mal placée.

D’ailleurs je vais vous confier qu’après le décès du Dr Lefebure, un responsable d’une organisation très connue à l’époque est venu me proposer 1 million de francs — ce qui correspond à notre époque à plus de 150 000 euros — si je lui cédais tous les droits que m’avait légués le Dr Lefebure par voie testamentaire. C’est sûr qu’à l’époque cela représentait une somme vraiment très importante, mais je me souviens parfaitement lui avoir répondu « ni moi ni le Phosphénisme ne sommes à vendre ». Peu de temps après éclataient les affaires sur les sectes et j’ai découvert qu’il faisait partie d’une des 176 organisations sous surveillance de l’État français…

Je rappelle, s’il en était encore besoin, qu‘avec le Phosphénisme il n’y pas de gourou auquel on doit faire allégeance ; pas de dogme (croyants comme athées peuvent pratiquer) ; pas d’adeptes coupés du monde, mais simplement des pratiquants individuels parfaitement autonomes et bien intégrés dans la société. Il n’y a pas non plus de relation de hiérarchie instituée entre les Phosphénistes qui pour la presque totalité ne se connaissent pas entre eux, et comme il n’y a pas de communauté à proprement parler, aucune pression psychologique ne peut s’exercer sur les pratiquants qui décident d’arrêter. Précisons également que personne ne s’enrichit de manière éhontée, ni ne vit dans le luxe grâce au Phosphénisme. Enfin, le Phosphénisme n’a pas vocation à infiltrer les instances du pouvoir et c’est pour toutes ces raisons qu’il est la seule organisation ésotérique/initiatique mondiale à ne PAS être classée « secte ».

Le Phosphénisme n’a donc JAMAIS été classé « secte » et c’est pourquoi vous ne le retrouverez pas dans la liste des 3 200 organisations classées comme telles, parmi lesquelles 176 sont répertoriées comme dangereuses).

À ce propos, nous pouvons affirmer que le Phosphénisme n’est pas une secte mais un « secticide ».

Le Phosphénisme c’est la diffusion auprès du grand public d’un enseignement qui jadis était confidentiel et réservé à une élite d’initiés.

De plus, tout le monde peut s’instruire dans le Phosphénisme par Internet sans dépendre de qui que ce soit. Une fois le principe du phosphène compris, il n’y a plus qu’à l’appliquer dans sa vie quotidienne, personnelle, familiale ou professionnelle.

Q. : Le Phosphénisme peut-il permettre de générer d’importants revenus ?

R. : À l’heure actuelle non, et cela pour deux raisons. La première c’est qu’il n’y a pas de diffusion réelle, juste une petite communication qui permet de couvrir les frais courants. La deuxième raison que j’ai déjà exposée, c’est que je n’ai jamais rencontré une personne qui ait souhaité s’investir en faisant de la diffusion son métier.

Q. : Qu’est-ce que vous entendez par les frais courants ? Pouvez-vous être un peu plus précis ?

R. : Je me suis toujours arrangé pour réaliser un chiffre d’affaires qui couvre mon salaire qui a toujours tourné autour du « salaire minimum », jamais plus, et les frais liés à la diffusion du Phosphénisme.
Donc, si on met de côté mon salaire, qui me permet tout juste de couvrir mes besoins, tout ce que rapporte la diffusion du Phosphénisme est d’abord et prioritairement investi pour la préservation de celui-ci notamment au travers d’un site Internet et des traductions principalement en langue anglaise des livres du Dr Lefebure. Or, rien que cette partie-là a été un réel investissement financier.
Pour s’en convaincre, il suffit de consulter les tarifs demandés par les traducteurs professionnels et de multiplier par le nombre de livres et de pages Internet. Bien entendu, cet investissement a été étalé sur plusieurs années. Aujourd’hui c’est terminé puisque pratiquement tout a été traduit. Il n’y à plus qu’à exploiter et diffuser.

À cela il faut également ajouter les frais publicitaires qui sont assez élevés. Surtout la publicité sur Google. Quand certains dépensent 30000 € par mois pour promouvoir leurs produits, moi j’en dépense 300 ! Or, plus on peut dépenser et plus on peut mettre des mots-clés à des enchères très élevées et donc se retrouver très vite en position dominante sur un marché. Si vous êtes en mesure de mettre un mot-clé important pour votre activité à 5 euros le clic ou bien plus, je vous laisse calculer ce que cela peut représenter comme budget chaque jour et pour chaque mois si vous avez une centaine d’internautes qui cliquent sur le lien…
C’est aussi cela Internet : ne peuvent avoir une présence effective et donc se faire connaître que ceux qui sont en mesure d’investir financièrement de façon importante.
Or, il ne faut pas rêver, sans un minimum de publicité votre produit quel qu’il soit ne sera jamais connu. C’est absolument impossible.

Q. : Pourquoi chercher à vivre modestement, y a-t-il une raison spéciale liée au Phosphénisme ?

R. : Non, absolument aucune raison spéciale, si ce n’est celle de réserver les profits pour la diffusion.
Mais je dois aussi vous avouer que c’est également pour éviter la critique facile de ceux qui pensent que la recherche spirituelle ne rime pas avec vivre normalement et je ne parle pas de vivre très confortablement.
Ces mêmes personnes qui sont les premières à critiquer que l’on puisse avoir un salaire de cadre sont les premières à avoir chez elles, ordinateur, chaîne HI-FI, Home cinéma et tout le confort dernier cri en électroménager et bien sûr téléphone portable récent…

Q. : Combien y a-t-il de personnes qui travaillent au sein des Éditions Phosphénisme et de l’École du Dr Lefebure ?

R. : Ma réponse va certainement vous surprendre, mais nous ne sommes que 2 personnes en permanence : ma femme et moi-même.
Plus un ami d’enfance (Alain L.) qui travaille à mi-temps comme éducateur sportif et répond à certains courriers (de chez lui) lorsque je suis débordé.
J’ai également deux autres amis de très longue date (Alain P. et Pierre D.) qui sont dans l’informatique et qui m’aident à temps perdu. Sans leur aide précieuse ce site n’aurait jamais vu le jour.
À cette mini équipe s’ajoute deux collaboratrices, dont l’une est directrice d’une agence de Cartographie (Delphine M.) et l’autre webmaster (Marie B.).
Une amie (Rose Marie M. retraitée) qui me fait de la relecture.
Et enfin, quelques amis de longue date également qui m’apportent leur aide quand j’ai besoin.
À cette équipe « technique » j’ajoute les personnes qui font partie des comités des référés et d’éthique, tous ont un métier (avocat, commissaire de police, juge etc.). Pour avoir connu le Dr Lefebure, ils sont avec moi les « gardiens » du Phosphénisme.

Q. : J’ai été surprise de trouver assez peu de critiques sur Internet visant le Phosphénisme. Est-ce parce que le Phosphénisme n’est pas assez connu ?

R. : Je ne le pense pas, car la méthode est quand même diffusée depuis 1956 et cela fait plusieurs milliers de personnes qui l’ont déjà pratiquée.
Le livre du Dr Lefebure « Le Mixage Phosphénique en pédagogie » a eu 16 éditions, ce qui fait depuis la première édition quelque chose comme 60000 exemplaires de vendus et je ne compte pas la version PDF.
Avez-vous entendu parler du livre « Quand la Chine s’éveillera » ?

Q. : OUI

R. : Est-ce que vous l’avez lu ?

Q. : NON

R. : J’ai souvent posé cette question en conférence et bien que pratiquement tout le monde ait entendu parler de ce livre, très peu de personnes l’ont lu. Eh bien, si vous faites une petite enquête auprès de vos amis, vous trouverez plus de personnes qui connaissent ou ont entendu parler du Phosphénisme que de personnes qui ont lu le livre « Quand la Chine s’éveillera » de l’ancien ministre Alain Peyrefitte. Bon, il faut dire que cette question je la pose à des personnes qui sont dans le domaine du développement personnel ou de la voie initiatique.

Mais tout ça pour dire qu’en effet il est curieux, compte tenu de l’esprit de l’être humain, qu’il n’y ait pas de critiques virulentes sur Internet.

À la date d’aujourd’hui, on ne trouve qu’un ou deux commentaires qui ne sont pas vraiment des critiques en soi et qui, en plus, ont été postés par des personnes qui n’ont même pas expérimenté suffisamment longtemps pour pouvoir réellement se permettre de porter un jugement. C’est un peu comme si vous vouliez perdre quelques kilos et que vous ne fassiez régime qu’un ou deux jours et que vous proclamiez expert pour juger si le régime est efficace ou non.

Après il faut retirer ceux qui ont une démarche humoristique ne sachant pas trop de quoi il en retourne réellement.

J’ai même été surpris que cela nous attire quelques clients qui sont devenus par la suite des sympathisants à l’instar de Guy qui s’était livré à une petite enquête avant de nous connaître. Avec sa permission, je reproduis ici intégralement son écrit rédigé en réponse à un commentaire ironique sur un blog, car je trouve qu’il a fait un très bon travail et en toute objectivité :

 

Pour les besoins de cette petite enquête, j’ai commencé par m’intéresser à la structure juridique de la société qui diffuse les travaux de feu docteur Lefebure.

Sur un plan fiscal et social et malgré des contrôles par les services de l’État, à plusieurs années d’intervalle, aucune faute n’a été relevée. La société étant en tout point en conformité avec les réglementations.
Sur le plan juridique, là encore malgré plusieurs enquêtes, rien de douteux n’a été signalé.

Ceci étant, je me suis intéressé au contenu du site Internet. Le moins que l’on puisse en dire, c’est qu’il est très dense et est composé de nombreuses rubriques avec des illustrations originales en 3D, ce qui n’est pas à la portée de tout le monde. Sans oublier les animations également en 3D pour illustrer les principes de base de la méthode.
Tout indique que nous n’avons pas à faire à des “ bricoleurs ”.

Il y a également des petits sites qui exposent plus particulièrement un thème. Il y en a un pour les aspects pédagogiques, un autre plus orienté vers le développement personnel et d’autres sur des thèmes spécifiques comme l’encyclopédie des phosphènes (physiologique) et l’encyclopédie du Phosphénisme. Ils ont ainsi créé leur propre Wikipédia en expliquant les raisons de leur démarche.

Pourquoi le Phosphénisme n’est-il pas sur Wikipédia qui est une encyclopédie libre ?
Plusieurs raisons :
– Wikipédia n’a pas pour vocation de parler des sociétés de type SARL (société anonyme à responsabilité limitée). Or, pour préserver les travaux du Dr Francis Lefebure et s’assurer de leur non dévoiement, les Éditions Phosphénisme ont déposé la marque Phosphénisme. De fait, parler de Phosphénisme sur Wikipédia pourrait être légitimement perçu comme une publicité détournée.

Et il y a également des sites réalisés par des pratiquants en leur nom propre. Tout ceci est recensé dans la page lien du site.

Il y a aussi de nombreux sites qui présentent la méthode dans diverses langues. Certains sites comme les sites anglais, espagnol, italien, portugais etc. sont la copie du site français.
D’autres sont un peu moins conséquents mais donnent l’essentiel des informations comme par exemple le site néerlandais ou japonais. J’ai même été surpris de voir qu’il existe un site en roumain. Il y a également des ébauches faites en chinois, coréen, et russe, rien que ça !

Qui peut bien faire tout cela ?
Qui peut être derrière tout ça ?

Pour poursuivre cette petite enquête, je me suis fait aider par un ami dont le métier est journaliste d’investigation.
Après lui avoir exposé les données, nous avons décidé d’appeler directement la maison-mère afin de poser quelques questions préalablement définies.

Bien que nous n’ayons pas eu directement le responsable mais une personne chargée du suivi informatique, nous avons pu obtenir quelques éléments de réponse.

Mais avant cela, l’historique du Phosphénisme suggère que la discipline aurait connu deux époques bien distinctes.
L’époque du docteur Lefebure où celui-ci paraissait préoccupé par la reconnaissance de ses travaux, d’où les multiples salons auxquels il participa comme le concours Lépine, où il obtint plusieurs récompenses.
À cette même époque, on notera également son acharnement envers l’église catholique qu’il accusait de vouloir l’empêcher de diffuser ses découvertes sur l’explication scientifique des apparitions miraculeuses et surtout sur la fameuse danse du soleil, signe précurseur des apparitions de Fatima, et que l’église catholique nommait “ le joyau de l’église catholique ”.
Plusieurs télégrammes envoyés au Vatican lui ont valu quelques ennuis.

Mais loin d’être arrêté par la controverse, il est allé jusqu’à placarder sur les murs de Paris, des affiches expliquant comment reproduire ce phénomène tout en dénonçant l’omerta que l’église aurait exercée autour de ses travaux…
Parallèlement, il donnait de multiples conférences dans différents milieux qui vont de la franc-maçonnerie aux Rose-Croix en passant par le mouvement anthroposophique, la parapsychologie et le milieu des naturopathes.

Durant cette époque où il menait de front ses recherches sur le Phosphénisme et son combat pour la diffusion de ses travaux, il commit de nombreuses erreurs de communication. Il est clair que placarder sur les murs de Paris des affiches jugées anti-catholiques ne pouvait que lui attirer les foudres de certains paroissiens.

