FAQ :

TECHNIQUES INITIATIQUES

SCIENCES PSYCHIQUES
et
TECHNIQUES INITIATIQUES

Ce dossier va peut-être, pour certains, bousculer les idées reçues les plus courantes, mais il nous a paru nécessaire d’apporter des éléments de réflexion de nature concrète, et non pas seulement philosophique comme c’est habituellement le cas dans les milieux prétendument spiritualistes.

Nous disons et affirmons que vous êtes assez grand(e) pour vous guider vous-même, à partir du moment où vous avez suffisamment de points de repères pour savoir vers quoi vous tendez, et comment y accéder efficacement. Or, toute la question est là : comment s’y retrouver parmi toutes les « philosophies » et méthodes existantes ?

Le seul critère valable est le résultat. Nous portons une grande attention à l’efficacité, car entre autres choses, elle fait gagner du temps. Pourquoi, en effet, ne pas commencer maintenant, à partir de principes clairement analysés et efficaces ?

L’indépendance dans la recherche, voilà notre leitmotiv. C’est la voie de tous ceux qui ont atteint leur but, dans le domaine de l’esprit.

Les questions qui suivent appellent souvent des réponses plus documentées, c’est la raison pour laquelle nous vous invitons à visiter notre espace Abonnés dans lequel vous trouverez des développements sur les points soulevés ci-après.

1 - Que couvre la pratique du Phosphénisme ?

Comprendre le Phosphénisme est à la fois simple et compliqué. Si l’on se limite à une démarche purement intellectuelle, il est effectivement très compliqué à saisir car la majorité des phénomènes échapperont à la compréhension. Si par contre, l’on met les techniques en pratique, ce sont les aspects intellectuels qui prennent tout leur sens. Ils seront en effet dégagés de la gangue que l’on a coutume d’entretenir autour d’eux, et ils bénéficieront des découvertes qu’occasionne l’expérience individuelle.
Dans ce domaine, la seule démarche valable est l’expérimentation.

Le Phosphénisme est un domaine de recherches à part entière, qui comprend plusieurs branches d’études et d’applications.

– L’étude de l’action des phosphènes sur la pensée a débouché sur deux applications principales :

  • La pédagogie.
  • Le développement des facultés de perception supranormale.

– La physiologie cérébrale appliquée a donné naissance à diverses techniques :

  • La Cervoscopie : analyse du fonctionnement cérébral par les phosphènes doubles.
  • L’Alternophonie : issue de la branche précédente, elle est notamment utilisée dans le domaine de l’amélioration du fonctionnement cérébral au sens le plus large.
  • La Gyrascopie : domaine qui s’enrichit sans cesse de modalités nouvelles et dont la caractéristique est le développement d’une fonction cérébrale particulière : la fonction rotationnelle du cerveau par la méditation gyroscopique.
    Chacune des branches du Phosphénisme a depuis longtemps fait ses preuves car elles apportent bien des solutions et suscitent bien des découvertes (voir  TÉMOIGNAGES).

En outre, l’étude du Phosphénisme éclaire bien des énigmes restées, jusqu’à présent, sans réponse : l’origine des religions et la nature des techniques initiatiques. Ce sont également d’autres aspects de l’histoire humaine qui apparaissent ; ses coulisses en quelque sorte.

2 - Qu’est-ce que l’Initiation ?

Il existe plusieurs aspects dans l’initiation. Tout d’abord, et on ne le dira jamais assez, le mot initiation vient du latin initium signifiant commencement, début. Cela n’a donc rien à voir avec l’acception spiritualiste courante, qui veut que l’initiation soit le don définitif d’un état faisant entrer de plain-pied dans le monde spirituel. En analysant les traditions et les religions, on s’aperçoit qu’une telle conception n’existe nulle part.

L’initiation consiste toujours en la transmission d’une énergie de nature non physique, que la personne réceptrice doit entretenir constamment par la suite.

C’est cet entretien quotidien qui permet à l’individu de prendre conscience d’énergies intangibles et de découvrir de multiples phénomènes subjectifs.

L’accès à cette énergie s’effectue toujours par l’utilisation des phosphènes et la pratique de la pensée rythmée (soit sous forme de prières répétées souvent, soit sous forme de répétition de mantras ou de litanies, soit sous forme de Japa, c’est-à-dire de prière perpétuelle).

La particularité des phénomènes ainsi produits, est que ces transmissions d’énergie psychique sont parfaitement étudiables, reproductibles et vérifiables, et c’est ce qui fait la différence avec les enseignements qui prétendent obtenir des phénomènes de nature physique (comme la télékinésie ; la lévitation etc.), dont on attend encore la démonstration (même la spiritualité est devenue matérialiste, c’est tout dire !)

En fait, il s’agit de stimuler l’activité cérébrale de façon que les cellules nerveuses se synchronisent dans certaines zones du cerveau. Cela provoque une énergie d’une très grande puissance qui, canalisée dans les zones de la pensée, correspond à la description classique de l’éveil de Koundalini (kundalini en anglais) et des phénomènes d’extension de la conscience. Or, les mystiques et les yogis authentiques décrivent toujours les phénomènes ou les perceptions qu’ils obtiennent comme étant subjectifs. « L’univers spirituel » est par conséquent atteint par la perception subjective. Cela permet enfin de déterminer dans quel sens il convient véritablement de diriger les recherches, et c’est un domaine qui, dans nos systèmes matérialistes et technologiques, ne demande qu’à être étudié. L’initiation, au sens le plus profond du terme, relève donc de la physiologie cérébrale, mais sous des aspects qui n’avaient pas été aussi profondément explorés avant les travaux du Docteur Lefebure.

Alexandra David-Neel (qui a consulté le Dr Lefebure en temps que médecin), qui a longtemps vécu au Tibet et en Inde, dit bien que les lamas les plus savants lui ont affirmé que les « phénomènes » relèvent du domaine subjectif.

Note : Les expériences subjectives répondent à des lois, tout comme la matière a les siennes, et il existe de nombreuses constantes d’un individu à l’autre. Il ne s’agit donc pas d’un excès d’imagination, mais bel et bien d’une réalité qui ne relève pas du domaine physique, bien qu’elle y soit rattachée par le fonctionnement cérébral.

3 - Qu’est-ce qu’un Initié (ou qu’est-ce qu’un Maître) ?

Un Initié ou un Maître, sera par conséquent quelqu’un qui aura cultivé la pensée rythmée et qui pourra transmettre cette énergie à autrui. Ainsi s’éveillent des rythmes profonds chez la personne qui la reçoit, et à son tour, si elle les entretient, outre de multiples phénomènes subjectifs (visions, clairaudience, extension de conscience (dédoublement, voyage astral), perception de chakras, éveil de la koundalini, etc.), elle aura la capacité de transmettre ses rythmes.
C’est peut-être à ce titre que l’on peut dire que le Maître ou l’Initié n’a pas besoin de parler pour provoquer cette « transmutation » de l’individu tout entier ; mais cela ne dispense pas des explications élémentaires, ni de la compréhension des processus initiatiques.

Note :L’extase absolue que les derviches atteignent est souvent ressentie par les visiteurs également. Sera élu chef des derviches tourneurs, celui qui saura le mieux transmettre un mouvement de rotation dans la conscience des autres derviches.

4 - Existe-t-il une science occulte, c’est-à-dire une science que l’on ne dévoile qu’à ceux qui sont « prêts » et qui permettrait d’avoir accès à des pouvoirs spéciaux ?

Non ! Il existe simplement des personnes, qui, dans leur enfance, ont utilisé d’instinct les phosphènes en se laissant bercer par leurs rythmes cérébraux, ce qui leur a donné accès à diverses expériences. Il faut remarquer qu’eux-mêmes ignorent la véritable cause de leurs facultés. C’est de cette ignorance qu’est née une soi-disant « science occulte » ou « science secrète », que l’on ne dévoilerait qu’à ceux qui sont prêts. D’ailleurs, lorsque l’on étudie les traditions religieuses et initiatiques, on constate qu’absolument toutes utilisent les phosphènes, et que la pratique de fixation de sources lumineuses directes et indirectes est toujours considérée comme l’enseignement le plus élevé !
Cela montre que l’action de la lumière sur la créativité et les phénomènes psychiques est connue partout et l’a été de tout temps.

5 - Qu’est-ce que le « dédoublement ou extension de conscience » en ésotérisme ?

Le dédoublement, est un phénomène neurologique, facile à provoquer lorsque l’on en connaît les processus physiologiques (il peut-être facilement provoqué par l’entraînement à la pensée rythmée aux travers de certains balancements notamment ou d’exercices comme les « contractions statiques »), et il faut bien noter que ces phénomènes sont totalement subjectifs. Cela signifie que tout se situe au niveau du mental et que le physique n’est pas investi dans l’expérience.

Il ne peut donc rien arriver au corps et, par conséquent, il n’y a aucun danger à vivre ce cinéma intérieur, à partir du moment où on n’a pas de problème psychologique important.

C’est cela même qui justifie la notion de dédoublement : on reste conscient du corps et, dans le même temps, on est conscient de percevoir des situations qui ne sont pas physiques. La conscience perçoit donc « deux endroits en même temps ».

Il est courant d’entendre dire que le dédoublement ne peut se produire que dans le sommeil. C’est le discours classique de ceux qui ne savent pas de quoi ils parlent.

