Initiation à la vie sauvage

Pratique du Phosphénisme dans la nature

Mon lieu préféré pour la pratique du Phosphénisme est la forêt. Et pour peu qu’il y ait un ruisseau, j’en suis toujours enchanté.

D’abord, je commence par marcher pieds nus, afin de reprendre contact avec la terre. Puis, pour capter la lumière en ces lieux, je regarde la surface du sol et j’y cherche l’empreinte du soleil qui y projette ses rayons.

Une fois que j’ai trouvé un disque de lumière au sol, je me retourne, me place dans l’alignement des rayons solaires et regarde le ciel en direction du soleil afin de me laisser éblouir par cette beauté sans nom, auréolée d’un vert chlorophyllien.

Néanmoins, je ne regarde pas la lumière solaire plus de 3 secondes afin de respecter la loi du « tout ou rien » et de ne pas me faire de mal ; l’essentiel étant d’obtenir le phosphène résiduel (ou post-phosphène) qui offrira plus de puissance à ma méditation.

Comme il est d’usage dans les pratiques phosphéniques d’utiliser un réflecteur pour polariser la lumière, on peut utiliser un disque en cuivre ou en argent et pourquoi pas en or, ou encore en papier blanc.
Mon réflecteur privilégié est un coquillage plat, nacré, solide et de la taille de ma main. Je le range facilement dans la poche de mon sac à dos ; ce qui me permet de l’avoir toujours à portée de main.

Face à ces grandes cathédrales de verdure que sont les forêts, je reste humble et je fais en sorte de me fondre dans le décor, afin de laisser place à mon intuition et à ma créativité.

Dans ces moments privilégiés, je prends beaucoup de à composer ma propre musique, que ce soit en jouant ce que j’appelle des « Beatbox-Mantras », utilisant un tambour vibrant, ou en prenant 2 bâtons que je claque en rythme ; ce qui m’amène d’ailleurs très souvent à réaliser des mouvements tournoyants et symétriques avec mon corps.

En général, j’alterne entre ces temps de « danse forestière » et des marches simples, lentes et précises où je m’entraîne aux exercices rythmo-phosphéniques, tels que les balancements et les pulsations du point de concentration.

Pendant cette astreinte rituelle, où je rends grâce à la Grâce, je sollicite également le pneumophène avec des respirations rythmiques qui m’amènent progressivement à obtenir des perceptions très fines qui font vibrer mon âme.

Et à force de cultiver ces perceptions subtiles, dans le bois de Bienfay qui se trouve dans le département de la Somme, où j’habite, je me suis rendu compte qu’à un endroit, il existait une frontière invisible à mes yeux. En effet, au fil de mes pérégrinations dans ce lieu, j’ai constaté que chaque fois que je passais à cet endroit précis, mon état d’esprit changeait.

Bien évidemment, j’ai mis un certain temps avant de le remarquer. Puis je m’en suis amusé, avant de réussir à m’en servir. En effet, en apprenant à ressentir plus finement cette forêt, tout autour de moi, grâce à l’approfondissement de ma pratique, je peux désormais percevoir une sensation tactile à plusieurs mètres autour de mon corps.

En fait, cela se présente comme si une bulle cristalline et vibrante émanait de moi et me permettait d’avoir une extension subtile de mes sens communs (tactile, auditif et visuel). Ainsi, parfois, je ressens sur les bords de cette bulle comme de petites entités qui viennent s’y frotter, s’y baigner, faisant vibrer mon aura par endroits, et qui produisent ce qui me semblerait être comme un rire ayant un son de clochettes.

Par Vianney Clavreul
Guide nature (initiation à la vie sauvage)
https://www.terran.fr/le-manuel-de-la-vie-buissonniere.html
https://www.laviebuissonniere.com

initiation à la vie sauvage
Après une formation en aménagement de l’espace rural, Vianney Clavreul se découvre un goût pour la pédagogie et décide de travailler dans l’éducation sociale et culturelle. Il est guide nature depuis 2009.
En 2017-2018, il se rend à Espinho (Portugal) à pied, puis, en 2019, va jusqu’à Sète. Il a appris en autodidacte l’autonomie alimentaire sauvage et partage ses connaissances, mises à l’épreuve par ces deux migrations saisonnières, lors de stages.

initiation à la vie sauvage
« Harnaché d’une charrette à bras, j’ai cheminé de bourg en bourg et cueilli ma pitance tout le long du voyage. »
C’est ainsi que Vianney Clavreul résume son périple. De la Picardie jusqu’au sud de Porto, au Portugal, il a parcouru 2 600 kilomètres en six mois en se nourrissant presque exclusivement du fruit de sa glane.
Avec son récit de voyage en toile de fond, Vianney Clavreul prodigue moult conseils pour s’initier à la vie buissonnière : s’équiper, s’orienter, se nourrir sans s’empoisonner…
À travers des fiches abordant l’identification, la période de cueillette, la consommation, etc., il nous invite à (re) découvrir 75 espèces communes (Herbacées, arbres, champignons, coquillages…).
Une vingtaine de recettes du chef Jean-Marie Dumaine complètent son ouvrage.
Son livre, guide délicatement illustré, comblera toutes celles et ceux qui veulent vivre une expérience hors du commun avec la nature et, pourquoi pas, changer leur mode de vie.