Un autre aspect très amusant du personnage était qu’il donnait des cours privés de Phosphénisme, et qu’il établissait une feuille de soins pour que l’élève puisse se faire rembourser par l’assurance maladie… Après plusieurs années, la Sécurité Sociale le convoqua et il préféra rendre sa plaque de médecin.

Aujourd’hui, ses travaux sont diffusés par son principal collaborateur de l’époque “Daniel Stiennon”. Celui-ci lui ayant servi de secrétaire bénévole a créé en 1986 une société afin d’assurer la publication des livres et leur diffusion.
Parallèlement, il a donné des cours et des conférences aussi bien dans des milieux grand public que dans des organismes de type Rose Croix Amorc, franc-maçonnerie. Et de novembre 1989 à 1991, il a même été consultant au Sénat qui avait ouvert une “ section d’études des phénomènes et énergies subtiles ”.

C’est lui qui a mis en place toute cette stratégie de communication et de diffusion. Il est à noter toutefois qu’il n’a pas repris l’intégralité des travaux du Dr Lefebure. Certains aspects étant considérés comme obsolètes ou faisant partie d’une autre époque…

D’ailleurs, on s’en aperçoit clairement en lisant les nombreux témoignages. Il semblerait que la seule préoccupation des pratiquants se situe au niveau de l’expérimentation pour obtenir des phénomènes psychiques. Les pratiquants sont de toutes classes, de tous les milieux sociaux, de toutes confessions et de tous âges.

À la question posée qu’elle est la politique de diffusion ?
« Aucune recherche de profits. L’idée est que les ventes des produits couvrent les frais de traduction, car nous faisons appel à des traducteurs professionnels, et par conséquent chaque livre représente un budget conséquent.
Maintenant que cette étape est réalisée en grande partie, nous avons baissé très significativement le prix des produits. À court terme tous les articles présents sur notre site et qui sont en téléchargement sous forme PDF, MP3 etc., seront mis à disposition à prix contributif. »

La recherche du profit financier n’est pas leur préoccupation, car non seulement tous ceux qui contribuent à propager les techniques d’activation cérébrale du Dr Lefebure ont tous un métier, notamment dans le domaine informatique, depuis quelques années, mais ils aiment aussi à rappeler que le Phosphénisme peut être pratiqué sans qu’il soit nécessaire de débourser un seul centime d’euro.
Il apparaît donc que l’on à faire à des passionnés qui consacrent un peu de leur temps libre à l’édification d’un vaste réseau de diffusion de la pratique libre du Phosphénisme. Derrière tout cela il n’y a aucun dogme, ni aucune idéologie puisque leur seule motivation est de l’ordre de l’expérimentation.

Ce mouvement est loin d’être marginal car contrairement à ce qu’on pourrait imaginer, beaucoup de personnes connaissent son existence. J’en ai fait l’expérience auprès de mes collègues de travail où dans notre groupe au moins l‘un d’entre nous connaissait cette pratique.
Il m’a dit qu’il suivait des cours de théâtre et qu’un de ses professeurs lui avait expliqué qu’il retiendrait mieux ses textes s’il se mettait près de la lumière car il obtiendrait un phosphène qui aide à la concentration. Intrigué par cette phrase et plus particulièrement par le mot “phosphène”, il découvrit alors sur Internet l’existence du Phosphénisme.

Deux choses restent surprenantes ; si on retire les critiques sarcastiques sur la forme, on ne trouve aucune critique réelle, notamment de scientifiques ou de hauts dignitaires ecclésiastiques, toutes obédiences religieuses confondues. Il ne faut pas oublier que le Phosphénisme, d’après son auteur, c’est l’explication de l’origine des religions, ce qui, quelle que soit l’explication donnée, ne peut que susciter des attaques.

Je suis donc allé voir du côté de la Zététique et là encore aucune trace virulente contre ce mouvement. Ayant contacté un de ses membres, j’ai pu apprendre qu’ils avaient bien cherché à démonter le mécanisme, mais qu’ils en étaient restés là (sic).

L’autre aspect surprenant, c’est l’aspect disons individualiste. Chacun prend dans la méthode ce qui l’intéresse et s’en va de son côté. Il n’y a donc aucune confrérie ou groupement entre les pratiquants. Seule une infime minorité échange conseils pratiques et expériences par le biais d’Internet. Cette méthode se répand donc essentiellement par le “ bouche-à-oreille ”.

Il y a toutefois des conférences, par exemple, la dernière donnée par le représentant espagnol à Mexico a réuni par trois fois jusqu’à 500 personnes…

Les promoteurs de ce yoga original ont adopté une ligne de conduite : « ne jamais chercher à convaincre une personne pour l’amener à la pratique ; mais se contenter uniquement de donner quelques explications de base et laisser chaque individu se faire sa propre opinion. Le Phosphénisme étant une constante dans L’Humanité, un moment viendra où sa pratique sera connue du plus grand nombre.
Quoi que l’on fasse, quoi que l’on dise il y aura toujours des personnes pour et des personnes contre, ne gaspillons pas notre énergie utilisons-la plutôt à faire des phosphènes.
Nous ne travaillons pas pour ici et maintenant mais pour le futur et pour nous. Etc. »

Si je veux aller plus loin, et écrire un livre sur ce mouvement, je n’ai d’autre choix que d’adopter l’attitude scientifique et d’en passer moi-même par l’expérimentation. J’ai donc l’intention d’expérimenter cette méthode afin de me rendre mieux compte de quoi il retourne.
Ce que j’ai écrit, ne reflète qu’une petite partie de mes notes, cela reste néanmoins représentatif de ce que j’ai entrevu du Phosphénisme.
Je remercie les auteurs de ce blog et de ce forum de m’avoir fait connaître cette discipline.

 

Q. : En effet, c’est très explicite et en plus cela répond à pas mal de questions que je voulais vous poser. Et donc, à la suite de cela est-il devenu un sympathisant ?

R. : Je dirais même qu’il est devenu un collaborateur à part entière.

Q. : C’est vrai que pour beaucoup de disciplines les critiques sont très virulentes sur Internet.

R. : Comme je l’ai déjà dit: «Internet, c’est aussi cela, 90% d’internautes qui prennent leur site, leur blog, ou les forums comme thérapie et y déversent leurs névroses, phobies, et paranoïa. Image de notre société de malaise…»
La critique est toujours très intéressante à condition qu’elle soit constructive c’est-à-dire qu’elle apporte quelque chose dans le but de faire avancer.

Or, vous remarquerez que sur Internet, on entend très souvent les mécontents de la pratique de telle ou telle méthode, or cela n’est pas le cas pour le Phosphénisme puisque les seuls et rares personnes à s’exprimer sont des personnes qui n’ont pas réellement expérimenté, elles le disent elles-mêmes. De plus si vous comparez à d’autres méthodes, vous observerez qu’ailleurs on tire carrément à boulets rouges et les critiques ne sont plus sarcastiques mais carrément méchantes et virulentes.
Et en plus, sur certaines disciplines pourtant très populaires elles sont plus nombreuses que les louanges. Bon, il faut dire que l’on entend plus facilement les mécontents que les satisfaits. Car si l’on est content on n’a aucune raison particulière de le dire et de ce fait on entendra plus facilement les mécontents…

En résumé, pour une méthode qui est diffusée à plusieurs milliers d’exemplaires depuis 1956, il est vraiment surprenant, je le reconnais et j’en suis moi-même le premier surpris, qu’il n’y ait aucune réaction virulente envers le Phosphénisme.
Mais cela viendra certainement un jour, n’ayons crainte… (Sourire)
Peut-être que cela nous permettra de récupérer encore des sympathisants de grande valeur comme Guy…

Tiens! Je vais vous raconter une petite histoire qui exprime bien la noirceur de la pensée de l’être humain, s’il en était besoin:
Lorsque j’habitais Paris, la gardienne de l’immeuble où étaient installées les Éditions Phosphénisme avait pris l’habitude de conserver les pots de fleurs que les locataires de l’immeuble jetaient au moment de leur déménagement. Au fil des années les pots de fleurs avaient complètement envahi la cour et il ne restait plus comme place que la cage d’escalier. Pensant bien faire en mettant un peu de verdure dans cet immeuble, la gardienne a très vite été confrontée au mécontentement de deux propriétaires qui ont eu peur qu’au moment de l’arrosage l’eau n’abîme les marches de l’escalier… Alors qu’il faut noter, que c’est cette même gardienne qui était en charge du nettoyage de la cage d’escalier…
Résultats, les fleurs ont progressivement disparu de l’immeuble.

Q. : Qu’est-ce qui vous manque aujourd’hui le plus pour faire connaître le Phosphénisme, comme sont connus l’hypnotisme et le magnétisme ?
Est-ce une question d’argent ?

R. : Non, pas spécialement une question d’argent, mais plutôt une question de compétence que je n’ai pas et que je recherche au travers d’un associé ou d’un collaborateur.

Q. : J’ai trouvé des personnes qui enseignent le Phosphénisme quelquefois sous une autre appellation générique comme « Luminopédagogie » où « Luminologie », terme repris de l’anglais « luminology », comment être sûr que l’enseignement dispensé est conforme aux recommandations du Dr Lefebure ?

R. : C’est à vous d’exiger de l’enseignant de vous prouver sa certification.
Je délivre un diplôme ou une certification à toute personne qui a suivi une formation et qui a réussi son examen. Si la personne n’est pas en mesure de vous montrer ce certificat où j’ai apposé ma signature, il y a de fortes chances pour que l’information qu’elle vous donne soit tirée uniquement de ce qu’elle pense avoir compris bien souvent lors d’une simple lecture d’un livre du Dr Lefebure.
Donc, sans contrôle par une autorité, il y a toujours le risque d’une mauvaise interprétation et d’une information donnée erronée.

De plus, d’une façon générale il est toujours préférable de prendre des informations à la source. Vous connaissez peut-être cet exercice pratiqué encore de nos jours par les étudiants en psychologie lorsqu’ils étudient les mécanismes de la rumeur: le professeur chuchote dans l’oreille d’un de ses étudiants une courte histoire, puis celui-ci doit à son tour la chuchoter dans l’oreille d’un de ses camarades, puis celui-ci à son tour fait la même chose, il la chuchote dans l’oreille d’un autre étudiant et ainsi de suite jusqu’à ce que l’histoire ait fait le tour de tous les étudiants de la classe. Puis, enfin le dernier à avoir entendu l’histoire doit la conter au professeur. Et quand cette histoire revient après avoir fait le tour de la classe, elle n’a strictement plus rien à voir avec l’histoire du départ! Moralité: plus on s’écarte de l’épicentre, à savoir de la source des informations, plus celles-ci sont déformées, jusqu’à en perdre parfois complètement leur substance.

2e partie : Vous avez dit rêves ou expériences initiatiques authentiques ?

Q. : Tout autre chose, que pensez-vous de ceux qui prétendent avoir des contacts avec le Christ, la vierge Marie, les prophètes, des extra-terrestres ou bien encore des esséniens ?

R. : Votre question assez générale pose un problème fondamental d’assimilation avec la religion et donc de croyances personnelles. Mais, au vu de votre question vous semblez évoquer le channeling ou les médiums qui ont des contacts avec les catégories énumérées. Donc j’écarterai de me réponses les quelques grands mystiques qui relèvent des structures traditionnelles de la religion à laquelle ils ont consacré leur vie.

Le phosphénisme s’occupe principalement d’expériences reproductibles et d’états de conscience modifiés. Nous ne nous arrêtons pas aux visualisations diverses, mais aux ressentis et aux mouvements bien plus purs que la cinémathèque qui peut apparaître dans votre esprit. À ce niveau d’expérience cela élimine quasiment la plupart des channels ou contactés dont vous me parlez.

Q. :Vous êtes en train de dire qu’il y a des états supérieurs aux manifestations de visions ou de contacts ?

R. : Oui. Il y a des niveaux d’expériences et je vous renvoie sur mon site aux différents témoignages sur mes stages et aux dialogues des phosphénistes entre eux. Vous noterez qu’ils ne se croient jamais dépositaires de révélations divines ou autres à apporter à tous. Ils expérimentent, vérifient, analysent leurs perceptions en état de conscience modifié.

Dans des expériences de premier niveau comme les rêves lucides, vous êtes confronté à différentes manifestations du contenu de votre conscience. Ce n’est pas parce que vous percevez un ange ou un être de lumière, ou la Vierge que cela en fait nécessairement une réalité. Vous rêvez la nuit de différents hommes et femmes et au réveil vous ne vous dites pas que vous avez reçu un message de leur part. On doit tenir la même réflexion avec encore plus de précautions quand il s’agit du domaine de la croyance où il n’y a aucune chance que l’on puisse avoir été témoin oculaire d’événements depuis longtemps passés. De plus, si vous êtes un peu avancé dans le rêve lucide, vous savez créer et décréer le contenu du rêve lucide. À partir de là, vous savez qu’il s’agit de phénomènes émanant de votre conscience. Il vous devient difficile dès lors de croire que la Vierge Marie, le Christ ou des extraterrestres se sont adressés à vous.