Très souvent, il y a confusion entre certains états de conscience dans le rêve et le dédoublement.
Il arrive que l’on puisse être conscient dans le rêve, c’est-à-dire que l’on sait qu’on dort et l’on sait qu’on rêve (ce qui permet de déboucher sur le rêve dirigé). Dans cet état, il suffit de penser à une situation pour immédiatement la percevoir. Or, beaucoup confondent cet état avec le dédoublement, et ce qu’ils perçoivent n’est que le reflet des pensées accumulées à l’état de veille. D’ailleurs les scènes perçues sont le plus souvent des combats de monstres, des poursuites menaçantes, des situations dramatiques, etc.
En interrogeant ces personnes, nous nous rendons rapidement compte qu’elles baignent dans des ambiances « littéraires » et cinématographiques correspondant à leurs rêves conscients. Autrement dit, elles sont tellement imprégnées de ce genre de représentations que celles-ci s’imposent spontanément dès que la conscience leur fait la part belle. Il est ensuite facile de croire avoir fait un dédoublement et avoir rencontré ou combattu des « entités de l’astral », alors que ce sont ses propres démons que l’on a rencontrés.

Cette notion est appelée en psychologie « rêve éveillé » et en ésotérisme « bas astral, moyen astral, haut astral ». Cette classification, bas, moyen, haut est établie en fonction du niveau et de la qualité du rêve éveillé. Schématiquement les rêves tourmentés « bas » ; les rêves symboliques « moyen » et les rêves qui revêtent un contenu spirituel « haut ».

Dans ces états, on se retrouve face à soi-même, et c’est son propre reflet que l’on perçoit : la personne qui commence à avoir des pensées moroses finit par « broyer du noir » en permanence et aura des expériences angoissantes.
Le mystique qui tend sa pensée vers Dieu, finit par voir des anges. Tout cela se fait en vertu des lois des pensées qui sont semblables à celles de la matière, mais inversées.
Sur le plan physique, les pôles de même signe de deux aimants se repoussent.
Sur le plan mental, des pensées de même nature s’attirent. Il y a donc une polarité et une inertie de la pensée, comme il y a polarité et inertie de la matière. Leurs lois sont les mêmes, mais inversées. Par conséquent, les personnes qui baignent dans des ambiances intellectuelles malsaines retrouvent les mêmes idées dans leur sommeil, mais amplifiées. Les personnes qui baignent dans des littératures ou ambiances spirituelles, auront plus de chances de faire des « contacts » spirituels.

Si elles viennent à se retrouver conscientes dans le rêve, elles croiront faire un dédoublement et un « voyage astral ». Elles diront ensuite à tout le monde que le dédoublement et le voyage astral sont dangereux, alors qu’en fait elles n’auront réalisé ni dédoublement, ni voyage astral, qui sont bien autre chose que ces rêveries conscientes.

De plus, le rêve peut provoquer des effets physiques (tétanie, augmentation ou diminution du flux sanguin dans certaines parties du corps, augmentation du rythme cardiaque) ce qui n’est pas le cas du dédoublement ou du voyage astral.
Certains types de rêves « éveillés/dirigés » peuvent même permettre de vivre des situations en dehors du temps et hors du schéma corporel, d’une telle impression de véracité que certaines personnes n’hésiteront pas à proclamer qu’elles ont revécu une « vie antérieure ! ».

6 - Qu’est-ce que le dédoublement plus précisément et le voyage astral ?

En raison du développement que demande cette question, celle-ci est traitée dans la formation complète au Phosphénisme.

7 - Le Phosphénisme peut-il être étudié par la parapsychologie ?

NON, le Phosphénisme est un enseignement de type Initiatique, Ésotérique, Spirituel. Les expériences réalisées ne rentrent pas dans le cadre des expériences dites parapsychologiques, les expériences Initiatiques étant d’une autre nature.

Remarque : « L’univers de la parapsychologie est un univers qui n’a jamais convaincu que ceux qui l’étaient déjà. Le peu de résultats probants applicables ne laissent pas percevoir de grandes possibilités d’application. »

Dans bon nombre d’expériences, il n’est pas toujours facile, pour une personne ne possédant pas les informations nécessaires, de juger de la qualité réelle de sa propre expérience. Nous pouvons prendre comme exemple ce qui se passe lors d’une crise d’urticaire : cela nous démange jusqu’à en devenir insupportable. En se grattant, on peut observer que l’on éprouve un certain bien-être. C’est ce que l’on appelle, en médecine, la « volupté de grattage » où, partant d’un problème pathologique, on tombe dans un état de volupté, mais qui est un vrai cul-de-sac sensoriel.

Il en est de même des expériences, comme par exemple les exercices initiatiques de balancement de tête, où le sujet n’ayant pas analysé ces exercices à l’aide des phosphènes, pourra être amené à les faire trop amples en provoquant ainsi un massage des ganglions sympathiques. Il s’en suivra un état de bien-être qui pourra laisser croire au sujet qu’il vit une expérience spirituelle, alors qu’il se trouve dans un phénomène sensoriel. Il n’est pas toujours facile de faire la part des choses entre une expérience réelle et une stimulation sensorielle.

Quant aux phénomènes physiques, comme les fameuses expériences de Uri Geller sur la torsion des métaux, il suffit de voir le développement de toute une industrie fondée sur la mémoire de forme, des métaux, pour savoir quoi en penser. De plus, les « expériences » qui consistent à « remettre en marche » à distance (et en différé) des montres et des pendulettes, sont bien connues des physiciens, sous la forme de la cristallisation des métaux.

Trop de personnes encore se laissent berner parce qu’elles n’ont plus en mémoire les notions de physique élémentaire. Tout métal tend à reprendre sa forme première. C’est ainsi que des ponts entièrement métalliques peuvent perdre, au fil du temps, un peu de leur longueur, de même qu’un ressort de montre se retend au fil des années. Quand on reprend une montre depuis longtemps oubliée dans un tiroir, le mécanisme se remet en mouvement, aidé par le ressort souvent suffisamment tendu pour la faire fonctionner pendant au moins une heure. Et selon le niveau d’étude de chacun, certains crieront « aux pouvoirs psychiques » et d’autres « aux lois de la physique élémentaire » !

8 - Quelles différences y a-t-il entre perception extrasensorielle et perception supranormale ?

Définissons exactement ce que signifient ces termes.

La perception extrasensorielle est « ce qui s’établit en dehors des sens », donc ce qui est perçu sans la participation des sens physiques. Or, sans ceux-ci, il n’y a pas de perception possible. Cette conception est donc absurde, bien que certaines personnes s’entraînent à « envoyer une pensée » à d’autres personnes. Mais déjà, elles sont hors sujet et pour preuve si l’on place une personne en état d’isolation sensorielle, les sens physiques ne sont plus sollicités, et pourtant la personne qui baigne dans la saumure a de très nombreuses perceptions : couleurs, images, sons, sensations cénesthésiques, odeurs, etc. Donc cela démontrerait l’existence d’une perception se faisant sans la participation des sens physiques. Mais justement, cet ensemble de perceptions n’est pas extérieur aux sens physiques. Une perception extrasensorielle signifierait « percevoir sans la participation du cerveau », ce qui n’est guère envisageable. En revanche, l’expérience de l’isolation sensorielle met en évidence certaines particularités du cerveau, notamment un système sensoriel possédant les mêmes caractéristiques que la perception physique, mais exclusivement subjective !

C’est donc l’inverse de la notion de perception extrasensorielle (perception extérieure aux sens ; se faisant sans les sens physiques), et il s’agit plutôt d’une perception intérieure aux sens, s’effectuant avec l’entière participation du cerveau.

C’est cette forme de perception qui est qualifiée de « supranormale » ; et elle s’établit au travers des sens.
Étymologiquement, supra veut dire au-dessus, au-delà. Concrètement, l’expérience de l’isolation sensorielle montre qu’il existe effectivement une forme de perception qui s’effectue sous le seuil des sens physiques, c’est-à-dire avant que les stimulations physiques aient atteint l’intensité suffisante pour que les sens répondent. Cette perception se fait donc au-delà des sens ; mais un au-delà intérieur. Si l’on veut être précis pour décrire cette expérience, il vaut mieux parler d’une perception s’effectuant en deçà des sens physiques ; le contraire de supra. Doit-on créer un néologisme signifiant : perception sous le seuil de la normale ?

intra : à l’intérieur ab : sans infra : en-dessous sans   infra : en-dessous

C’est le domaine du subjectif, c’est-à-dire une forme de perception dont l’individu est le seul témoin, comme il est seul témoin de ses rêves ou de ses pensées. Toutefois, les expériences subjectives répondent à des lois bien précises, tout comme la matière a les siennes, et il existe de nombreuses constantes d’un individu à l’autre. Il ne s’agit donc pas d’un excès d’imagination, mais bel et bien d’une réalité qui ne relève pas du domaine physique, bien qu’elle y soit rattachée par le fonctionnement cérébral. Ce dernier est constitué de réactions chimiques et électriques qui produisent de nombreux échanges d’énergie.

Le Dr Lefebure a découvert que, grâce à la lumière, nous avons la possibilité d’augmenter ces échanges. Il a également mis en évidence que les hémisphères cérébraux ne fonctionnent pas en continu, comme on le croit (il suffit de voir comment est structuré l’enseignement dans les écoles), mais par alternance ; et qu’il possède de nombreuses fonctions rythmiques.