Si vous méconnaissez les vérités initiatiques sur les contenus de la conscience, comme c’est grandement le cas aujourd’hui, vous allez vite errer et croire qu’effectivement vous bénéficiez de révélations de maîtres, d’anges, d’extra-terrestres, etc. Vous prenez alors vos rêves pour la réalité.

Les grands maîtres du yoga du rêve tibétain parlent de contenu karmique de la conscience et n’accordent pas grand intérêt à toute cette cinémathèque. Les expériences que vous citez relèvent de toute la littérature New Age. Si vous posez la même question à un vénérable bouddhiste ou à un lama spécialisé dans le yoga du rêve et du sommeil, vous comprendrez que cela est pour lui sans valeur. Ce sont des personnes qui explorent l’ensemble des processus mentaux et des constructions de la conscience. Ils vous donneront une réponse similaire à la mienne avec leurs mots.

Quand j’avais 20 ans, avant de connaître le Phosphénisme, j’ai pratiqué l’hypnose de spectacle et donc l’hypnose immédiate. Comme le rêve, cette pratique modifie l’état de conscience. Si je vous fais croire en la Vierge Marie, ou vous dis qu’il y a un extra-terrestre à vos côtés, je peux vous assurer que je peux laisser en vous un tel souvenir que vous serez persuadé d’avoir eu un contact. Dans le passé des magnétiseurs avaient remarqué que dans certains états de magnétisation leurs sujets sensibles se mettaient d’un seul coup à éprouver des états d’extase et des visions mystiques. Or, il n’y avait rien qui le justifiait, hormis la stimulation d’une zone cérébrale par une passe « magnétique ». Le rêve et les visions de certains individus ne relèvent de rien d’autre que de l’auto-suggestion liée à une capacité qu’ils ont à se mettre dans des états sensibles.

Q. : Très bien, je comprends ce que vous dites, même si cela ne m’est pas familier. Mais, dites donc, vous êtes un peu décapant sur ce sujet.

R. : Je ne suis pas décapant, ce sont des faits. Le seul problème est qu’aujourd’hui tout le monde croit tout et n’importe quoi et que des personnes qui seraient qualifiées de mégalomanes ou mythomanes trouvent désormais voie de presse dans la littérature spirituelle et ceci du fait qu’il y a un marché de lecteurs.

Q. : Vous êtes un peu dur, mais oui, sur le fond vous avez assez raison. Je comprends que vous ne semblez accorder aucun crédit à ces expériences.

R. : Effectivement et pour des raisons issues de ma pratique personnelle. Je peux voir très vite que leurs récits ou leurs contenus, en dehors de relever du rêve et de la romance, ne présentent aucune caractéristique de ce que vous pouvez éprouver par vous-même ou lors des stages que nous animons. Il y a des règles qui gouvernent certains états et passages d’un niveau de conscience à un autre, et étrangement je n’ai quasi jamais relevé ces descriptions de ressentis et manifestations chez ces auteurs sur les rêves lucides ou le voyage astral dont ils se disent « experts ». Et puis, il y a d’autres raisons plus personnelles liées à mes rapports passés avec le Dr Lefebure qui entrent en ligne de compte.

Q. : Bigre ! vous n’êtes pas du style à passer de la pommade : vous dites que des « experts » n’en sont pas alors que vous n’avez vous-même jamais publié sur vos expériences. De plus, vous parlez de « raisons plus personnelles » pouvez-vous m’éclairez car là vous en avez trop dit ou pas assez ?

R. : Bien, je vais le faire maintenant, même si j’ai gardé le silence durant plus de 40 ans. Revenez en arrière, dans les années 1960, 1970. Ce sont les débuts de la spiritualité. Le milieu était assez restreint et les ouvrages peu abondants. Le Dr Lefebure, par ses découvertes, fréquentait ou était invité dans divers groupes de l’époque. Il a même eu l’occasion de recevoir des personnes pour leur apprendre ses techniques, partager ses découvertes. Il n’hésitait pas à expliquer par la physiologie cérébrale que tout un chacun pouvait expérimenter des états initiatiques.

Il me raconta donc ses contacts et déconvenues passées avec certains individus qui aujourd’hui bénéficient d’une grande célébrité pour être des auteurs de best-sellers à répétition. D’autres se firent même gourous de mouvements importants. Je sais donc qui est passé apprendre chez lui diverses techniques de voyance ou de voyage astral en cours privé et non collectif. Cela a développé mon ironie et mon sens de l’humour malgré moi. Je ne prends donc nullement au sérieux le contenu et les révélations de leurs ouvrages.

Q. : Continuez c’est passionnant ! Vous avez des noms ?

R. : Oui j’ai des noms, mais comme cela relève du niveau de croyance des individus et que les gens sont très chatouilleux à ce sujet, je resterai silencieux. Imaginez que je parle, c’est descendre en flèche l’auteur ou le « gourou » adulé de milliers, voire pour certains de plus d’un million de lecteurs, sans compter les éditeurs, les journalistes qui leur ouvrent tout grand les bras. Vous seriez un peu trop choqué et mon but n’est pas de créer la polémique. Certains sont morts et d’autres ne supposent même pas que je sais. Et s’ils le supposent, ils évitent la confrontation. D’ailleurs ils ne parlent jamais du Dr Lefebure et de physiologie cérébrale. Vous comprenez qu’un débat finirait vite par une victoire de ma part. Évidemment, pour certains il ne s’agit que de confidences du Dr Lefebure, d’autres étaient dans nos fichiers, mais avec la CNIL j’ai dû effacer les traces de ces derniers.

Il s’agit donc d’une question de croyance. Résumons donc, je sais de qui il s’agit et ça m’a suffi pour avoir décidé par intégrité de ne pas faire comme eux. C’est mon choix, mais à un certain niveau je ne regrette pas. Je suis en accord avec ma conscience et je ne mens à aucun des stagiaires. Évidemment (rire) l’œuvre du Dr Lefebure aurait connu une plus grande diffusion, si j’avais joué le grand voyageur de l’astral ou le maître inspiré en contact avec des hiérarchies spirituelles élevées.

Q. : Oui effectivement, vous me recevez naturellement et vous êtes loin des images que vos révélations m’évoquent immédiatement. Je ne vous vois pas ainsi.

R. : Oui, moi non plus (rire). Alors, laissez-moi en rire et rester dans mon coin à observer comment l’humain préfère suivre plutôt que de vérifier par lui-même. J’ai ainsi découvert un milieu très particulier qui est quasi inconnu du lecteur. Les révélations du Dr Lefebure et mes propres constatations m’ont toujours fait conserver une ligne directrice pour éloigner le Phosphénisme de tout ce qui pourrait ressembler à une « secte » avec son « gourou ».

J’éprouve beaucoup de joie lorsque je lis les témoignages sur les réussites d’études ou d’apprentissage de parents ou d’étudiants par les méthodes du Dr Lefebure. Pour moi, cela c’est du concret. Ses découvertes aident dans le domaine de la pédagogie comme il le souhaitait en tant que médecin scolaire. Aucun d’entre nos « experts » ne peut présenter un bilan semblable. Il est facile de tromper le lecteur dans les domaines du développement personnel, ne parlons même pas de l’ésotérisme ou de l’initiatique.

Q. : Effectivement votre méthode touche aussi à l’initiatique par les ouvrages et les cours sur Koundalini, le voyage astral, ou encore la voyance.

R. : Les découvertes sur la physiologie cérébrale ont eu des développements au-delà de la pédagogie. La spiritualité et des procédures initiatiques en ont bénéficié. Ces domaines qui sentent le soufre pour la science classique et l’opinion publique sont désormais étudiés en neurosciences et sous un nouveau terme qui est la neurothéologie. Les découvertes sur les états modifiés de conscience progressent, mais les travaux du Dr Lefebure restent innovants pour produire de véritables expériences avec un minimum de matériel. J’ai vu à votre air ébahi que vous ignorez bien des réalités sur le milieu « spirituel » ou « ésotérique ».
Je suis toujours déçu, lorsque des collaborateurs et des phosphénistes me confirment que c’est un « panier de crabes » derrière les pensées positives et l’amour de façade. La réalité est assez dure. Le fait que 95 % des sujets sont sensibles à l’hypnose, et à l’autosuggestion et donc à s’auto-illusionner explique bien des choses.

Q. : 95% de la population ?

R. : Oui, 95 % des individus sont sensibles à l’hypnose, et les professionnels en techniques de vente et en neuromarketing le savent bien. Mais dans ces 95%, moins de 10% seulement sont capables d’entrer dans des états très profonds. Vous semblez l’ignorer comme je le vois à votre réaction. C’est pourquoi dans les expériences qui touchent aux rêves lucides et aux sorties hors du corps il faut savoir justement rester « lucide » et pragmatique. Vous voyez, dans le Phosphénisme nous n’affabulons pas. Nous sommes concrets, nous expérimentons, vérifions, contrôlons. L’œuvre du Dr Lefebure a un but concret très éloigné des thématiques sur lesquelles vous m’avez interrogé.

Q. : Je suppose que les extra-terrestres et les esséniens sont sur le même niveau.

R. : Je vous vois venir. Vous savez, le problème des extra-terrestres n’a rien à voir avec l’objectif de l’école du Dr Lefebure. Effectivement des collaborateurs m’ont parlé de la grande mouvance, du contact avec les fraternités galactiques, des reptiliens. Je n’ai jamais été confronté à quelque chose d’approchant, ni par le biais des Phosphénistes avancés dans mes connaissances, mais il faut dire que nous nous occupons plus d’astronomie et donc de projections dans l’espace. Même lors des stages de naturo-phosphénologie rien de tout cela. Il faut croire que nous n’imprégnons pas notre esprit des bons sujets de lecture (rire).

Le Dr Lefebure aimait rappeler : « il monte dans une pompe ce sur quoi elle est branchée ». Si vous utilisez une pompe pour tirer de l’eau d’un puits et si au fond de celui-ci il y a de la vase, c’est de la vase qui sortira à l’extrémité de la pompe. Si au contraire c’est de l’eau claire qu’il y a au fond du puits vous récupérez grâce à votre pompe de l’eau claire. En d’autres termes, dans mes cours j’insiste toujours sur le fait d’étudier l’astronomie pour plusieurs raisons qu’il serait un peu long d’expliquer maintenant mais que vous retrouverez en consultant le blog.

Lorsque vous préparez vos vacances, vous choisissez d’abord si vous préférez la campagne, la ville, la plage, la montagne etc. puis vous étudiez le meilleur moyen pour vous y rendre.

Dans les expériences c’est un peu la même chose, lorsque l’on souhaite vivre des expériences en dehors de toute influence idéologique, il est préférable de cristalliser sa pensée autour de l’astronomie. Par les techniques rythmo-phosphéniques, les niveaux de conscience que l’on atteint sont quand même d’un ordre bien supérieur. Cela vous propulse bien au-delà des premières couches de la conscience (inconscient et inconscient collectif), appelé bas astral en ésotérisme où vous êtes dans un plan où vous trouvez ce que vous y avez amené…

Je n’ai jamais entendu un vénérable ou un swami authentique parler de telles choses. Il serait intéressant dans le futur de faire une étude psychologique pour en comprendre l’origine…

Pour les esséniens, oui, cela me laisse de marbre, c’est tout nouveau. De toute manière le mythe a été démonté. Il suffit de lire Qumram et les esséniens, l’éclatement d’un dogme, livre d’André Paul qui est le spécialiste français des Manuscrits de la mer Morte. Il réfute la thèse des esséniens à l’origine de Qumrân. Il explique par contre comment s’est montée la mode essénienne qui rapporta beaucoup d’argent. Des auteurs spirituels surfent donc avec grand succès sur cette mode que j’ai vu naître et évoluer au fur et à mesure des publications.

D’autres auteurs montrent bel et bien les différences entre le comportement de Jésus et celui des esséniens. D’après certains historiens, il serait plus proche des pharisiens juifs que de ce « groupe ». Là aussi l’affabulation va bon train. Tous ces esséniens réincarnés bizarrement n’arrivent pas à enseigner les techniques de prières de l’époque avec le lever et le coucher du soleil, mentionnées dans les textes. Ils ne devaient pas beaucoup pratiquer (rire).

Donc vous comprenez que cela ne m’intéresse pas. Ce qui compte c’est la pratique pas les spéculations et le romancé.

Q. : Mais vous M. Stiennon, quel type d’expérience faites-vous ?

R. : Cela serait beaucoup trop long à expliquer, mais vous pouvez déjà en avoir un aperçu en consultant la rubrique Témoignages de notre site. Je vais plutôt vous dire ce qui est à la portée du plus grand nombre des phosphénistes.

Dès que vous commencez la pratique, vous obtenez assez rapidement des rêves conscients, lucides et dirigés. Si vous naviguez sur les divers forums ou sites qui concernent le rêve lucide, vous noterez les difficultés exprimées par les visiteurs pour obtenir des résultats. Ils essaient différentes méthodes bien compliquées. Pour les phosphénistes, ces expériences sont courantes et elles ne constituent d’ailleurs que le début d’expériences beaucoup plus profondes : des rêves d’envol et parfois des rêves érotiques avec relations sexuelles, ce qui les amène dans un état très proche d’une forme d’extase.

Lorsqu’on maîtrise certaines techniques, ces rêves lucides permettent d’atteindre ce qu’on appelle en ésotérisme le « haut astral ». À ce stade, car il en existe d’autres supérieurs, les expériences de fusion de notre esprit avec, par exemple, une galaxie ou bien encore avec les atomes d’une supernova est quelque chose qui n’a aucun égal sur le plan terrestre. En schématisant à l’extrême, c’est cela que nous recherchons dans les expériences initiatiques et que nous pourrions appeler le contact avec la création.

Q. : Tout ce que vous me dites là soulève bien d’autres questions.

R. : Je n’en doute pas car vous avez l’esprit aiguisé mais je vous propose de continuer cette interview à un autre moment et surtout je vous invite à revenir souvent consulter le blog dans lequel je compte m’exprimer régulièrement et notamment en vidéo

Q. : Je vous remercie infiniment M. Stiennon

R. : Une dernière petite chose. Dans les structures traditionnelles, on écoute les anciens. Ils font peu de bruit et sont souvent retirés. Les jeunes viennent auprès d’eux, ils les écoutent, et les anciens alors leur montrent. C’est également aux anciens que l’on demande conseil pour toutes les choses importantes de la vie comme pour la spiritualité.

Il est très surprenant pour moi de constater que des personnes de moins de 40 ans arrivent à jouer les experts dans le domaine spirituel. Ils donnent très souvent des explications et des conseils sur ce qui les dépassent visiblement. Ils sont même pour certains coaches spirituels, mais il est vite constatable que leur expérience de la vie est bien insuffisante et que leurs propos manquent de sagesse. D’autre part, il suffit pour moi et quelques amis de les lire pour voir qu’ils n’ont rien expérimenté de bien sérieux.

Si avec les années, vous avez acquis un bagage dans divers domaines, ou si vous avez rencontré les bonnes personnes, vous repérez vite les erreurs flagrantes. Mais, les gens sont libres de suivre qui ils veulent… Comme diraient les bouddhistes, c’est une question de mérite… Alors, il doit falloir beaucoup de mérite pour trouver le Phosphénisme (rire). Mais, comme nous ne câlinons pas dans le sens du poil… cela frotte les egos… Certains individus sont si sûrs d’eux qu’ils viennent pensant « mériter » l’initiation… Ils oublient que dans le Phosphénisme c’est la pratique qui est essentielle et c’est justement cette pratique qui va les délivrer du « gouroutage ».

Pour le reste, je suis libre de choisir qui peut recevoir « l’initiation »… et, pour ce que je peux en constater, beaucoup sont plutôt faibles…

C’est à l’image du net et de tous ces coaches et autres « guides » de moins de 50 ans : leur expérience dans les rêves lucides est proche du néant, alors pour ce qui est du voyage astral et de Koundalini, ce n’est que de la redite d’auteurs passés qui sont d’ailleurs très souvent dépassés (un serpent qui se mord la queue…) Un phosphéniste aguerri perçoit vite ce vide d’expérience…

Amusant de voir que des mères de famille ou des individus ordinaires qui ont atteint un certain niveau dans la pratique du Phosphénisme en savent plus concernant l’initiation que de nombreux guides, soi-disant maîtres spirituels ou auteurs autoproclamés.

Les gens semblent béats d’admiration dès que quelqu’un se présente comme « éveillé » et prend l’allure d’un swami. Cela ressemble beaucoup plus à du réconfort affectif qu’à de la pratique initiatique. Les gens attendent tout du « Gourou »… Alors, qu’il faut se retrousser les manches. Des éveillés « endormis » il y en a beaucoup.

Pour moi, un seul mot compte c’est la pratique… Cela ne trompe pas. Dans les stages les étudiants sont confrontés à une seule réalité : l’expérimentation… Passer des heures en conférence ne sert à rien. Il faut démontrer ce que l’on enseigne. C’est ce que font les phosphénistes… Ils viennent et expérimentent.

3e partie : Le Phosphénisme et le Sungazing.

Q. : Le Phosphénisme est-il une forme de Sungazing ?

R. : Comme vous le savez sans doute le Phosphénisme est antérieur au Sungazing et diffère de ce dernier sur trois points :

  • La durée de fixation du soleil.
  • L’existence et l’utilisation du phosphène dans ses deux phases qui sont : les co et post-phosphènes.
  • Avec le Phosphénisme il n’est pas question de se priver de manger ou bien de se nourrir de lumière.

Q. : Quelle est la différence par rapport à la durée de fixation du soleil ?

R. : Le Dr Lefebure était médecin et de ce fait conscient des dangers de la fixation du soleil qui peut entraîner des brûlures à l’œil et provoquer la cécité. Et il insistait sur le fait d’ôter lentilles et lunettes pour éviter un effet loupe et des brûlures. Il recommandait également de bien s’hydrater (au moins 1 litre d’eau à jeun pour de longues séances) et il signalait les contre-indications comme le glaucome (voir : « Le Mixage phosphénique en pédagogie » qui est le livre de référence).

Ces précautions médicales d’usage ne sont quasiment pas indiquées lors des pratiques de Sungazing. Pour ne citer que la revue Alternative santé n°95 de juillet/août 2014 consacrant un article sur ce sujet, il apparaît que l’auteur du site sungazing.fr traite à la légère la préoccupation d’un internaute pratiquant qui a endommagé son œil, en lui conseillant de continuer comme s’il s’agissait d’une phase normale (sic !)

Ce conseil pour le moins étonnant alors qu’une rétinopathie solaire a toutes les chances de se produire dénote une irresponsabilité certaine et montre l’ignorance des précautions médicales élémentaires qu’il convient d’adopter pour cette pratique.

Si l’auteur du site Sungazing a eu une rétinopathie mineure qui a guéri, tant mieux pour lui. Le retour à une vision normale sur une rétinopathie solaire est connu mais ce n’est nullement une phase normale, bien au contraire, vous pouvez y perdre la vue.

Les précautions préconisées par les tenants du Sungazing de fixer le soleil uniquement à son lever et/ou à son coucher, par rapport au rayonnement UV qui est maximal entre 9 h et 15 h, soit une altitude du soleil supérieure à 60°, sont bien insuffisantes pour éviter une brûlure de l’œil.

Il y a d’autres éléments à prendre en considération, comme la clarté atmosphérique, la durée élevée de fixation du soleil, l’altitude où vous vous trouvez, ou encore si vous êtes à l’ombre ou non. Le pronostic de la rétinopathie solaire est certes variable mais cela n’écarte absolument pas le danger réel pour votre vue.

Une brève exposition de 30 à 60 secondes peut suffire à engendrer une brûlure lorsque toutes les conditions sont réunies. Vous pouvez chercher et consulter les études médicales sur le sujet. Si vous voulez jouer avec votre vue, il en va de votre responsabilité. Nous sommes dans des pays où l’information et l’éducation existent pour ne pas croire n’importe qui et n’importe quoi. De ce fait vous ne devriez pas croire n’importe quoi.

Q. : Pourtant certains de ces sites mentionnent les dangers de l’observation du soleil, des éclipses de soleil ou de lune et aussi des observations des reflets du soleil sur l’eau, la réverbération sur la neige, le sable.

R. : Oui, ils le mentionnent pour dire ensuite que fixer le soleil n’est pas dangereux en suivant leurs recommandations et que c’est bénéfique. Ils font un amalgame entre effectivement les bienfaits de la lumière naturelle en intensité de lux (5000 à 6000 lux bien plus bénéfiques que nos lampes de bureau) et une pratique entraînant un risque bien moins mineur qu’il n’y paraît. Lorsque vous aurez brûlé votre œil il sera trop tard et plus vous allongez la durée de fixation, plus vous prenez de risques. Vous pouvez aussi demander aux personnes qui vous proposent un stage de Sungazing ou de Sunyoga de s’engager par écrit à assumer personnellement tous les dégâts ophtalmologiques pouvant découler de leurs méthodes sur vos yeux selon leur prescription. Ainsi vous aurez la possibilité d’un recours devant le tribunal pour vous faire indemniser. Je plaisante en disant cela mais il y a une forme de prescription médicale magique : 10 secondes par 10 secondes jusqu’à 44 minutes et hop à vous la santé miraculeuse, la métamorphose, d’un seul coup vous devenez une plante (rire) qui absorbe l’énergie du soleil. Mais une plante vit aussi par ses racines. Zut, cela est rarement précisé. Le soleil ne fait pas tout.

Plus risible encore : ce n’est pas le fait d’avoir les pieds sur le sable qui va protéger vos yeux puisque, au contraire, le sable va augmenter le rayonnement des UV et la polarisation de la lumière. Bref, tout le contraire risque d’arriver. Si vous portez des lentilles ou des lunettes, votre risque de brûlure est surmultiplié. C’est pourquoi nous recommandons de les ôter alors que nous sommes dans le Phosphénisme à 2 ou 3 secondes de fixation. La fragilité, l’état de la vue de chacun nécessitent de vraies mises en garde, je les cherche encore sur ces sites. Mais elles viendront après cette interview : ils vont vite s’empresser de voir qu’ils ont écrit n’importe quoi !

Nous ne sommes pas égaux devant le soleil, si certaines personnes ont une résistance de l’œil à ces longues expositions, il faut de toute manière envisager tous les autres paramètres comme les conditions au moment des fixations, s’il y a encore de fines couches de nuages ou d’humidité, l’altitude, si le corps et les yeux des pratiquants sont à l’ombre à ce moment (visière ou non).

Voici nos grandes différences :

Avec le Sungazing il faut commencer par 10 secondes le premier jour puis 10 secondes de plus le second jour etc. jusqu’à atteindre 44 minutes.

Avec le Phosphénisme le temps d’observation maximal du soleil est de 2 à 4 secondes. De plus, nous pratiquons surtout avec les levers et les couchers de soleil. La différence de temps d’exposition entre le Sungazing et le Phosphénisme est donc d’un facteur de 660 si on prend la durée maximale de 4 secondes que nous préconisons tout en vous préservant de tous risques pour votre vue.

Les travaux du Dr LEFEBURE en ce qui concerne l’influence du soleil sur l’œil et le cerveau ont montré que très vite l’œil fait barrage à l’énergie lumineuse venant se précipiter dans le cerveau. Il ne sert donc strictement à rien de fixer trop longtemps l’astre. (Voir « le Mixage Phosphénique en pédagogie » : La loi du tout ou rien.)

Q. : Le phosphène effectivement n’est jamais mentionné dans le « Sungazing », quelle est donc cette deuxième différence ?

R. : Le phosphène est une réémission de photons lumineux et une émission de biophotons. Le Dr Lefebure en a étudié les différents temps et modes d’observation, ses rythmes pour en déduire qu’il faut un temps minimal d’observation pour un effet maximal.

Q. : Et cela signifie quoi ?

R. : Cela signifie qu’il n’y a pas un meilleur phosphène en restant plus longtemps à observer le soleil. Il ne se produira pas un meilleur effet par un temps d’observation allongé. Il a été remarqué que des fixations courtes donnent les meilleurs phosphènes. Et donc les meilleurs effets en termes de physiologie cérébrale.

D’ailleurs vous noterez que le fondateur du Sungazing ne mentionne jamais la pratique du phosphène, ce dernier a échappé à son observation. Il ignore tout bonnement l’utilisation des phosphènes et leurs lois.

Vous noterez que dans le témoignage de ce pratiquant publié dans Alternative Santé n°95 ce dernier identifie bien les phosphènes, il a entendu parler du Phosphénisme, et l’émerveillement sur les couleurs est évoqué.

Un phosphéniste sait quel est ce phénomène et ne lui attribue rien d’autre que l’explication en neurophysiologie cérébrale. Il n’y voit rien de transcendant.

Le fondateur du Sungazing ignore la pratique du Mixage phosphénique permettant de rendre efficace toute observation d’une source lumineuse.

Les Anciens priaient en fixant le soleil.
Regarder seulement le soleil ne sert à rien.
Seul le Mixage Phosphénisque transforme l’énergie lumineuse en énergie mentale

 

Les promesses du Sungazing comme le mieux-être émotionnel ou l’amélioration de la vision sont banales et résultent tout simplement d’une exposition au soleil qui a un effet reconnu dans les syndromes de dépression saisonnière. Les bienfaits de la lumière sur la vue sont connus depuis longtemps ; par exemple le Dr Bates (cf. le livre de L. Sébastien Sauvez vos yeux) en a longuement parlé, et ce ne sont en rien les effets du miracle du Sungazing ou du Sunyoga, c’est la lumière naturelle qui permet certains bienfaits.

Le manque d’éclairage naturel provoque une baisse de la vision ; et en plus nous augmentons l’usage des lunettes de soleil du fait que dorénavant même une lumière faible nous aveugle. Nos ancêtres qui vivaient dehors nous prendraient pour des fadas à vivre comme des rats. Donc cela surprend mais si nous étions souvent dehors nous ne serions pas étonnés par ces bienfaits.

Le Sungazing se vend comme une pratique spirituelle :
Dans les pratiques spirituelles les buts à atteindre sont des états de conscience modifiés tels que les rêves lucides ou des « sorties hors du corps ». Or cet aspect n’est jamais évoqué dans le Sungazing.