Ainsi, lorsque l’on place le cerveau dans les conditions où ses rythmes sont stimulés au maximum, leur amplification est telle que la perception subjective devient aussi intense que la perception physique. Cette amplification constitue la perception supranormale, et c’est cela que, sous d’autres vocables, tous les saints et les mystiques ont cherché à obtenir par des entraînements appropriés. C’est cet univers subjectif qu’ils ont nommé le « monde de l’esprit ».

Il n’y a pas contradiction entre « subjectif » et « objectif ». Cette dichotomie ne désigne pas une réalité physique qui serait opposée à l’inexistence de l’esprit. Ce qui est objectif correspond à la perception physique ; ce qui est subjectif correspond à la « perception intérieure ». Autant dire que la perception physique contient aussi une bonne part de subjectivité, car en dernier ressort c’est le mental qui analyse toutes les perceptions. Pour preuve, la même intensité de douleur administrée à des sujets donnera pour résultat des ressentis différents. Lorsque la verbalisation entre en jeu, cette différence peut être encore plus marquée, à titre d’exemple on peut citer les témoignages relatant un même événement qui ne semblent pas décrire la même chose du tout ! À l’inverse, dans la mesure où plusieurs personnes perçoivent le même phénomène subjectif, celui-ci entre dans l’univers de l’objectivité, c’est-à-dire de la réalité. Incidemment, le rêve nous en fournit un bon exemple, car, de par son contenu, il a longtemps été vécu comme une perception seulement subjective, mais il s’est avéré, par la suite lorsqu’on l’a étudié, qu’il signalait aussi d’une activité électrique du cerveau qui peut être objectivement mesurée ; l’objectif et le subjectif, loin de s’opposer, sont inextricablement liés.

La pensée est le premier phénomène subjectif dont nous ayons conscience, et elle nous donne accès à tout un monde de sensations. À ce titre, la pensée ne peut plus être considérée comme conséquence de l’activité cérébrale, mais le cerveau est, entre autres, l’organe de la perception subjective. Dans la nature, un organe ne se développe que par rapport à une énergie déjà existante qu’il percevra de mieux en mieux selon les besoins de l’espèce et de l’individu. Les yeux ne se sont développés que parce que la lumière existait avant l’œil. L’ouïe s’est développée pour mieux percevoir un univers vibratoire particulier, apportant une connaissance supplémentaire de l’environnement. Il en est de même pour tous les organes des sens. Ce n’est pas parce que les yeux se sont développés que la lumière a soudain existé ! Le processus physiologique est semblable pour la pensée, qui est l’expression d’une énergie préexistante que l’activité cérébrale permet de percevoir. La pensée est le seuil de l’esprit.

9 - Qu’est-ce qui différencie les sciences du psychisme des techniques initiatiques ?

Les sciences du psychisme sont encore en recherche pour établir des bases solides au domaine qu’elles sont censées investir. Mais le mot « science » peut facilement provoquer la confusion dans les esprits, car dans le grand public, il est trop souvent synonyme de connaissances bien établies et définitives, alors que les scientifiques savent bien eux-mêmes que ces questions ne sont pas aussi tranchées qu’on aimerait le croire. Les données et les théories scientifiques sont, en effet, en perpétuelle évolution, et c’est justement ce qui caractérise la démarche scientifique, d’ailleurs il n’y a qu’à voir le rythme de plus en plus rapide auquel les nouvelles découvertes se font.

Bien souvent, ceux qui mettent en avant les sciences du psychisme veulent laisser entendre que dans le domaine de l’esprit, les connaissances sont parfaitement établies, ce qui n’est malheureusement pas le cas. Lorsqu’on analyse ces sciences, on s’aperçoit que pour une bonne part elles reposent sur des présupposés, des certitudes et parfois des préjugés ; et qu’en réalité, ce que chacune d’entre elles propose n’est rien d’autre qu’une grille interprétative qui tente de décrypter des réalités qui se dérobent sans cesse à l’objectivité.

Pour ce qui concerne les techniques initiatiques, elles sont un ensemble de procédés permettant d’obtenir des phénomènes dont l’existence a été constatée depuis des millénaires. Le fait que ces phénomènes ont pu être constatés ne signifie pas qu’ils soient compris et expliqués, mais simplement que l’on connaît les circonstances particulières qui permettent de réaliser certaines expériences.

10 - Certains phénomènes mystérieux sont-ils des phénomènes phosphéniques ?

Une des phases du phosphène, la lueur diffuse, possède des propriétés qui la définissent comme une énergie : elle permet la perception des objets en pleine obscurité ; elle est très transmissible par télépathie, et elle est photographiable. On peut également lui donner une forme.

C’est cette lueur diffuse qui fut appelée « égrégore » dans les temps anciens. Or, lorsqu’il y a accumulation de sels phosphéniques dans un lieu, cela donne naissance à des manifestations surnaturelles, des « apparitions ».

11 - Certains aspects du Phosphénisme rentrent-ils dans le cadre du paranormal ?

Le Phosphénisme peut expliquer un grand nombre de phénomènes dits paranormaux. Et s’il reste encore à la science quelques énigmes, gageons que dans quelques années elle les aura élucidées et d’autant plus rapidement que le Phosphénisme sera étudié par des chercheurs émérites.

12 - Toutes les expériences phosphéniques sont-elles du domaine subjectif ?

Pas seulement les expériences phosphéniques, mais toutes les expériences psychiques ou spirituelles relèvent du domaine subjectif.

Le Docteur Lefebure a formulé ainsi : « Celui qui recherche l’objectivité sera déçu, celui qui recherche au contraire la subjectivité s’apercevra un jour que ses expériences sont objectives ». Mais consolons-nous et ne soyons plus des enfants. Toutes les grandes découvertes ont été trouvées ainsi.

Souvenez-vous par exemple d’Einstein qui a découvert la loi de la relativité complexe, en rêvant qu’il se trouvait sur une sphère avec d’autres sphères autour de lui. Ceci paraît bien être le rêve le plus banal qu’on puisse imaginer et pourtant l’objectivité l’emporta sur la subjectivité.

Le phénomène subjectif le plus connu est le rêve. Subjectif, car nous sommes les seuls témoins du contenu de nos rêves, et nous ne pouvons apporter aucune preuve de ce que nous percevons quand nous rêvons. Mais comme tout le monde rêve, ce phénomène subjectif est passé dans le domaine objectif.

Si plusieurs personnes décrivent un phénomène subjectif, il devient obligatoirement objectif.

Quand il y aura beaucoup plus de personnes qui feront des expériences mystiques, celles-ci passeront à leur tour dans le domaine objectif.

Mais le « monde de l’esprit » restera toujours du domaine des phénomènes subjectifs sans lien avec la matière. Et maintenant on sait que ceux qui ont voulu créer un lien ont usé de supercherie, car l’univers subjectif auquel appartient « l’expérience » n’a pas d’interactions démonstratives avec des faits qualifiés d’objectifs par la science actuelle.

13 - Y a-t-il des dangers dans la pratique du Phosphénisme ?

Aucun en ce qui concerne la pratique du Mixage Phosphénique. Bien au contraire, car la lumière est un véritable épurateur de la pensée.

MANÈS disait « La lumière porte vers le bien. »

Il se produit en effet dans la pensée, une véritable épuration des sentiments conduisant toujours la personne vers ce qui la protégera et l’équilibrera le plus ; et cela, parfois, sans qu’elle ne s’en rende compte.

Par contre, en ce qui concerne les exercices de pensées rythmées, ceux-ci engendrent une énergie colossale dans la pensée. Cette énergie va jouer le rôle d’amplificateur sans discernement, car dans les premiers temps, elle amplifiera toutes les pensées, aussi bien les bonnes que les mauvaises. C’est pourquoi la pratique de la pensée rythmée doit toujours être associée à la pratique du Mixage Phosphénique, mais il convient également durant la séance de pensées rythmées de prendre soin du choix de ses pensées.

Une personne dépressive doit se limiter à la pratique du Mixage Phosphénique. Ceci est également vrai pour des personnes au comportement agressif. Ce phénomène d’amplification des pensées mauvaises est appelé : « l’épuration », son intensité peut être importante, mais s’estompe après quelque temps de pratique avec les phosphènes.

14 - Qu’est-ce que la télépathie phosphénique ?

Par télépathie, nous n’entendons pas « émission d’une pensée d’une personne à une autre », comme on l’entend habituellement. La télépathie phosphénique consiste bel et bien en une transmission de rythmes.

La télépathie phosphénique est donc l’induction d’un rythme par réciprocité. La distance tient un rôle important, car plus on est proche de l’émetteur, plus les phénomènes sont intenses. Cela permet de comprendre les prodiges solaires comme Fatima, ce dernier étant considéré par l’Église (après 13 ans de procès canonique), comme « le joyau de l’église romaine » ; lequel n’est rien d’autre qu’un phénomène cent pour cent phosphénique, (si le soleil avait véritablement eu le comportement qu’on lui prête, nous ne serions pas là pour en discuter…), et dont tous les éléments peuvent être réalisés séparément ou ensemble, sans que cela n’enlève rien au côté spirituel de l’événement.

Le sens du mot prodige est suspension des lois naturelles. Ce que la foule a perçu sur le plateau de Fatima, c’est le co-phosphène solaire qui a donné cette sensation d’obscurcissement du soleil. Les autres mouvements du co-phosphène : balancements, pulsations (ce que les gens ont pris pour la chute du soleil !), les tremblements, sont des rythmes propres aux phosphènes. Même le phénomène spectaculaire de l’herbe ayant séché rapidement alors qu’il avait plu légèrement, est un phénomène phosphénique relevant d’une propriété calorique de la lueur diffuse.