Il est fait référence à la glande pinéale mais c’est très insuffisant et méconnaître le fonctionnement cérébral. Les auteurs ignorent les découvertes basiques de synchronisations hémisphériques et neuronales, l’importance des rythmes. La glande pinéale est devenue un mythe dans la spiritualité new age. Son lien avec la lumière fait vite supposer n’importe quoi !

Le seul aspect mentionné dans le « Sungazing » est la possibilité de se nourrir de la lumière du soleil et de recouvrer la santé. Bref cette thérapie est présentée comme une panacée.

Le phosphène et son utilisation ainsi que d’autres effets phosphéniques se retrouvent dans des pratiques du Dzogchen, ceci entre autres dans leurs pratiques de « visions » appelées Togyal. Il s’agit de fixations du ciel bleu lumineux ou du soleil mais de manière indirecte. Les phénomènes lumineux qui sont décrits correspondent à des « phosphènes », tout comme les pratiques dans l’obscurité. Tiens d’ailleurs, vous me faites penser que je devrais songer à créer un mouvement sur les pratiques de vision dans le noir absolu (rire), mais c’est moins fun que se montrer dehors (rire), moins valorisant pour l’ego.

Dans l’article d’Alternative santé est mentionnée la pratique du Sunyoga utilisant des formes de fixations indirectes. Cela n’a rien de nouveau et tout yogi ou bon pratiquant de méditation un peu sérieux n’a aucun mal à trouver ces différentes manières d’observer le soleil. Donc le fait qu’il soit mentionné qu’un yogi Umasankar ait redécouvert cette pratique intuitivement laisse grandement dubitatif le pratiquant sérieux.

Un documentaire ancien montrait deux jeunes Belges en voyage en Inde à la recherche d’une initiation qui trouvaient un yogi fixant le soleil. Ces redécouvertes miraculeuses par Hira Ratan Manek et Umasankar prêtent donc à sourire.

Un seul livre du Dr Lefebure explique bien plus clairement et sans danger comment observer une source lumineuse. Tous ces « gourous » ignorent les simples bases de la physiologie oculaire et les précautions minimales. Mais excusez (rire), ce sont de grands yogis réalisés ; et nous ne pouvons pas nous mesurer à leur grand savoir si supérieur.

L’énergie dégagée par les photons lumineux ne vise nullement à cesser de s’alimenter mais bien à faire un véritable travail sur l’esprit. La pauvreté du Sungazing ou du Sunyoga face aux pratiques du Phosphénisme est manifeste.

Q. : Pourtant j’ai vu dans Wikipédia que le Dr Lefebure était mentionné pour expliquer comment l’énergie lumineuse est transformée en énergie mentale.

R. : Ah Bon !, je ne savais pas. Je n’ai rien publié en ce sens. OK ! Il y a donc une exploitation des travaux du Dr Lefebure pour essayer de justifier que puisque le phosphène permet de transformer l’énergie lumineuse en énergie mentale il est possible de ne plus s’alimenter… pfffffff !

L’effet du phosphène  consistant en la transformation de l’énergie lumineuse en énergie mentale n’est jamais mentionné dans le Sungazing. Bon, désormais, vous dites que c’est mentionné sur Wikipédia, site participatif où tout le monde peut écrire sans contrôle académique sérieux. Mais cela n’a rien à voir, les effets de la lumière sur les neurones, la cohérence cérébrale, le cerveau font l’objet d’articles scientifiques. Ce n’est pas le cas du Sungazing et l’allégation concernant une étude effectuée par la NASA s’est révélée fausse.

En tous cas c’est un peu facile de faire des conclusions hâtives. Je suis habitué à cela, dans le passé un certain « maître » autoproclamé a utilisé les découvertes du Dr Lefebure pour écrire Surya Yoga. Les relations furent vite rompues devant un tel ego qui n’a pas hésité à récupérer des découvertes sans mentionner leur source. D’ailleurs je suis assez content que cela n’ait pas été mentionné. Le Phosphénisme n’a pas vocation à se coaliser avec des mouvements sectaires.

Donc, soyons très clairs sur ce point, nous n’avons jamais prétendu que les fixations du soleil pouvaient avoir un effet quelconque permettant de ne plus se nourrir. Passer d’« énergie mentale » à « nutriments, vitamines, calories » est un grand écart de patascience.

Q. : Justement que pensez-vous des effets sur l’alimentation et des besoins de moins se nourrir ?

R. : Je suis très circonspect sur ce point et c’est un aspect personnel qui n’a rien à voir avec les différentes pratiques phosphéniques. Nous n’avons jamais encouragé le fait de ne pas s’alimenter, ni indiqué qu’il faut se nourrir de la lumière du soleil. Vous touchez ici au domaine des convictions religieuses personnelles.

Q. : Mais vous avez bien un avis sur la question ?

R. : Oui, j’ai un avis et il ne regarde que moi. Il s’agit du mien propre et il n’a rien à voir avec les enseignements du Dr Lefebure.

Q. : Et quel est-il sur ce sujet ?

R. : Il est arrivé durant des famines ou lors de guerres que le corps humain démontre parfois des résistances exceptionnelles et désormais certains états particuliers font l’objet de recherches.

L’émission de France 2 : « Les pouvoirs extraordinaires du corps humain » avec Michel Cymes et Adriana Karambeu a montré que certains cas sont exceptionnels, tel cet homme qui s’est nourri avec les loups, ou cet autre pratiquant le toumo qui est l’art de résister au froid par des exercices respiratoires spéciaux. Cet autre encore qui résiste à des conditions de chaleur extrêmes sans presque rien boire. L’émission : « Stan Lee et les super humains » a permis elle aussi de découvrir divers prodiges.

Dans le domaine des arts martiaux il est aussi montré parfois des facultés étonnantes sur l’énergie et diverses pratiques martiales du corps d’acier. Cela ne signifie pas que tout un chacun puisse faire cela. Des personnes sont hyperlaxes, d’autres présentent une force physique naturelle exceptionnelle. Cela n’implique pas que ces cas rares soient reproductibles.

Q. : Donc vous ne niez pas qu’il soit possible de se nourrir de lumière solaire ?

R. : Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. J’essaie de vous faire comprendre que nous ne savons pas tout sur l’esprit et le corps humain, l’univers, les espèces vivantes. Ainsi, il existe des guérisons naturelles de maladies graves et mortelles, ce que certains appellent des miracles laïques.

Le fait de bénéficier par le plus grand des hasards d’une rémission spontanée et complète n’implique pas que la personne puisse expliquer ce qui lui est arrivé. Elle peut croire que c’est son régime ou son mode de vie et se mettre à écrire alors : « Comment j’ai vaincu mon cancer ». Le problème est que cela ne sera pas applicable par tous et pourrait conduire à la mort de personnes.

Mais il s’agit ici de personnes ignorant ce fait scientifique, pouvant de bonne foi raconter leur guérison et croire qu’elles ont trouvé la clé pour vaincre le cancer. D’autres font cela juste pour un bénéfice commercial ou par intérêt religieux.

Q. : Je comprends ce que vous voulez dire. Vous indiquez qu’il ne faut pas faire des généralités d’une exception et qu’il peut y avoir des fraudes.

R. : Oui. Le jeûne a semblé être une panacée à une époque et il s’avère aujourd’hui qu’une forme de restriction alimentaire puisse être favorable. Toutes les religions ont alterné des pratiques festives intenses avec des périodes de jeûne. Dans le Phosphénisme, le jeûne est considéré comme produisant un « phène » intéressant. Le Dr Lefebure a indiqué dans son livre « Le pneumophène » comment pratiquer des jeûnes ou restrictions.

Les cas d’inédie extrêmes dans le domaine religieux restent le fait de quelques saintes (Marthe Robin, Thérèse Neumann, Catherine de Sienne…) et nous n’avons jamais étudié ces cas de près. Il s’agit de jeûnes extrêmes et nous n’avons pas tous les détails. En tous cas il y a un danger vital évident. Si un homme a survécu en se nourrissant comme des loups, effectivement le corps humain peut posséder des capacités d’adaptation époustouflantes. Mais cela ne signifie pas que tout le monde puisse le faire et survivre.

On voit aujourd’hui des adolescents devenir anorexiques et cela peut faire tomber dans de graves illusions qui vont aboutir à la maladie et à la mort de personnes. Les pratiques initiatiques étaient toujours encadrées pour des raisons précises. La science nous permet désormais de mieux comprendre ces pratiques et leurs répercussions biologiques. Nous savons que le jeûne long peut aboutir à des conséquences graves pour la personne. J’estime donc personnellement néfaste de faire miroiter des promesses qui sont très dangereuses et sans utilité au plan spirituel. Jamais je ne conseillerai à des personnes étudiant le Phosphénisme de se livrer à de telles pratiques qui ne servent au final à rien de bien utile sur le plan spirituel, du moins dans ma vision personnelle.

Q. : Oui, effectivement il faut rester prudent et ne pas induire de faux espoirs. Si vous cherchez vous verrez que certaines de ces pratiques dans leurs extrémités ont produit des décès. Et là je ne parle pas du danger de rétinopathie solaire, nous sommes dans la mise en danger de la vie d’autrui qui est un délit au pénal.

R. : Ces pratiques, que certains veulent répandre et qui peuvent se baser sur des cas exceptionnels de personnes rares ou dont l’organisme a permis ce vécu, sont dangereuses et inutiles.

Vous pouvez vous mutiler comme un fakir, cela n’apportera rien de plus. Vous aurez démontré une résistance à la douleur comme objet de foire que deviennent certains saddhus indiens qui profitent de votre ignorance des phénomènes de transe et des tours d’illusionnistes.

D’autre part il s’est avéré que lors de contrôles plus sévères les expériences ne furent pas reproduites et qu’il y avait fraude.

Le fondateur du Sungazing fut pris en fraude, les autres cas montrèrent des liens évidents avec des buts de mouvements religieux comme le mouvement Jaïn, et l’expérience de jeûne observé selon un protocole précis ne fut pas reproduite à la demande de l’Association Rationaliste Indienne. Le cas de Prahlad Jani, ce yogi dont je parle ici n’est pas concluant. Je vous ai dit qu’un corps peut s’habituer à des conditions extrêmes, repensez aux rescapés des camps de concentration.

Mme Jasmuheen fondatrice du respirianisme ne fut pas capable de démontrer qu’elle pouvait tenir son jeûne de respirienne et il fut mis fin à l’expérience pour ne pas mettre sa vie en danger. Tout ceci pour vous dire que je n’adhère pas à ces pratiques extrêmes et inutiles, mais elles génèrent bien plus d’argent pour leurs auteurs que le Phosphénisme bien sage.

Michael Warner, se prétendant scientifique, n’a pas trop pris de risques avec un jeûne de 10 jours. Nous sommes ainsi très loin des jeûnes extrêmes, d’ailleurs son financement reste litigieux.

Mais si vous le souhaitez il existe une jeune femme qui s’est filmée sur YouTube pendant son jeûne : Olivia Cohen. 3 jeûnes de 40 jours alternés avec 7 jours de nourriture. Hélas pour elle on ne peut pas dire qu’elle respire la santé. Bref, cela ne m’intéresse pas et je trouve triste que la spiritualité désormais se trouve justifiée ainsi par des pratiques dangereuses. Le Bouddha lui-même renonça à l’ascétisme et il a choisi la voie du Juste Milieu.

D’ailleurs le fondateur du végétarisme, de l’hygiénisme, du crudivorisme et du jeûne, Herbert Macgolfin Shelton reconnaissait lui-même le danger du jeûne au bout de 3 semaines. Il convenait de le stopper à cette limite pour éviter tout dégât irréversible à l’organisme.

Q. : Eh bien, une fois de plus, vous ne ménagez pas vos réponses.

R. : Oui, mais c’est mon avis personnel. Le Phosphénisme ne s’occupe pas des buts de se nourrir de lumière comme dans le Sungazing qui rejoint les mouvements comme le Respirianisme et le Breatharian Movement.

Nous sommes pour des techniques efficaces et sans danger présentant un intérêt et des résultats. Si la science évolue nous évoluerons avec elle. Vivre des états modifiés de conscience particuliers ne fait pas oublier que la superstition est un danger et qu’il ne faut pas jouer avec la vie des gens.

Mais il s’agit de croyance et je ne m’immisce pas dans celles des personnes. Les individus sont libres de leur vie, certains font des sports extrêmes très dangereux, que vous dire de plus ? Tout est discutable. Ce n’est pas parce que nous sommes aussi dans la spiritualité que nous devons faire comme les autres. Il y a des êtres exceptionnels mais cela n’implique pas que tous nous soyons aptes à faire ce qu’ils font.

Je vous rappellerai aussi que des plongeurs apnéistes expérimentés décèdent par manque d’air… et que tout le monde ne peut accomplir leurs exploits. Nous serions morts à nous priver d’air comme eux le font, pourtant ne sont-ils pas des experts de la respiration et des longues rétentions à des niveaux qu’aucun adepte du respirianisme n’atteindra ?

Les effets évoqués dans l’article comme un bien-être et une diminution de la nourriture parce que vous regardez le soleil ne sont aucunement prouvés comme ayant un lien direct. Il ne s’agit la plupart du temps que d’une autosuggestion autoréalisatrice. Le disciple du Sungazing ou du Sunyoga va réduire sa prise de nourriture, il en ressentira un bien-être qui est lié tout simplement au fait que bien souvent nous nous nourrissons mal et trop. Un peu de restrictions dans l’alimentation peut être bénéfique, l’autosuggestion fera le reste. Vous vous auto-restreindrez dans vos portions alimentaires et croirez que c’est la lumière solaire qui vous a provoqué cela. Vous aurez tout simplement réduit volontairement et par suggestion vos apports de nourriture quotidiens.

Je viens de vous démontrer que les discours généraux sur les bénéfices du Sungazing ou du Sunyoga sont un peu trop rapides. Dans leurs présentations, ils ignorent les dangers évidents au niveau des rétinopathies solaires et pourraient un jour être poursuivis en justice. C’est un manque réel de sérieux sous prétexte de méthode miraculeuse à la portée de toutes et tous. La science a évolué et un yogi n’est pas forcément à jour au niveau science et médecine. Il joue de son « aura » miraculeuse et de l’ignorance des gens. Depuis des années le Phosphénisme existe mais étrangement vous voyez qu’il n’est pas vraiment cité. Dans l’article on se rend compte que le pratiquant l’ignore même s’il le cite en comparant nos temps de fixation très courts.

4e partie : Différence entre développement personnel et développement individuel.

Q. : Le Phosphénisme est-il une forme de Sungazing ?

R. : Comme vous le savez sans doute le Phosphénisme est antérieur au Sungazing et diffère de ce dernier sur trois points :

  • La durée de fixation du soleil.
  • L’existence et l’utilisation du phosphène dans ses deux phases qui sont : les co et post-phosphènes.
  • Avec le Phosphénisme il n’est pas question de se priver de manger ou bien de se nourrir de lumière.

Q. : Quelle est la différence par rapport à la durée de fixation du soleil ?

R. : Le Dr Lefebure était médecin et de ce fait conscient des dangers de la fixation du soleil qui peut entraîner des brûlures à l’œil et provoquer la cécité. Et il insistait sur le fait d’ôter lentilles et lunettes pour éviter un effet loupe et des brûlures. Il recommandait également de bien s’hydrater (au moins 1 litre d’eau à jeun pour de longues séances) et il signalait les contre-indications comme le glaucome (voir : « Le Mixage phosphénique en pédagogie » qui est le livre de référence).

Ces précautions médicales d’usage ne sont quasiment pas indiquées lors des pratiques de « Sungazing ». Pour ne citer que la revue Alternative santé n°95 de juillet/août 2014 consacrant un article sur ce sujet, il apparaît que l’auteur du site sungazing.fr traite à la légère la préoccupation d’un internaute pratiquant qui a endommagé son œil, en lui conseillant de continuer comme s’il s’agissait d’une phase normale (sic !)

Ce conseil pour le moins étonnant alors qu’une rétinopathie solaire a toutes les chances de se produire dénote une irresponsabilité certaine et montre l’ignorance des précautions médicales élémentaires qu’il convient d’adopter pour cette pratique.

Si l’auteur du site « Sungazing » a eu une rétinopathie mineure qui a guéri, tant mieux pour lui. Le retour à une vision normale sur une rétinopathie solaire est connu mais ce n’est nullement une phase normale, bien au contraire, vous pouvez y perdre la vue.

Les précautions préconisées par les tenants du « Sungazing » de fixer le soleil uniquement à son lever et/ou à son coucher, par rapport au rayonnement UV qui est maximal entre 9 h et 15 h, soit une altitude du soleil supérieure à 60°, sont bien insuffisantes pour éviter une brûlure de l’œil.

Il y a d’autres éléments à prendre en considération, comme la clarté atmosphérique, la durée élevée de fixation du soleil, l’altitude où vous vous trouvez, ou encore si vous êtes à l’ombre ou non. Le pronostic de la rétinopathie solaire est certes variable mais cela n’écarte absolument pas le danger réel pour votre vue.

Une brève exposition de 30 à 60 secondes peut suffire à engendrer une brûlure lorsque toutes les conditions sont réunies. Vous pouvez chercher et consulter les études médicales sur le sujet. Si vous voulez jouer avec votre vue, il en va de votre responsabilité. Nous sommes dans des pays où l’information et l’éducation existent pour ne pas croire n’importe qui et n’importe quoi. De ce fait vous ne devriez pas croire n’importe quoi.

Q. : Pourtant certains de ces sites mentionnent les dangers de l’observation du soleil, des éclipses de soleil ou de lune et aussi des observations des reflets du soleil sur l’eau, la réverbération sur la neige, le sable.

R. : Oui, ils le mentionnent pour dire ensuite que fixer le soleil n’est pas dangereux en suivant leurs recommandations et que c’est bénéfique. Ils font un amalgame entre effectivement les bienfaits de la lumière naturelle en intensité de lux (5 000 à 6 000 lux bien plus bénéfiques que nos lampes de bureau) et une pratique entraînant un risque bien moins mineur qu’il n’y paraît. Lorsque vous aurez brûlé votre œil il sera trop tard et plus vous allongez la durée de fixation, plus vous prenez de risques. Vous pouvez aussi demander aux personnes qui vous proposent un stage de « Sungazing » ou de « Sunyoga » de s’engager par écrit à assumer personnellement tous les dégâts ophtalmologiques pouvant découler de leurs méthodes sur vos yeux selon leur prescription. Ainsi vous aurez la possibilité d’un recours devant le tribunal pour vous faire indemniser. Je plaisante en disant cela mais il y a une forme de prescription médicale magique : 10 secondes par 10 secondes jusqu’à 44 minutes et hop à vous la santé miraculeuse, la métamorphose, d’un seul coup vous devenez une plante (rire) qui absorbe l’énergie du soleil. Mais une plante vit aussi par ses racines. Zut, cela est rarement précisé. Le soleil ne fait pas tout.

Plus risible encore : ce n’est pas le fait d’avoir les pieds sur le sable qui va protéger vos yeux puisque, au contraire, le sable va augmenter le rayonnement des UV et la polarisation de la lumière. Bref, tout le contraire risque d’arriver. Si vous portez des lentilles ou des lunettes, votre risque de brûlure est surmultiplié. C’est pourquoi nous recommandons de les ôter alors que nous sommes dans le Phosphénisme à 2 ou 3 secondes de fixation. La fragilité, l’état de la vue de chacun nécessitent de vraies mises en garde, je les cherche encore sur ces sites. Mais elles viendront après cette interview : ils vont vite s’empresser de voir qu’ils ont écrit n’importe quoi !

Nous ne sommes pas égaux devant le soleil, si certaines personnes ont une résistance de l’œil à ces longues expositions, il faut de toute manière envisager tous les autres paramètres comme les conditions au moment des fixations, s’il y a encore de fines couches de nuages ou d’humidité, l’altitude, si le corps et les yeux des pratiquants sont à l’ombre à ce moment (visière ou non).

Voici nos grandes différences :

Avec le « Sungazing » il faut commencer par 10 secondes le premier jour puis 10 secondes de plus le second jour etc. jusqu’à atteindre 44 minutes.

Avec le Phosphénisme le temps d’observation maximal du soleil est de 2 à 4 secondes. De plus, nous pratiquons surtout avec les levers et les couchers de soleil. La différence de temps d’exposition entre le « Sungazing » et le Phosphénisme est donc d’un facteur de 660 si on prend la durée maximale de 4 secondes que nous préconisons tout en vous préservant de tous risques pour votre vue.

Les travaux du Dr LEFEBURE en ce qui concerne l’influence du soleil sur l’œil et le cerveau ont montré que très vite l’œil fait barrage à l’énergie lumineuse venant se précipiter dans le cerveau. Il ne sert donc strictement à rien de fixer trop longtemps l’astre. (Voir « le Mixage Phosphénique en pédagogie » : La loi du tout ou rien.)

Q. : Le phosphène effectivement n’est jamais mentionné dans le « Sungazing », quelle est donc cette deuxième différence ?

R. : Le phosphène est une réémission de photons lumineux et une émission de biophotons. Le Dr Lefebure en a étudié les différents temps et modes d’observation, ses rythmes pour en déduire qu’il faut un temps minimal d’observation pour un effet maximal.

Q. : Et cela signifie quoi ?

R. : Cela signifie qu’il n’y a pas un meilleur phosphène en restant plus longtemps à observer le soleil. Il ne se produira pas un meilleur effet par un temps d’observation allongé. Il a été remarqué que des fixations courtes donnent les meilleurs phosphènes. Et donc les meilleurs effets en termes de physiologie cérébrale.

D’ailleurs vous noterez que le fondateur du « Sungazing » ne mentionne jamais la pratique du phosphène, ce dernier a échappé à son observation. Il ignore tout bonnement l’utilisation des phosphènes et leurs lois.

Vous noterez que dans le témoignage de ce pratiquant publié dans Alternative Santé n°95 ce dernier identifie bien les phosphènes, il a entendu parler du Phosphénisme, et l’émerveillement sur les couleurs est évoqué.

Un phosphéniste sait quel est ce phénomène et ne lui attribue rien d’autre que l’explication en neurophysiologie cérébrale. Il n’y voit rien de transcendant.

Le fondateur du « Sungazing » ignore la pratique du Mixage phosphénique permettant de rendre efficace toute observation d’une source lumineuse.

Les Anciens priaient en fixant le soleil.
Regarder seulement le soleil ne sert à rien.
Seul le Mixage Phosphénisque transforme
l’énergie lumineuse en énergie mentale

Les promesses du « Sungazing » comme le mieux-être émotionnel ou l’amélioration de la vision sont banales et résultent tout simplement d’une exposition au soleil qui a un effet reconnu dans les syndromes de dépression saisonnière. Les bienfaits de la lumière sur la vue sont connus depuis longtemps ; par exemple le Dr Bates (cf. le livre de L. Sébastien Sauvez vos yeux) en a longuement parlé, et ce ne sont en rien les effets du miracle du Sungazing ou du Sunyoga, c’est la lumière naturelle qui permet certains bienfaits.

Le manque d’éclairage naturel provoque une baisse de la vision ; et en plus nous augmentons l’usage des lunettes de soleil du fait que dorénavant même une lumière faible nous aveugle. Nos ancêtres qui vivaient dehors nous prendraient pour des fadas à vivre comme des rats. Donc cela surprend mais si nous étions souvent dehors nous ne serions pas étonnés par ces bienfaits.

Le « Sungazing » se vend comme une pratique spirituelle :

Dans les pratiques spirituelles les buts à atteindre sont des états de conscience modifiés tels que les rêves lucides ou des « sorties hors du corps ». Or cet aspect n’est jamais évoqué dans le « Sungazing ».

Il est fait référence à la glande pinéale mais c’est très insuffisant et méconnaître le fonctionnement cérébral. Les auteurs ignorent les découvertes basiques de synchronisations hémisphériques et neuronales, l’importance des rythmes. La glande pinéale est devenue un mythe dans la spiritualité new age. Son lien avec la lumière fait vite supposer n’importe quoi !

Le seul aspect mentionné dans le « Sungazing » est la possibilité de se nourrir de la lumière du soleil et de recouvrer la santé. Bref cette thérapie est présentée comme une panacée.

Le phosphène et son utilisation ainsi que d’autres effets phosphéniques se retrouvent dans des pratiques du Dzogchen, ceci entre autres dans leurs pratiques de « visions » appelées Togyal. Il s’agit de fixations du ciel bleu lumineux ou du soleil mais de manière indirecte. Les phénomènes lumineux qui sont décrits correspondent à des « phosphènes », tout comme les pratiques dans l’obscurité. Tiens d’ailleurs, vous me faites penser que je devrais songer à créer un mouvement sur les pratiques de vision dans le noir absolu (rire), mais c’est moins fun que se montrer dehors (rire), moins valorisant pour l’ego.

Dans l’article d’Alternative santé est mentionnée la pratique du « Sunyoga » utilisant des formes de fixations indirectes. Cela n’a rien de nouveau et tout yogi ou bon pratiquant de méditation un peu sérieux n’a aucun mal à trouver ces différentes manières d’observer le soleil. Donc le fait qu’il soit mentionné qu’un yogi Umasankar ait redécouvert cette pratique intuitivement laisse grandement dubitatif le pratiquant sérieux.

Un documentaire ancien montrait deux jeunes Belges en voyage en Inde à la recherche d’une initiation qui trouvaient un yogi fixant le soleil. Ces redécouvertes miraculeuses par Hira Ratan Manek et Umasankar prêtent donc à sourire.

Un seul livre du Dr Lefebure explique bien plus clairement et sans danger comment observer une source lumineuse. Tous ces « gourous » ignorent les simples bases de la physiologie oculaire et les précautions minimales. Mais excusez (rire), ce sont de grands yogis réalisés ; et nous ne pouvons pas nous mesurer à leur grand savoir si supérieur.

L’énergie dégagée par les photons lumineux ne vise nullement à cesser de s’alimenter mais bien à faire un véritable travail sur l’esprit. La pauvreté du « Sungazing » ou du « Sunyoga » face aux pratiques du Phosphénisme est manifeste.