Certains témoins ont d’ailleurs dit avoir ressenti une sensation de chaleur ; d’autres, plutôt une sensation de fraîcheur, ceci étant tout à fait caractéristique de l’expérience phosphénique qui consiste en la projection du phosphène sur le dos de la main ; expérience plus marquante encore lorsque plusieurs personnes projettent le phosphène vers une même personne. Celle-ci se met alors à se balancer spontanément, ce qui montre que le phosphène est une énergie en relation avec des rythmes profonds.

Dans ces deux expériences, certaines personnes décrivent une sensation de légère chaleur ; pour d’autres, c’est une sensation de fraîcheur qui prédomine. De même, les boules blanchâtres tombant du ciel, et que les gens essayaient d’attraper en vain, celles-ci s’évanouissant, étaient un phénomène relevant de la définition même du phosphène : perception de sensations lumineuses subjectives. On sait que lorsqu’il ne se passe plus rien sur la rétine, il y a encore émanation d’une substance subtile produite par le cerveau : la lueur diffuse. Cette phase du phosphène permet de percevoir les objets en pleine obscurité ; et c’est lors de cette phase et dans cette lueur, que les mystiques ont leurs visions.

Note : en 1967 suite à l’envoi de lettres et de télégrammes par le Dr Lefebure au Vatican et à sa Sainteté Paul VI pour expliquer que venaient d’être découverts scientifiquement les « phénomènes » de Fatima (révélations qui ont « troublé » le pape), l’Église ne parle plus des « prodiges solaires » comme le joyau de l’Église catholique. Ce qui constitue une reconnaissance implicite des découvertes du Dr Lefebure.

Autre exemple d’un effet de télépathie phosphénique : vous connaissez la qualité de votre pensée, la qualité de votre image mentale quand vous formez par exemple le point de concentration pour pratiquer un balancement. Si à côté de vous une personne plus avancée, pratique avec vous cet exercice, vous observerez que vous aurez beaucoup plus de facilité à former et à maintenir cette image.

15 - Peut-on influencer quelqu’un à distance ?

Cette question doit être abordée sous deux aspects. Le premier ne prend en compte que la pensée proprement dite : Peut-on investir à distance le cerveau d’une autre personne et lui imposer notre propre pensée ? Dans ce cas, la réponse est Non.

Pourtant, beaucoup le croient sans jamais en avoir eu la démonstration.

Le deuxième aspect est à analyser sous l’angle de la personne qui pratique les exercices de pensées rythmées. Le rythme introduisant un élément de structuration dans la pensée, en lui conférant une hiérarchisation supérieure, la réponse est autre. Pour mieux comprendre, reprenons l’exemple donné par le Dr Lefebure : l’analogie du vent et de la pensée.

La pensée est comme les masses d’air anarchiques : la dépense d’énergie est grande, mais l’effet total est faible. Par exemple, le vent ne traverse pas les murs. Mais que l’on vienne à rythmer l’air et l’on produit un son. Ce dernier, bien que des milliards de fois plus faible que l’énergie du vent, traverse facilement les parois.
Toute la différence est due au rythme de l’énergie. De même, lorsque les masses d’air sont rassemblées et entraînées dans un mouvement spiral rythmé, elles prennent une puissance fantastique capable de raser des villes et des régions entières : ce sont les tornades et les typhons.

La pensée suit le même processus. Lorsqu’elle est rythmée, elle acquiert une puissance exceptionnelle qui en fait une énergie portant haut les capacités humaines. Elle produit alors le développement de l’idéation, de la créativité, de l’intuition ; puis, lorsqu’on l’entraîne dans un mouvement spiral, sa puissance devient telle qu’elle déclenche des phénomènes intérieurs très riches et très profonds.

Cette pensée rythmée projetée sur une autre personne va avoir pour effet d’amplifier les propres pensées du récepteur en fonction du degré de réceptivité de celui-ci.
L’émetteur et le récepteur doivent être aussi proches que possible, car la qualité du résultat est inversement proportionnelle à la distance qui les sépare.

Note : L’envoûtement ou l’influence à distance n’a de prise que sur des sujets superstitieux ou influençables.

16 - Qu’est-ce que l’envoûtement ?

Bien des gens se croient envoûtés alors qu’ils sont en fait victimes d’une maladie microbienne, surtout dans les pays ou région d’Afrique ou le « sanitaire » laisse à désirer. Beaucoup de ces maladies ne sont pas repérées par les analyses, et c’est alors le psychiatre qui prend le relais du médecin.

« Le système nerveux est le siège de notre conscience, de notre personnalité. Or, c’est lui que la toxine tétanique frappe, mais en respectant les zones du jugement et de l’intelligence. » Dr LEFEBURE

Il en résulte que l’une des impressions les plus atroces, probablement même la pire que donne cette maladie, est que votre personnalité échappe complètement à votre contrôle, pour devenir la proie d’une force, d’une puissance effarante, terrorisante, qui vous envahit de plus en plus. Le jugement clairement conservé conclut que l’on est POSSÉDÉ par une force plus puissante que la vôtre, qui étend son emprise, non seulement sur le système musculaire, mais aussi sur une partie du psychisme.

On comprend que, dans les temps où l’on ne savait pas que ce qui vous possédait ainsi, c’était des doses infinitésimales d’un poison sécrété par quelques misérables petits microbes, non seulement l’entourage, voyant un sujet normal jusque-là, subitement pris de secousses musculaires imitant un acte volontaire, bien que ne l’étant pas, ait pu penser à une possession par le diable : mais le sujet lui-même c’est-à-dire le malade, ayant le sentiment d’être dominé par une force infiniment supérieure à la sienne ayant pénétré dans son corps, a pu s’accuser lui-même d’être possédé du démon.

Les deux points de vue, microbien et théologien, ne sont d’ailleurs pas contradictoires : on peut considérer que le microbe est le corps du diable, tout d’abord, évidemment, parce qu’il nous fait souffrir. Plus encore, parce qu’il provoque des troubles caractériels qui nous poussent à mal agir. C’est spécialement vrai dans le cas de la toxine tétanique, qui, à la dose du tétanos chronique, rend très irritable, violent, par besoin de soulager une sensation indéfinissable de surexcitation musculaire.

De plus, cette toxine pousse le sujet à fuir les autres êtres humains et à s’enfoncer dans la rêverie, par sa fixation sur certains centres cérébraux qui lui sont réceptifs.

Enfin, les microbes représentent une forme de vie primitive, sans organisation intercellulaire, sans hiérarchie entre eux, au sein de la même espèce. C’est en ceci que, métaphysiquement, ils représentent le diable, c’est-à-dire une forme de vie si ancienne qu’elle fut longtemps la seule existante, à l’aube de l’évolution biologique sur notre planète, forme de vie dont nous devons nous éloigner, alors que sous son influence, nous reculons vers l’état primitif.
Ceci est net, par exemple, dans le ralentissement de la vie intellectuelle que provoque la maladie. Les plantes, les animaux, surtout les hommes, présentent au contraire un haut degré d’organisation intercellulaire et de hiérarchisation entre les différentes variétés de cellules qui les composent, dans l’ensemble ; d’autant plus que ces êtres sont apparus plus récemment dans l’évolution. Ceci prouve bien que l’organisation, la différenciation et la hiérarchisation, vont bien dans le sens où les forces mystérieuses de la nature nous poussent sur le chemin de l’avenir.

À l’opposé du diable-microbe, le phosphène, nous montre la route à suivre pour notre perfectionnement.

17 - Y a-t-il des contre-indications à la pratique du Phosphénisme ?

Comme il existe des contre-indications pharmaceutiques (certains médicaments ne pouvant être associés à d’autres), il en existe également concernant la pratique du Phosphénisme.
De même, des sportifs ne peuvent pratiquer certains sports qui iraient à l’encontre des résultats qu’ils souhaitent obtenir ; comme les boxeurs qui ne font pas de musculation lourde qui leur ferait perdre leur rapidité et leur souplesse, donc leur efficacité.

1re pratique contre-indiquée : le Re-birth

Re-birth (« re-naissance ») : basé sur l’hyperpnée provoque l’hyperoxygénation du sang avec baisse du gaz carbonique, d’où alcalose, baisse du calcium sanguin, et chez les sujets sensibles, tétanie dont le signe annonciateur est le picotement des doigts.

Dans la vie quotidienne, vous observerez que les personnes qui ont des problèmes psychologiques sont incapables de respirer. Leur respiration se limite à de très courtes inspirations ; et lorsqu’elles sont surprises par une situation ou sous le coup d’une émotion par exemple, elles inspirent légèrement et bloquent la respiration. Elles provoquent ainsi un refoulement.

Dans les arts martiaux, on apprend au contraire à expirer pour ne pas subir la situation.

  • Rebirth et respiration holotropique :

Le rebirth et la respiration holotropique sont deux méthodes dites de thérapie. Les deux utilisent la même forme de respiration c’est-à-dire : une hyperventilation. L’hyperventilation étant obtenue par un mouvement ample de la cage thoracique (remplissage total), le rejet d’air se faisant par la bouche. Par les narines, le vidage des poumons serait plus lent.

Il faut un bon moment pour obtenir l’effet : c’est-à-dire des picotements dans les extrémités (en premier), signes avant-coureurs de la variation du taux de calcium dans l’organisme, dus à l’hyperventilation.

L’objectif à ce stade est de dépasser sa peur. On peut avoir peur de mourir car les contractions peuvent aller jusqu’à un début de paralysie de la langue ou de la luette, en raison des effets : forts et incontrôlables. Et, c’est là que se situe l’effet thérapeutique « aller au-delà de ses peurs conscientes et inconscientes ».

Dans le rebirth, on se contente de suivre le cycle respiratoire, de le tenir et, ensuite, de verbaliser ce qui s’est passé, en fin de séance. Dans la respiration holotropique, la respiration se fait en musique – style musicothérapie -. À la fin de la séance, on verbalise aussi et on fait un dessin résumant ce que l’on a vécu, dessin qui est souvent du style mandala.

Ces respirations amènent au-delà des peurs : inconscientes (stress de la naissance) et conscientes : peur du vide, de la vitesse… Comme ces modes respiratoires résolvent des nœuds psychologiques, on se sent mieux, déstressés après la séance.

Beaucoup de thérapeutes utilisent volontiers une de ces méthodes car ce sont des thérapies à levier psychologiques, c’est-à-dire que si on suit la procédure, le résultat se produit forcément et rapidement. Pour une thérapie il faut compter environ 10 séances. Les séances durent 1 heure, voire 1 heure 30 et se font en groupe. Ce sont des méthodes classées dans les thérapies dites brèves vu le peu de séances nécessaires.

Mais les effets post-séances peuvent être lourds de conséquences sur un plan psychologique s’ils sont associés à la pratique de la pensée rythmée, qui comme nous l’avons vu est un amplificateur des processus mentaux. Ces techniques sont donc très déstabilisantes.

  • La respiration préconisée par le Dr Lefebure :

Le docteur Lefebure a montré que l’important dans la respiration yogique -mystique- est la rétention (cf. Ref.: L03 LE PNEUMOPHÈNE ou la respiration qui ouvre les portes de l’au-delà), c’est-à-dire comme il le précise : « L’important est de créer une soif d’air ». Soif créée par des rétentions plus ou moins longues. Rétention à l’inspir puis à l’expir, qui forme sur ce cycle, une respiration plus ou moins carrée. Respiration carrée qu’il a transformée en final, en respiration cyclogène (spirituelle) avec soif d’air constante pendant tout le cycle et pendant toute la séance.

  • Comparaison entre ces  différents modes respiratoires :

Nous voyons donc que la respiration spirituelle, ou même la carrée – plus facile à effectuer au début – s’oppose complètement aux respirations de type rebirth.

– Le rebirth entraîne une absorption maximum et rapide d’oxygène et donc sans aucune soif d’air.
– La respiration spirituelle ralentit l’absorption d’oxygène, en augmentant en conséquence le taux de CO2 – en raison des rétentions – et donc avec un maximum de soif d’air.

Les deux types respiratoires s’opposent donc. L’une des méthodes est une recherche psychothérapeutique et l’autre, une voie spirituelle.

2e pratique contre-indiquée : l’Hypnose

Le principe de l’Hypnose est l’utilisation d’un état pour induire des suggestions.
Quant à la Sophrologie, qui est une sorte d’Hypnose « douce », la suggestion y a bonne place.

Ce qui nous amène à donner un point de dissemblance entre Hypnotisme et Phosphénisme.

L’Hypnose est dans la pratique indissociable de la suggestion.

Le Dr Lefebure parle souvent, dans ses livres, de prières libres, c’est-à-dire de prières que l’on s’invente soi-même, qui ne sont imposées ni par une personne, ni par un groupe, ni par une quelconque idéologie. Pourquoi la prière ? Eh bien disons, pour donner une comparaison, qu’une centrale hydroélectrique dégage une énergie proportionnelle à la hauteur de la chute d’eau. Plus celle-ci sera haute plus la centrale recevra de puissance.

Prier c’est admettre qu’il y a des forces au-dessus de soi et c’est se mettre en état de réceptivité, dans une position d’humilité. C’est tout le contraire de l’autosuggestion qui n’est que de l’auto-affirmation.

L’autosuggestion rend l’individu hypersuggestible (comme le terme « autosuggestion » peut déjà le laisser penser).

Et enfin, et c’est le plus important l’état hypnotique recherché est antagoniste avec les véritables pratiques yogiques. L’hypnose n’excitant qu’une « ligne de neurones », alors que les techniques initiatiques consistent à créer de multiples voies neurologiques afin d’activer de nombreuses fonctions cérébrales.

Mise en garde : l’association rebirth + hypnose + pratique de la pensée rythmée peut conduire à un tour par la case HP (hôpital psychiatrique). Une personne avertie en vaut deux… Il y a des amalgames qu’il vaut mieux ne pas faire.

L’Hypnose permet-elle de parvenir au dédoublement ou au voyage astral ?

Beaucoup recherchent le dédoublement sans savoir ce qu’il est réellement, ni en quoi il consiste. Dans ces conditions, il est bien difficile de reconnaître les phénomènes. Il existe un très fort antagonisme entre les expériences initiatiques et les expériences psychologiques. Ces dernières ne rentrent pas dans le cadre des techniques initiatiques, qui est un domaine totalement à part. Il est extrêmement important de savoir sur quel domaine on travaille et quelles en sont les limites. Il faut aussi savoir pourquoi on applique telle technique, quels résultats on peut en attendre, et faire soi-même le choix des techniques que l’on va utiliser dans sa recherche.

On ne peut guère demander l’absolu ni l’impossible à notre cerveau, et, dans la pratique comme dans l’étude, il est nécessaire de définir le terrain sur lequel on travaille. Malheureusement, beaucoup n’engagent une recherche que pour mieux ramener les phénomènes à l’idée qu’ils s’en font, et aux préjugés qu’ils ont accumulés au fil du temps. Mais dès qu’ils s’approchent d’un phénomène un peu dérangeant parce qu’il oblige à se poser des questions, et parfois à faire certaines remises en question, ou encore à sortir du petit confort intellectuel qu’ils se sont créé, ils réagissent par le refus du phénomène, allant même jusqu’à prétendre que « c’est dangereux », ou que cela leur fait peur. Or, ce danger, cette peur, c’est le risque de se découvrir soi-même. Ils se limitent donc à la production de phénomènes superficiels. La plupart de ces phénomènes sont purement psychologiques.

Ainsi, on commence par se laisser impressionner et influencer par une ambiance ou une attitude, qui font davantage office de suggestion que de catalyseur de véritables expériences. De même, il est fréquent de vivre des sensations qui ne touchent que la surface de la « couche psychologique » de l’individu, mais on prend souvent cela pour un but atteint, ou pour un contact avec son « moi » profond. La plupart du temps, ces sensations ne sont qu’une illusion à laquelle on prend un vif plaisir, parce que l’on perçoit des images et quelques sensations, ce qui, en soi, est très agréable ; et l’on arrête sa démarche à ce stade.

Par exemple, avec les simulateurs que l’on trouve dans les parc d’attractions, et d’une façon encore plus forte avec les casques virtuels, vous vivrez de multiples sensations et « expériences » suivant le film projeté, sans même bouger de votre fauteuil. Vous aurez l’impression que votre corps devient lourd, léger, que vous tombez, montez ou encore que vous devenez plus petit ou très grand ; que vous volez et flottez dans l’air sans effort. En fin de compte, ce que vous vivrez seront des amusettes sensorielles, car le film aura sollicité certains organes des sens. Mais il ne s’agit nullement de phénomènes psychiques.
Vous êtes dans un cul-de-sac sensoriel et vous souhaitez que les sensations continuent, tant elles sont agréables. C’est en fait la même chose qui se produit lorsque vous êtes pris d’une démangeaison : vous vous grattez. Au bout d’un moment, ce grattage se transforme en plaisir et l’on trouve agréable de se gratter. En médecine, ce phénomène est appelé « volupté de grattage ». Vous êtes, là encore, dans un cul-de-sac sensoriel entraînant un état pathologique.

Les phénomènes initiatiques se produisent très rarement durant les entraînements, mais surviennent plusieurs heures à une journée après l’entraînement. Il ne faut donc pas confondre les amusettes sensorielles, qui ne provoquent, sur le coup, qu’un moment plaisant, avec les exercices initiatiques, qui conduisent aux véritables expériences en dehors des séances d’entraînement.
Les phénomènes initiatiques sont bien au-delà des sensations qui relèvent de notre création personnelle. Mais bien peu acceptent de pousser l’étude plus loin que ces couches qui sont encore liées à la volonté subconsciente. Ceux qui approfondissent découvrent, par contre, un autre aspect d’eux-mêmes et de l’univers.

Le dédoublement n’est pas un phénomène rare. Il a été pratiqué de tout temps et se trouve au cœur même de toutes les initiations.

18 - Je n’obtiens pas de résultats

Les techniques phosphéniques sont efficaces pour une très grande majorité de personnes, tous critères sociaux et culturels confondus ; la progression étant régie par des lois physiologiques, et non par des croyances ou des préjugés.

Seules de rares personnes n’obtiennent pas de résultats, souvent parce qu’elles se trouvent sous l’effet de médicaments, qui perturbent le bon fonctionnement cérébral.

Il arrive que d’autres disent ne pas avoir obtenu de résultats. Cependant, en les interrogeant, nous nous rendons rapidement compte que les phénomènes existent ; mais ces personnes n’en ont pas du tout pris conscience. Elles sont passées « à côté ».