Q. : Pourtant j’ai vu dans Wikipédia que le Dr Lefebure était mentionné pour expliquer comment l’énergie lumineuse est transformée en énergie mentale.

R. : Ah Bon !, je ne savais pas. Je n’ai rien publié en ce sens. OK! Il y a donc une exploitation des travaux du Dr Lefebure pour essayer de justifier que puisque le phosphène permet de transformer l’énergie lumineuse en énergie mentale il est possible de ne plus s’alimenter… pfffffff !

L’effet du phosphène  consistant en la transformation de l’énergie lumineuse en énergie mentale n’est jamais mentionné dans le « Sungazing ». Bon, désormais, vous dites que c’est mentionné sur Wikipédia, site participatif où tout le monde peut écrire sans contrôle académique sérieux. Mais cela n’a rien à voir, les effets de la lumière sur les neurones, la cohérence cérébrale, le cerveau font l’objet d’articles scientifiques. Ce n’est pas le cas du « Sungazing » et l’allégation concernant une étude effectuée par la NASA s’est révélée fausse.

En tous cas c’est un peu facile de faire des conclusions hâtives. Je suis habitué à cela, dans le passé un certain « maître » autoproclamé a utilisé les découvertes du Dr Lefebure pour écrire « Surya Yoga ». Les relations furent vite rompues devant un tel ego qui n’a pas hésité à récupérer des découvertes sans mentionner leur source. D’ailleurs je suis assez content que cela n’ait pas été mentionné. Le Phosphénisme n’a pas vocation à se coaliser avec des mouvements sectaires.

Donc, soyons très clairs sur ce point, nous n’avons jamais prétendu que les fixations du soleil pouvaient avoir un effet quelconque permettant de ne plus se nourrir. Passer d’« énergie mentale » à « nutriments, vitamines, calories » est un grand écart de patascience.

Q. : Justement que pensez-vous des effets sur l’alimentation et des besoins de moins se nourrir ?

R. : Je suis très circonspect sur ce point et c’est un aspect personnel qui n’a rien à voir avec les différentes pratiques phosphéniques. Nous n’avons jamais encouragé le fait de ne pas s’alimenter, ni indiqué qu’il faut se nourrir de la lumière du soleil. Vous touchez ici au domaine des convictions religieuses personnelles.

Q. : Mais vous avez bien un avis sur la question ?

R. : Oui, j’ai un avis et il ne regarde que moi. Il s’agit du mien propre et il n’a rien à voir avec les enseignements du Dr Lefebure.

Q. : Et quel est-il sur ce sujet ?

R. : Il est arrivé durant des famines ou lors de guerres que le corps humain démontre parfois des résistances exceptionnelles et désormais certains états particuliers font l’objet de recherches.

L’émission de France 2 : « Les pouvoirs extraordinaires du corps humain » avec Michel Cymes et Adriana Karambeu a montré que certains cas sont exceptionnels, tel cet homme qui s’est nourri avec les loups, ou cet autre pratiquant le toumo qui est l’art de résister au froid par des exercices respiratoires spéciaux. Cet autre encore qui résiste à des conditions de chaleur extrêmes sans presque rien boire. L’émission : « Stan Lee et les super humains » a permis elle aussi de découvrir divers prodiges.

Dans le domaine des arts martiaux il est aussi montré parfois des facultés étonnantes sur l’énergie et diverses pratiques martiales du corps d’acier. Cela ne signifie pas que tout un chacun puisse faire cela. Des personnes sont hyperlaxes, d’autres présentent une force physique naturelle exceptionnelle. Cela n’implique pas que ces cas rares soient reproductibles.

Q. : Donc vous ne niez pas qu’il soit possible de se nourrir de lumière solaire ?

R. : Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. J’essaie de vous faire comprendre que nous ne savons pas tout sur l’esprit et le corps humain, l’univers, les espèces vivantes. Ainsi, il existe des guérisons naturelles de maladies graves et mortelles, ce que certains appellent des miracles laïques.

Le fait de bénéficier par le plus grand des hasards d’une rémission spontanée et complète n’implique pas que la personne puisse expliquer ce qui lui est arrivé. Elle peut croire que c’est son régime ou son mode de vie et se mettre à écrire alors : « Comment j’ai vaincu mon cancer ». Le problème est que cela ne sera pas applicable par tous et pourrait conduire à la mort de personnes.

Mais il s’agit ici de personnes ignorant ce fait scientifique, pouvant de bonne foi raconter leur guérison et croire qu’elles ont trouvé la clé pour vaincre le cancer. D’autres font cela juste pour un bénéfice commercial ou par intérêt religieux.

Q. : Je comprends ce que vous voulez dire. Vous indiquez qu’il ne faut pas faire des généralités d’une exception et qu’il peut y avoir des fraudes.

R. : Oui. Le jeûne a semblé être une panacée à une époque et il s’avère aujourd’hui qu’une forme de restriction alimentaire puisse être favorable. Toutes les religions ont alterné des pratiques festives intenses avec des périodes de jeûne. Dans le Phosphénisme, le jeûne est considéré comme produisant un « phène » intéressant. Le Dr Lefebure a indiqué dans son livre « Le pneumophène » comment pratiquer des jeûnes ou restrictions.

Les cas d’inédie extrêmes dans le domaine religieux restent le fait de quelques saintes (Marthe Robin, Thérèse Neumann, Catherine de Sienne…) et nous n’avons jamais étudié ces cas de près. Il s’agit de jeûnes extrêmes et nous n’avons pas tous les détails. En tous cas il y a un danger vital évident. Si un homme a survécu en se nourrissant comme des loups, effectivement le corps humain peut posséder des capacités d’adaptation époustouflantes. Mais cela ne signifie pas que tout le monde puisse le faire et survivre.

On voit aujourd’hui des adolescents devenir anorexiques et cela peut faire tomber dans de graves illusions qui vont aboutir à la maladie et à la mort de personnes. Les pratiques initiatiques étaient toujours encadrées pour des raisons précises. La science nous permet désormais de mieux comprendre ces pratiques et leurs répercussions biologiques. Nous savons que le jeûne long peut aboutir à des conséquences graves pour la personne. J’estime donc personnellement néfaste de faire miroiter des promesses qui sont très dangereuses et sans utilité au plan spirituel. Jamais je ne conseillerai à des personnes étudiant le Phosphénisme de se livrer à de telles pratiques qui ne servent au final à rien de bien utile sur le plan spirituel, du moins dans ma vision personnelle.

Q. : Oui, effectivement il faut rester prudent et ne pas induire de faux espoirs. Si vous cherchez vous verrez que certaines de ces pratiques dans leurs extrémités ont produit des décès. Et là je ne parle pas du danger de rétinopathie solaire, nous sommes dans la mise en danger de la vie d’autrui qui est un délit au pénal.

R. : Ces pratiques, que certains veulent répandre et qui peuvent se baser sur des cas exceptionnels de personnes rares ou dont l’organisme a permis ce vécu, sont dangereuses et inutiles.

Vous pouvez vous mutiler comme un fakir, cela n’apportera rien de plus. Vous aurez démontré une résistance à la douleur comme objet de foire que deviennent certains saddhus indiens qui profitent de votre ignorance des phénomènes de transe et des tours d’illusionnistes.

D’autre part il s’est avéré que lors de contrôles plus sévères les expériences ne furent pas reproduites et qu’il y avait fraude.

Le fondateur du « Sungazing » fut pris en fraude, les autres cas montrèrent des liens évidents avec des buts de mouvements religieux comme le mouvement Jaïn, et l’expérience de jeûne observé selon un protocole précis ne fut pas reproduite à la demande de l’Association Rationaliste Indienne. Le cas de Prahlad Jani, ce yogi dont je parle ici n’est pas concluant. Je vous ai dit qu’un corps peut s’habituer à des conditions extrêmes, repensez aux rescapés des camps de concentration.

Mme Jasmuheen fondatrice du respirianisme ne fut pas capable de démontrer qu’elle pouvait tenir son jeûne de respirienne et il fut mis fin à l’expérience pour ne pas mettre sa vie en danger. Tout ceci pour vous dire que je n’adhère pas à ces pratiques extrêmes et inutiles, mais elles génèrent bien plus d’argent pour leurs auteurs que le Phosphénisme bien sage.

Michael Warner, se prétendant scientifique, n’a pas trop pris de risques avec un jeûne de 10 jours. Nous sommes ainsi très loin des jeûnes extrêmes, d’ailleurs son financement reste litigieux.

Mais si vous le souhaitez il existe une jeune femme qui s’est filmée sur YouTube pendant son jeûne : Olivia Cohen. 3 jeûnes de 40 jours alternés avec 7 jours de nourriture. Hélas pour elle on ne peut pas dire qu’elle respire la santé. Bref, cela ne m’intéresse pas et je trouve triste que la spiritualité désormais se trouve justifiée ainsi par des pratiques dangereuses. Le Bouddha lui-même renonça à l’ascétisme et il a choisi la voie du Juste Milieu.

D’ailleurs le fondateur du végétarisme, de l’hygiénisme, du crudivorisme et du jeûne, Herbert Macgolfin Shelton reconnaissait lui-même le danger du jeûne au bout de 3 semaines. Il convenait de le stopper à cette limite pour éviter tout dégât irréversible à l’organisme.

Q. : Eh bien, une fois de plus, vous ne ménagez pas vos réponses.

R. : Oui, mais c’est mon avis personnel. Le Phosphénisme ne s’occupe pas des buts de se nourrir de lumière comme dans le « Sungazing » qui rejoint les mouvements comme le Respirianisme et le Breatharian Movement.

Nous sommes pour des techniques efficaces et sans danger présentant un intérêt et des résultats. Si la science évolue nous évoluerons avec elle. Vivre des états modifiés de conscience particuliers ne fait pas oublier que la superstition est un danger et qu’il ne faut pas jouer avec la vie des gens.

Mais il s’agit de croyance et je ne m’immisce pas dans celles des personnes. Les individus sont libres de leur vie, certains font des sports extrêmes très dangereux, que vous dire de plus ? Tout est discutable. Ce n’est pas parce que nous sommes aussi dans la spiritualité que nous devons faire comme les autres. Il y a des êtres exceptionnels mais cela n’implique pas que tous nous soyons aptes à faire ce qu’ils font.

Je vous rappellerai aussi que des plongeurs apnéistes expérimentés décèdent par manque d’air… et que tout le monde ne peut accomplir leurs exploits. Nous serions morts à nous priver d’air comme eux le font, pourtant ne sont-ils pas des experts de la respiration et des longues rétentions à des niveaux qu’aucun adepte du respirianisme n’atteindra ?

Les effets évoqués dans l’article comme un bien-être et une diminution de la nourriture parce que vous regardez le soleil ne sont aucunement prouvés comme ayant un lien direct. Il ne s’agit la plupart du temps que d’une autosuggestion autoréalisatrice. Le disciple du « Sungazing » ou du « Sunyoga » va réduire sa prise de nourriture, il en ressentira un bien-être qui est lié tout simplement au fait que bien souvent nous nous nourrissons mal et trop. Un peu de restrictions dans l’alimentation peut être bénéfique, l’autosuggestion fera le reste. Vous vous auto-restreindrez dans vos portions alimentaires et croirez que c’est la lumière solaire qui vous a provoqué cela. Vous aurez tout simplement réduit volontairement et par suggestion vos apports de nourriture quotidiens.

Je viens de vous démontrer que les discours généraux sur les bénéfices du « Sungazing » ou du « Sunyoga » sont un peu trop rapides. Dans leurs présentations, ils ignorent les dangers évidents au niveau des rétinopathies solaires et pourraient un jour être poursuivis en justice. C’est un manque réel de sérieux sous prétexte de méthode miraculeuse à la portée de toutes et tous. La science a évolué et un yogi n’est pas forcément à jour au niveau science et médecine. Il joue de son « aura » miraculeuse et de l’ignorance des gens. Depuis des années le Phosphénisme existe mais étrangement vous voyez qu’il n’est pas vraiment cité. Dans l’article on se rend compte que le pratiquant l’ignore même s’il le cite en comparant nos temps de fixation très courts.

5e partie : Quels rapports y a-t-il entre le Phosphénisme et le mouvement Subud ?

Présentation : Je m’appelle Xavier, j’ai 32 ans et par curiosité j’ai décidé de poser quelques questions à Daniel Stiennon sur les liens entre le Phosphénisme et le mouvement Subud, car le Dr Lefebure y a consacré une partie de son livre « L’Initiation Subud ou transmission de la grande force de vie par l’oscillation du point de concentration ».

Q. : M. Stiennon, ma première question sera directe : quels sont les liens entre le Phosphénisme et le mouvement Subud ?

R. : Écoutez, la réponse est simple, nous n’avons aucun lien avec le mouvement Subud.

Q. : Pourtant le Docteur Lefebure y fait référence dans ses livres et le titre de l’un d’entre eux est « L’initiation Subud ou transmission de la grande force de vie ».

R. : Effectivement. Mais, il n’empêche que nous n’avons aucune relation avec le mouvement Subud. Depuis que le Dr Lefebure est décédé, je n’ai jamais cherché à prendre contact avec ce mouvement.