Malgré leur pratique intensive, malgré leur étude assidue, beaucoup se heurtent à un obstacle les empêchant d’aller plus loin dans leur développement, car obtenir des expériences par la pratique du Phosphénisme est très facile, mais leur exploitation peut s’avérer quelquefois plus difficile ; cela étant dû au fait que : LA PLUPART DES PRATIQUANTS NE SAVENT PAS RECONNAÎTRE CERTAINS PHÉNOMÈNES, qui auront une importance capitale pour la suite des expériences.

Cette affirmation peut, a priori, paraître curieuse à une époque où les informations existent dans tous les domaines. Mais c’est précisément ce trop plein d’informations le plus souvent contradictoires, qui fait que les personnes intéressées par la recherche psychique ou spirituelle ne possèdent aucun moyen de reconnaître d’une part les techniques véritablement efficaces, et d’autre part, les phénomènes qu’elles peuvent être amenées à rencontrer dans une telle démarche en les abordant sans aucun préjugé. Par conséquent, la plupart du temps elles passent à côté des véritables phénomènes, trop subtils pour être reconnus. Des expériences qui auraient pu être formidables échouent ainsi irrémédiablement.

Pour lutter contre ce manque d’informations sérieuses, l’École du Dr Lefebure propose dans le cadre de sa formation complète des cahiers techniques avec une étude sur les différents phénomènes rencontrés dans la pratique du Phosphénisme, dégageant ainsi de vastes horizons pour les pratiquants qui veulent pousser plus loin leur recherche et surtout l’expérimentation pratique.

L’étude du Phosphénisme permet de comprendre le sens physiologique de concepts séculaires tels clairvoyance, chakras, koundalini, rêve éveillé, rêve dirigé, extension de conscience, dédoublement, voyage astral etc. Le phosphène permet d’amplifier les sensations subjectives ; et l’on découvre alors, que la pensée a un comportement qui lui est propre, et dont il faut savoir respecter les règles pour développer l’ensemble des capacités cérébrales. Le Phosphénisme remet en question bien des préjugés et bien des connaissances sommaires. C’est une discipline à part entière à laquelle il n’est besoin de rien rajouter, les champs d’exploration et d’expérimentation étant immenses, et certains encore inexplorés.
Aussi les plus curieux et les plus motivés ont-ils la possibilité de s’investir plus à fond dans les expériences, et de découvrir, peut-être, d’autres domaines d’application.

19 - Les drogues et les psychotropes peuvent-ils augmenter les effets du Phosphénisme ?

Certaines drogues telles que herbes, champignons, extasy (drogue de synthèse), psychotropes, peuvent provoquer des impressions de moments d’extase ou de clairvoyance. Mais d’une part, une fois passés les effets hallucinogènes, il ne persiste plus aucun état de perception et d’autre part, les effets de ces substances sont à classer dans les excitations sensorielles (voir Hypnose et Dédoublement)

Une personne nous a fait part de son expérience du L.S.D. 25 (le plus fort des L.S.D.). Lors d’un trip, cet homme a ressenti comme trois « voyages » en un, caractérisés par l’impression d’une séparation entre l’intellect, le mental et le corps, ce dernier vivant une histoire liée à la mort : impression de vivre sa propre mort et de se sentir enterré. Le mental, quant à lui, percevait des phénomènes plus agréables, notamment des luminosités mouvantes auxquelles la personne sentait qu’elle ne pouvait avoir accès. On observe dans ce cas une complète désagrégation de la personnalité avec un blocage empêchant le sujet d’accéder aux plans supérieurs.

Bien qu’à notre sens, il ne convienne pas de faire aux hallucinogènes une publicité même involontaire, il est impossible d’éluder la question, car elle est, maintenant, trop souvent posée en raison des pratiques chamaniques et de l’attrait pour les rave-parties.
Que les hallucinogènes, principalement le peyotl, la mescaline, alcaloïde du peyotl, l’iboga (plante africaine), et le trop célèbre L.S.D. dix mille fois plus puissant soient utilisés dans les pratiques chamaniques n’apportent rien à la pratique phosphénique.

Par exemple, les raveurs, avec leur musique techno (120 battements par minute) composée de rythmes très proches de ceux que l’on retrouve dans certaines cérémonies initiatiques (électronique en moins), n’obtiennent que des amusettes sensorielles, certes agréables, mais sans aucune possibilité de déboucher sur des phénomènes que l’on peut qualifier de spirituels.

Le Phosphénisme intègre et harmonise davantage l’être avec son milieu, au contraire des drogues qui, désintégrant l’individu sur le plan caractériel, le désocialise.

Il n’y a qu’à voir les reportages réalisés par des ethnologues montrant les ravages de la drogue sur les chamans pour se rendre compte de l’état dans lequel ceux-ci se retrouvent après leur transe. De même qu’un seul demi-verre de vin peut annuler le bénéfice d’une séance de Phosphénisme, la prise de substances hallucinogènes ne conduit qu’à un égarement de la conscience et, dans un cas comme dans l’autre, trop répétée conduit à des culs-de-sacs sensoriels.

20 - Y a-t-il des applications thérapeutiques avec le Phosphénisme ?

De même que la pratique du sport à un effet bénéfique sur le corps et le mental, la pratique du Phosphénisme permet ce même apport.

Néanmoins, à ce jour, à part l’effet cité ci-dessus et les effets « luminothérapeutiques » il n’y a pas eu d’expérimentation en milieu médical. Peut-être une nouvelle voie à explorer pour les médecins de demain…

PHOSPHÉNISME
et
TECHNIQUES INITIATIQUES

1 - Quelles sont les trois clés du développement individuel ?

1. Fixation d’une source lumineuse pour stimuler l’ensemble des facultés cérébrales.
2. Mélange d’une pensée à un élément phénique.
3. Pratique de la pensée rythmée, avec trois groupes de travail.

a. Figures géométriques, qui donnent accès aux plans de la pensée abstraite.
b. Monde végétal, donne accès au plan éthérique.
c. Point de concentration, donne accès aux plans supérieurs de la conscience.

Les trois conditions par ordre d’importance de leur pratique :

– Régularité du rythme.
– Choix du rythme.
– Choix de la pensée que l’on utilise pour rythmer son psychisme.

2 - Quelles sont les conditions nécessaires pour obtenir un résultat ?

1. Transformation de l’énergie de la pensée en énergie mentale :

– Rêves d’échecs chez les étudiants préparant leurs examens.

La préparation d’un examen procure chez certains candidats un très grand facteur de stress et il n’est pas rare qu’une fois l’examen passé et réussi, lors des nuits suivantes, l’étudiant rêve qu’il échoue à cet examen. Ce n’est qu’a posteriori qu’il y a une libération totale de l’énergie (de stress) accumulée.

– Lors d’un devoir impromptu, les étudiants rassemblent leurs idées comme ils le peuvent, mais sont en général plutôt insatisfaits de leur travail lorsqu’ils rendent leur copie. Puis, plusieurs heures plus tard, voire le lendemain ou le surlendemain, les idées jaillissent en un flot continu. Elles sont parfaitement organisées et auraient permis de faire un devoir superbe.

Le cerveau continue à traiter les informations et les idées,alors même qu’on ne pense plus au thème à développer. Il travaille sans que nous en ayons conscience. Et, brusquement, les idées viennent à la conscience, tandis qu’on ne s’y attendait pas. Le fait de réfléchir à l’avance sur un sujet à développer permet de lancer les voies neurologiques de la réflexion.

– L’accumulation des idées tristes, moroses, puis d’idées noires, par la répétition mentale consciente ou inconsciente, peut conduire à la dépression.

La méditation sur un thème permet la cristallisation de la pensée sur ce thème.

C’est ce principe qui est utilisé dans les religions au travers de la prière, des litanies, des méditations, des mantras par exemple.

Toute répétition mentale provoque un cumul de pensées de même nature, et lorsqu’il y a saturation neurologique, il y a déclenchement d’un phénomène psychique.

IMPORTANCE DU RYTHME PHYSIQUE :

2. Transformation d’énergies physiques en énergie mentale :

– Air musical revenant spontanément à l’esprit (cumul d’un rythme sonore).

Qui ne s’est jamais surpris à fredonner un air bien souvent sans aucun intérêt, comme les slogans entendus à la radio.

– Voyages en train, bateau, voiture, avion, vélo, promenade à cheval, etc. (cumul visuel, sonore, vibratoire). Les sensations se déclencheront le soir du voyage, dans le demi-sommeil, après un temps de latence.

Ce temps de latence explique que les phénomènes se déclenchent souvent, non pas pendant les exercices, mais plusieurs heures après l’entraînement, et notamment dans le demi-sommeil du matin.

Les rythmes physiques permettent d’accumuler diverses énergies dans la pensée.

Pour cela, il faut donner au cerveau une impulsion d’une très grande régularité, pour que les énergies s’accumulent vraiment et provoquent des synchronisations qui déploieront une puissance formidable.

IMPORTANCE DES BALANCEMENTS PHYSIQUES :

3. Les balancements de tête :

Il s’agit de provoquer un léger massage du cerveau en produisant un rythme qui favorise la pensée rythmée. C’est un retour à une pédagogie naturelle.