Q. : C’est assez étrange, car vraiment au vu des ouvrages, tout lecteur serait conduit à penser qu’il y a un lien direct et même que vous faites de la publicité pour ce mouvement.

R. : Je ne fais aucune publicité pour ce mouvement. Le passé est le passé et je vais vous expliquer. Mais, avant laissez-moi être clair. Le Phosphénisme n’est pas une association loi 1901. Il ne se donne aucune vocation religieuse et n’en envisage aucune.
Vous êtes chez moi et vous ne voyez aucun autel, ni photos à la mémoire du Dr Lefebure. Je suis vêtu et je vis comme tout le monde. Seuls quelques ami(e)s que vous avez pu croiser sont là, dont certains m’apportent ponctuellement leur aide pour que le Phosphénisme ne disparaisse pas.

En tant que directeur des Éditions Phosphénisme et de l’École du Dr Lefebure, je ne soutiens et ne souhaite aucune relation avec un mouvement qui puisse être qualifié de secte.

Chacun est libre de ses choix ou convictions de pensées. D’ailleurs le sens ancien de secte, signifiait école de pensée, d’où la secte des chrétiens, des esséniens, des gnostiques, etc.

L’association Subud a été qualifiée de secte en 1995 dans un rapport parlementaire. Un mouvement est classé comme « secte » du fait de certains comportements. Entrent en ligne de compte le nombre de plaintes déposées à son encontre et la méthode utilisée pour recruter ses membres. Je pense que ces deux critères sont on ne peut plus clairs. Le troisième critère relève de l’ordre fiscal. En effet beaucoup de ces organisations se soustraient à la TVA…

Tout le monde a droit de faire des erreurs, et il se peut aussi que des personnes membres aient des comportements déviants. Tout est discutable et je ne suis pas là pour en débattre ou polémiquer. Je souhaite juste ici vous indiquer ma position.

Pour s’éviter des poursuites beaucoup de « gourous » et/ou auteurs s’expatrient afin de répandre leur bonne parole depuis l’étranger. Tout ceux qui exerçaient avant-hier en France sont d’abord partis principalement vers le Canada français, puis suite à de nouveaux démêlés judiciaires se sont plutôt orientés vers l’Amérique du Sud. On peut pratiquement dire que règne là-bas un véritable paradis pour les sectes.

Le Phosphénisme demeure en France et ne figure dans aucun rapport parlementaire. Alors, quand je constate que certaines individus à l’esprit étriqué pensent que le Phosphénisme est une secte, je les encourage à consulter les différents rapports ainsi que la liste des mouvements sectaires.

Le classement du mouvement Subud en tant que secte a été effectué après le décès de son fondateur survenu en 1987. En Asie, la spiritualité est différente et ce qui chez eux semble normal ne l’est pas chez nous. L’Inde elle-même commence à emprisonner les faux Saddhus, et le mouvement rationaliste essaie de lutter contre l’illettrisme. Je ne vais pas vous refaire l’histoire et tous les débats.

Q. : Non, vous êtes clair et j’ai pu en effet constater que vous ne figuriez sur aucun rapport.

R. : Oui, et pour vous dire les relations que j’ai eues avec le mouvement Subud…

Q. : Vous en avez eues ?

R. : Oui, j’ai été visité par un Monsieur qui se présentait comme le président du mouvement Subud dans les années 1990. Comme le Dr Lefebure faisait très souvent mention de son initiation par Pak Subuh, je l’ai accueilli avec respect. Il faut accueillir toute personne avec respect.

Mais, cela dura très peu de temps. Mon interlocuteur devint très vite irrespectueux et odieux. Il me demanda de ne plus mentionner le mouvement Subud dans mes publicités.

Q. : Ah bon ? J’aurais plutôt pensé l’inverse car indirectement le Dr Lefebure leur fait une sacrée publicité.

R. : Oui, vous pouvez le voir ainsi. Mais, ce ne fut pas le cas. Vu le ton supérieur et les ordres comminatoires que prétendait m’intimer cette personne que j’accueillais amicalement, cela tourna vite court. Ce fut une des rares individus qui m’a poussé à m’emporter et il a très vite compris qu’il valait mieux quitter mon bureau. Je n’ai pas accepté que l’on vienne chez moi, que l’on me manque de respect et que l’on me donne des ordres de surcroît. Et peu importe qu’il s’agisse du mouvement Subud en l’occurrence.

Q. : Réaction étrange de sa part à vous écouter.

R. : Tout à fait. Mais je vais préciser. Le Dr Lefebure a reçu deux initiations. Les études qu’il avait suivies l’ont poussé à s’interroger sur l’impact physiologique et neurophysiologique de ses expériences suite aux transmissions de pouvoirs par le zoroastrien Arthème Galip et par Pak Subuh. Il comprit qu’il y avait une réalité physiologique. Il s’interrogea donc sur les modalités de cette procédure de transmission de pouvoir.

Q. : Dans un sens, on ne peut que lui donner raison. S’il y a un effet physiologique et une incidence sur la conscience, il faut étudier à la fois la conscience et les mécanismes par lesquels cet effet se produit.

R. : Le Dr Lefebure passionné de spiritualité n’en restait pas moins un médecin et il avait par conséquent une formation et un raisonnement scientifique.

Q. : Il suffit de lire ses livres qui ne sont pas communs pour s’en rendre compte. Leur niveau fait un peu mal à la tête, et il faut vraiment s’accrocher pour continuer. ?

R. : Exact, c’est d’ailleurs ce qui indirectement freina et freine certainement encore aujourd’hui sa diffusion. Le Dr Lefebure pensait en faisant cela expliquer des phénomènes dits initiatiques. Désormais des laboratoires de neurosciences font des études avec des appareils très différents des siens. À son époque cela n’intéressait personne. Il établit donc lui-même ses protocoles.

Q. : Le livre sur la cervoscopie est certes passionnant, mais imbuvable, aucun éditeur n’essaierait de le proposer sur le marché de la spiritualité.

R. : Tout comme « L’Initiation de Pietro » d’ailleurs. Mais comme le Dr Lefebure l’indique dans « Initiation Subud », il étudia le mode de transmission de Pak Subuh, lors de sa rencontre, il n’y avait aucun enseignement, ni aucun dogme. Il s’agissait d’une expérience à vivre, à se laisser porter par elle, et à entretenir. Pour un scientifique c’est l’idéal. Il n’y a pas d’explications abracadabrantes, pas de mantras, pas de suggestion possible. C’est une initiation pure. La manière de procéder de Pak Subuh amena le Dr Lefebure à étudier plus en profondeur les balancements particuliers de Pak Subuh lors du Latihan.

Ne pouvant vérifier les effets produits par ces balancements à l’aide d’un encéphalogramme, il les étudia via les phosphènes. Il remarqua donc le rapport entre le balancement du phosphène et les balancements de la tête, l’incidence des fréquences rythmiques, etc.

Q. : Il fallait vraiment y penser et c’est vrai qu’à présent grâce au Dr Lefebure je perçois bien les liens entre les balancements de la tête ou du corps de certains rabbins, soufis, lamas, sorciers africains, etc. et je fais désormais le lien avec les balancements naturels du corps ou de la tête de nos enfants dans leurs jeux, ou avec les jouets, les comptines, la rythmique des Psaumes, des différentes récitations des religions du Livre. C’est très frappant.

R. : Oui, c’était là sous nos yeux, et le Dr Lefebure fut le seul à ma connaissance à affirmer que c’était la clé des états de conscience modifiés et de la transmission de certains pouvoirs comme une force initiatique qu’il nomma « Effet Subud ». Il n’allait pas la désigner autrement, et par honnêteté il l’appela du nom du mouvement qui à l’époque transmettait cette technique spirituelle. Il découvrit comme je vous l’ai dit que ces techniques étaient universelles.

Q. : Là, je dois dire que je n’ai trouvé aucun auteur ou livre qui parle de cette manière de procéder. Le Phosphénisme est-il le seul endroit où de telles pratiques sont enseignées ?

R. : Oui, nous n’essayons pas de revendre de grands discours philosophiques, ni ne demandons à devenir végétarien, ni de quitter sa famille, ni de nous faire des dons (même s’ils sont les bienvenus – rire). Je ne vends pas non plus la transmission initiatique. Je le pourrais, cela me rendrait célèbre. Mais, je préfère que les étudiants développent en eux cette forme de rythmes. Cela leur évite toute dépendance ou influence et aussi de tomber dans des excès.

Q. : Je n’ai pas vu dans vos publications que vous vendiez l’initiation, mais vous pourriez effectivement le faire.

R. : Cela rapporterait gros pourtant, et il m’a été souvent proposé de l’argent dans ce but. Il n’est pas innocent de recevoir une transmission initiatique. Je sais que c’est très en vogue, toutefois en ce qui me concerne j’ai choisi le mode sans danger pour les stagiaires ; et leur apprendre les exercices à effectuer pour entretenir le rythme leur évite toute subordination.

Q. : Vous m’alléchez. Je sais que des maîtres indiens appellent cela Gourou Diksha ou Shaktipata.

R. : Et dans l’islam on appelle cela Barakha. C’est un vieux mode de transmission qui existait chez les zoroastriens. François Brousse reçut une transmission de pouvoir très forte de Casrojan Ali, mais, comme il ne connaissait rien à la procédure et aux explications neurophysiologiques, il finit par croire qu’il était un très grand adepte. Il dérailla.

C’est très souvent qu’après la réception de ce phénomène les individus prennent un air supérieur alors qu’ils n’ont reçu que les prémices et que tout leur reste à faire. On peut comprendre que le phénomène sectaire puisse s’enclencher à partir de là. Il n’y a pas que les maîtres du Kriya yoga ou les siddhas yogis qui savent transmettre cette force.

Q. : Oui effectivement.

R. : Je ne critique pas la méthode de transmission. Je vous indique que cela peut conduire à des abus de faiblesse. En effet, la vénération et l’abandon de toute volonté (qui est le propre du moine ou de la nonne dans un but d’ascèse) peuvent conduire rapidement à des déviations. Les sommes en jeux sont très vites colossales et l’intérêt prime. L’erreur est de croire que tous ceux qui vous transmettent cette force sont immédiatement des êtres supérieurs. Il faut se méfier de cela.

Comme je le disais précédemment, en Inde, c’est différent. Nous sommes en France, au 21e siècle. S’il y a des dépôts de plainte, il faut s’interroger. Et il nous faut sortir de ce culte de la personnalité qui fait croire que l’autre va tout faire pour nous. Ce n’est pas propre à la spiritualité, cela existe dans les affaires, l’économie et la politique. L’humain abandonne vite sa volonté et son jugement.

Mais je ne m’inquiète pas en ce qui concerne les Phosphénistes, ils ont une explication qui utilise des bases rationnelles pour les phénomènes vécus. Ils sont donc en principe peu manipulables. S’ils étudient les yogas, le bouddhisme, les cultes africains, le chamanisme, etc., ce qui est leur droit (rire), ils savent vite repérer les implications des rythmes et autres pratiques. Ils font « Ah intéressant » et repensent aux enseignements du Phosphénisme. Ils savent aussi garder l’esprit critique. Je ne leur impose aucun credo.

Je n’ai pas la science infuse. Tout évolue, tout doit être remis en question à tout moment. Nous vivons dans un monde d’hypothèses. Mais l’important est la base expérimentale. Je m’impose toujours ces raisonnements, car il est nécessaire de douter pour avancer, de remettre les acquis en question et de tester sur soi.

Q. : Eh bien, c’était très intéressant d’avoir votre position et que vous vous livriez intimement, même si parfois je suis un peu perdu par toutes les relations et explications. Mais, je bosse un peu les différents sujets (sourire).

R. : Pour terminer, je ne voudrais pas que l’on croie que je critique les pratiquants sincères de Subud ou de tout autre mouvement. J’indique juste ma position et je réaffirme que je ne désire pas d’assimilation avec la notion de secte. Je n’aime pas les abus de faiblesse, les abus tout court. Je ne connais pas suffisamment le mouvement Subud actuel. Je m’appuie simplement sur les rapports parlementaires et je n’ai pas à conseiller ou déconseiller de rejoindre divers mouvements ou à inviter à faire du koundalini yoga ou autre. Je dis juste, restez vigilant, et si c’est dans un rapport parlementaire, interrogez-vous. J’ai eu une très mauvaise rencontre avec une personne qui se prétendait président de Subud pour la France. C’est la seule relation que j’ai eue avec ce mouvement, et elle fut très mauvaise comme je viens de le relater.

Le Dr Lefebure a transmis une méthode qui, même si vous êtes athée ou adepte de n’importe quelle religion, permet de comprendre et d’utiliser des exercices en ayant des explications en neurophysiologie cérébrale. C’est une richesse inestimable.

La spiritualité n’est pas exempte d’escroqueries, de mensonges. Ne signez pas un chèque en blanc sous prétexte de spiritualité. Votre voisin peut être un dangereux criminel et vous le côtoyez tous les jours. Il y aura toujours des gens peu recommandables. C’est aux mouvements de faire le ménage en interne. Mais, parfois il y a des luttes de pouvoir, des lignées familiales, des considérations de race, n’oubliez jamais cela.

Q. : Merci, j’entends que vous restez tolérant et ouvert. C’est appréciable.