En balançant la tête, même très légèrement, nous provoquons une variation de pression qui entraîne une variation de circulation, donc des échanges chimiques, et des variations de l’activité électrique du cerveau ; et tout cela se répercute sur la pensée. Quand une onde cérébrale devient géante, la pensée le devient également, donnant des images de gigantisme tant dans le temps que dans l’espace. Par exemple, les religions qui cultivent la pensée rythmée ont toujours eu des effigies plus grandes que nature.

Pour bien comprendre la façon de faire les balancements voir « DÉVELOPPEMENT INDIVIDUEL ».

3 - Faut-il pratiquer le vide mental ?

LE VIDE MENTAL, UN CONCEPT VIDE DE SENS.

Action du « VIDE MENTAL » sur la pensée.

Lorsqu’on s’applique à chasser chaque pensée qui surgit, qu’elle soit visuelle ou auditive, on observe une tension au niveau du visage, un peu comme si la circulation sanguine se faisait mal.

Après cet exercice, il y a moins de pensées à l’esprit et l’on a du mal à revenir à la réflexion. Par contre, on ressent une plus grande nervosité après coup.

Les personnes qui s’entraînent ainsi durant des dizaines d’années paralysent en fait la réflexion, donc leur sens critique. Beaucoup ressentent des maux de tête importants. Ils se retrouvent très vite avec des désordres nerveux.

Une personne qui avait pratiqué dix ans cette technique de vide mental (très utilisée dans certaines organisations sectaires pour affaiblir les défenses naturelles ; cette technique est généralement associée à un régime très riche en gluten que l’on trouve présent en abondance dans le riz et qui bouche les capillaires empêchant ainsi la bonne irrigation du cerveau, et par conséquent le bon fonctionnement de celui-ci), était fortement dépressive et avait des tendances suicidaires. Lors de l’observation des phosphènes doubles, elle ne voyait qu’un seul phosphène fixe et n’en voyait aucun de l’autre côté. Cela signifie que c’était toujours le même hémisphère qui était constamment sous tension, d’où la tension nerveuse qui l’avait conduite jusqu’à la dépression et aux tendances suicidaires.

Après une semaine de pratique de balancements latéraux, elle a observé que ses tendances suicidaires s’atténuaient et qu’elle retrouvait le goût de vivre. Une nouvelle observation des phosphènes doubles révéla cette amélioration, car elle percevait cette fois deux phosphènes qui alternaient normalement, preuve que les liaisons interhémisphériques avaient été rétablies.

Test :
Essayez de conserver une même pensée à l’esprit (par exemple une fleur).

On observe que : la pensée est dynamique. Elle s’éclipse ou bien fait place à des pensées parasites, ou encore s’enrichit d’éléments nouveaux. Elle peut aussi être perçue de façon parcellaire, parfois avec la sensation d’un déplacement autour de l’objet ou d’un déplacement de l’objet lui-même. L’objet peut également se déformer.

Loi 1 : On ne peut conserver longtemps à l’esprit une même pensée. La pensée évolue et se transforme.

IL NE FAUT PAS CONFONDRE VIDE MENTAL ET CALME MENTAL !

La pratique du Phosphénisme provoque un calme mental et stimule toutes les fonctions cérébrales. Le calme mental est caractérisé par la sensation de détente physique et de paix, mais non pas par l’absence de pensées, car on a encore des idées à l’esprit et l’on perçoit très rapidement des images et des sensations subjectives. Les fonctions cérébrales sont donc en pleine activité et sont améliorées par les phosphènes qui stimulent les liaisons interhémisphériques.

Loi 2 : Le vide mental, défini comme un effort constant pour empêcher les pensées de surgir dans la conscience, perturbe le fonctionnement cérébral.

Calme mental et phosphène.

Pendant la fixation, faire un très léger balancement latéral. Pendant la présence du phosphène, observer les pensées qui viennent à la conscience.

Refaire un phosphène avec un léger balancement et, de nouveau, prendre conscience des pensées qui surviennent.

Même opération une troisième fois. Laisser venir les pensées et les observer. Y a-t-il une différence de qualité entre les premières pensées et les dernières ?

Loi 3 : Le calme mental agit comme une pompe qui attire, en réaction, de nombreuses pensées. Les pensées ainsi obtenues sont plus riches en qualité que les pensées habituelles : plus riches en images, en couleurs, ainsi qu’en luminosité.

LES PROPRIÉTÉS DU PHOSPHÈNE

OBSERVATION DU PHOSPHÈNE

Les rythmes du phosphène :

– les couleurs
– les éclipses
– déplacement
– pulsations
– mouvements tourbillonnaires
– tremblemen
– observation de la lueur diffuse

Le phosphène est une sensation subjective caractérisée par un ensemble de mouvements et de rythmes.

Or, mouvement et rythme constituent la définition même de l’énergie. Le phosphène nous donne en fait de précieuses informations sur le fonctionnement du cerveau, concernant notamment l’alternance cérébrale : toutes les opérations cérébrales se font de manière rythmique, avec de multiples alternances. C’est ce que nous montrent les phosphènes doubles de manière plus frappante encore (voir l’examen cervoscopique).

4 - L’alimentation joue-t-elle un rôle important dans l’obtention de résultats ?

Il ne fait aucun doute que notre alimentation déteint directement sur la quantité et la qualité de notre sommeil, et par là sur les expériences que nous pourrions être amenés à vivre la nuit.

Durant notre sommeil, notre cerveau a besoin de nutriments, c’est-à-dire de ces substances chimiques simples qui sont contenues dans les aliments. Ces nutriments ont une influence sur notre état psychologique à l’état de veille, mais aussi une incidence sur notre vie nocturne.

L’ensemble des éléments que nous sommes amenés à « ingurgiter » tout au long de la journée sera transformé en protéines. Les protéines vont devenir des « précurseurs », des neuromédiateurs ou neurotransmetteurs qui ont pour rôle, entre autres, de faire fonctionner notre cerveau.

Dans notre cerveau, plusieurs systèmes de ces neurotransmetteurs sont en interaction pour moduler notre comportement pendant la journée, mais aussi la nuit.

Des neuromédiateurs comme la dopamine et l’adrénaline correspondent plutôt à la vie d’éveil, à la vigilance et à la stimulation, alors que la sérotonine correspond au sommeil.

Toutefois, on ne passe pas d’un état d’éveil à un état de sommeil d’une manière brusque, mais au contraire, c’est tout au long d’un cycle veille/sommeil que les précurseurs des neuromédiateurs entrent en jeux.  Nous pouvons donc dire que c’est tout au long de notre journée que nous préparons la qualité de notre nuit, et notamment les aspects sommeil lourd ou léger.

Quant à la qualité de nos rêves : ceux-ci seront bien souvent déterminés par la dernière heure avant de s’endormir. C’est pourquoi la séance de Phosphénisme du soir sera toujours bien plus profitable que celle faite à un autre moment de la journée, sauf pour ceux qui prennent soin de s’endormir soit sur un exercice Initiatique, soit une prière.

Certains de ces « précurseurs » dont je viens de parler sont des acides aminés « essentiels ». Acides aminés essentiels signifie : que l’organisme ne peut les fabriquer. Ils nous viennent des aliments protidiques. Le tryptophane, par exemple, est le précurseur de la sérotonine, favorable au sommeil.

Ces acides aminés sont tous en compétition entre eux pour passer la barrière hémato-méningée pour parvenir jusqu’au cerveau. L’acide aminé le plus actif va occuper le terrain et empêcher les autres de passer. Ce sont des luttes assez complexes, qui peuvent expliquer les difficultés rencontrées parfois lors de l’endormissement.

Le soir, il sera donc recommandé de s’abstenir de consommer du sucre, du café, certains thés ou des boissons comme le Coca-Cola. Les viandes rouges aussi sont à proscrire car elles augmentent le taux de tryptophane qui, comme nous venons de le voir, est un précurseur de la sérotonine, la molécule du sommeil. Et comme nous avons besoin d’un sommeil léger pour nos expériences nocturnes, il conviendra de faciliter plutôt le passage d’autres acides aminés qui diminuent notre taux de sécrétion d’insuline.

Une alimentation régulière, bien rythmée et bien dosée est la garantie d’un bon sommeil réparateur facilitant la venue des expériences nocturnes.

Cet équilibre sera obtenu, non pas comme on pourrait le penser en supprimant le dernier repas du soir, mais simplement en l’allégeant et en ne mangeant que des aliments sélectionnés en fonction de la qualité de sommeil que l’on recherche et aussi en fonction de la qualité de pensée que l’on souhaite obtenir.

Le manque de nourriture le soir aurait d’ailleurs plutôt comme conséquence de provoquer une hypoglycémie et donc une nuit agitée. L’expression « qui dort dîne » est fausse, du moins dans son interprétation usuelle. Cette expression nous vient du Moyen Âge, où l’on n’avait le droit d’avoir un lit dans une auberge que si l’on y mangeait. Il serait donc plus juste de dire « qui dîne dort ».

Par contre, le dicton vénitien « qui se couche sans souper, toute la nuit remue » est empreint de sagesse. Car l’hypoglycémie agite et réveille le trop petit mangeur.

5 - Comment mettre en évidence la propriété calorique du phosphène ?

Projection du phosphène sur le dos de la main.

Les effets :

  1. Propriété de concentration du phosphène due à l’accommodation.
  2. Émanation subtile du cerveau.
  3. Prise de conscience de sensations subjectives.

Cette propriété du phosphène explique pourquoi, lors de « prodiges solaires », les témoins ont ressentiune chaleur ou un courant froid. À Lourdes, ce dégagement calorique a d’ailleurs été objectivé par le séchage quasi-immédiat de l’herbe et des vêtements, alors qu’il venait de pleuvoir.

Les différentes propriétés du phosphène permettent de reproduire à volonté les différentes phases des « prodiges solaires ».

6 - Comment mettre en évidence la transmissibilité de l’énergie phosphénique ?

– Projection du phosphène sur une personne debout  à une distance de 20 cm au niveau de sa nuque.

La personne sur qui on projette le phosphène ressent, en général, plusieurs sensations parmi les suivantes :

Détente physique – calme mental – balancements spontanés assez marqués – sensation de chaleur ou de fraîcheur – fourmillements dans certaines parties du corps – engourdissement de certaines parties du corps – sensations de volume et de densité autour de certaines parties du corps – sensation de légèreté – sensation de flotter, de s’élever, de descendre ou de tourbillonner – sensation de s’étirer – d’être un point infiniment petit – de se dilater dans l’infiniment grand – d’être dans une position autre que celle du corps physique (phénomène appelé « dédoublement »)…

  1. Cette transmission des rythmes du phosphène éveille chez la personne sur qui on les projette des rythmes profonds qui lui sont propres. Ce sont ces mêmes rythmes que les enfants ressentent spontanément. C’est pourquoi ils se balancent fréquemment.
  2. Cette expérience souligne l’importance des balancements dans les religions. Les balancements permettent de structurer et de développer le système nerveux. C’est pourquoi les enfants se balancent : ils se laissent porter par leurs rythmes cérébraux. Lorsque les parents empêchent, à partir d’un certain âge, l’enfant de se balancer, ils l’empêchent purement et simplement de se développer.
  3. Elle met en valeur les processus de l’initiation, c’est-à-dire de la transmission des rythmes.

Définition du phosphène :

Le terme phosphène englobe en réalité différentes variétés de phosphènes que la précision du langage scientifique ne permet pas encore de classifier.

– co-phosphène – post-phosphène – lueur diffuse – chaos visuel, pour ne parler que des plus évidents.

Le phosphène est constitué d’un ensemble de rythmes cérébraux qui mettent en évidence certaines structures physiologiques.

  1. Rythmes et mouvements = énergie.
  2. Déformation du phosphène = énergie subtile.
  3. Propriété calorique du phosphène = émanation du cerveau.
  4. Projection du phosphène sur une personne debout = transmissibilité des rythmes du cerveau.

En conclusion : Le phosphène est une énergie subtile qui émane du cerveau et dont les rythmes sont transmissibles d’une personne à une autre.

7 - Qu’est-ce que le système phénique ?

Tout phène est un intermédiaire physiologique entre le sens physique auquel il correspond et un sens spirituel équivalent qui, une fois éveillé, donne lieu à la perception d’énergies, d’événements ou d’univers intangibles, c’est-à-dire non perceptibles par les sens physiques. Jusqu’à nos jours, l’univers spirituel était considéré comme purement hypothétique parce que les outils utilisés dans la recherche scientifique, qui ne sont que les prolongements de la perception physique, ne sont pas adaptés – et pour cause – pour détecter des énergies dont la nature n’est pas physique.

Toutefois, à partir d’une démarche et d’une méthodologie différentes mais tout aussi scientifiques, chacun est à présent en mesure de découvrir cette « nouvelle » dimension que possède tout individu.

Le système phénique, lorsqu’il est stimulé, provoque la perception des plans spirituels, ce que les traditions appellent « au-delà », « mondes invisibles » ou « plans subtils ».

L’équivalent du phosphène existe au niveau de tous les autres sens physiques, auxquels il faut ajouter le sens de l’équilibre, une propriété du squelette, l’activité musculaire, la respiration et la perception du temps.

LES DIFFÉRENTS PHÈNES :

1. Phosphène.
Le phosphène (physiologique et non pathologique) correspond au sens de la vue.

2. Acouphène.
L’acouphène (physiologique et non pathologique) correspond au sens de l’ouïe.

3. Gustatophène.
Le gustatophène correspond au sens du goût et à la mastication.
Dans les monastères, les moines mangent en silence pendant qu’un frère lit un texte.
L’hostie permet également de faire de très bons gustatophènes, le goût restant très longtemps au palais.
(Retrouver la sensation d’un goût et observation de l’évolution de la pensée).

4. Pneumophène.
Le pneumophène est lié à l’acte respiratoire.

5. Ostéophène.
L’ostéophène est provoqué par la vibration du squelette.

6. Myophène.
Le myophène est lié à l’activité musculaire. Sensations cénesthésiques, sensations de mouvement. Se retrouve à la base même d’arts martiaux ou de pratiques comme le tai-chi-chuan.

7. Équilibrophène, gyrophène.
Ces phènes correspondent au sens de l’équilibre, dont le centre est situé dans l’oreille interne. C’est ce phène qui nous donne la sensation subjective de se déplacer ou de flotter.
Perception spatiale inhabituelle : se sentir diffus au-delà du schéma spatial corporel, avec l’impression de déborder des limites du corps, vers l’infiniment grand et parfois vers l’infiniment petit. Il peut aussi y avoir une pulsation rythmique de la conscience, oscillant entre l’infiniment grand et l’infiniment petit, des balancements et la sensation de flotter.

8. Phène de l’odorat (aromatophène ou olfactophène).
Ce phène correspond au sens de l’odorat.
Dans les lieux sacrés et les lieux de culte, l’encens est utilisé pour stimuler le phène de l’odorat.

9. Phène du sens du toucher (tactuphène).
Ce phène correspond au sens du toucher.

Sensation subjective d’une perception tactile, dont la première à se manifester est la perception du double : sensation d’être contenu dans « quelque chose » de physiquement impalpable, une sorte de cocon ouaté très agréable. Par la suite, dans les expériences de dédoublement, perception d’un sol sur lequel on marche, d’objets que l’on touche. Dans ce genre d’expériences, on a de véritables sensations du toucher. Également sensations thermiques : froid, chaud ; et sensations de pression ou de légèreté. Sensation aiguë du vide.

10. Perception subjective du temps.
Certaines expériences font perdre la notion du temps.
Le plus souvent, elles semblent durer moins de temps que leur durée réelle.
Par exemple, une séance d’une heure et demie peut être perçue comme ayant duré trois-quarts d’heure.

Il arrive aussi, parfois, que l’on vive une expérience qui paraisse s’étirer sur un temps assez long, alors qu’elle n’aura duré que quelques secondes en temps réel. Ce dernier aspect se produit surtout dans le demi-sommeil.

Tous ces phènes, et probablement d’autres encore, difficilement détectables, (par exemple le phène de la voix qui pourrait être constitué par la pensée auditive) sont, bien entendu, liés entre eux. Ce qui fait que lorsque l’on excite un phène spécifique, on peut parfaitement percevoir les sensations liées à un autre phène.

En outre, il existe un troisième système sensoriel, que l’on appelle jusqu’à présent « centres psychiques » ou chakras. Ce système est lié au système phénique. Ce troisième système sensoriel est lié à la conscience. Il est possible que ces centres psychiques ou chakras soient, dans une certaine mesure, les organes de la conscience.

8 - Comment développer des phénomènes de visions ?

FIXATION DES DÉTAILS DU PHOSPHÈNE

Dans l’étude des propriétés des phosphènes, nous avons rapporté certains de leurs comportements particuliers, notamment leurs différents rythmes. Mais ces particularités ne s’arrêtent pas là. Le phosphène nous permet en effet de pénétrer dans les zones les plus profondes du cerveau.

La zone de la vision est située à l’arrière de la tête, au niveau de la bosse occipitale. Le phosphène est donc perçu à la fois par l’œil et par cette zone qui traite les perceptions visuelles. Le comportement rythmique du phosphène nous montre le fonctionnement réel du cerveau, mais il est aussi possible de voir ce qui se passe à l’intérieur de la zone de la vision.

Le cunéus est l’organe qui nous donne les images du rêve, puisque dans le sommeil aucune stimulation physique ne vient solliciter les yeux. Le cunéus est aussi à l’origine de perceptions visuelles très particulières que sont les « visions ».

Et effectivement, lorsque l’on excite les trois zones concentriques du cunéus avec des électrodes posées sur les tympans d’un sujet, celui-ci perçoit, pour la première zone, des phosphènes informes. Ceux-ci correspondent à ce que l’on voit tout d’abord dans le chaos visuel : des masses nébuleuses imprécises.

Lorsque la seconde zone est excitée, le sujet perçoit des phosphènes de forme géométrique. De même, en fixant les reflets du soleil sur l’eau, on perçoit très vite des triangles, des losanges, ce qui montre que la lumière a diffusé dans cette seconde zone de la vision.

Lorsque la troisième zone du cunéus est stimulée par électrodes, le sujet perçoit des images, comme les images du rêve, mais dont on ne comprend pas le rapport avec son psychisme. Cela correspond aux « visions » des personnes qui ont des phénomènes de « voyance » ; les travaux du Docteur LEFEBURE montrent que toutes les personnes qui ont développé la faculté de voyance avaient l’habitude, dans leur enfance, d’observer les phosphènes et de jouer avec eux.

Il est donc possible de développer les phénomènes d’intuition, de voyance, et les visions, par l’observation minutieuse du phosphène, en s’entraînant à observer les détails qui se trouvent à l’intérieur du phosphène.

– Fixation d’un détail dans le phosphène.

  1. Observer les nuances de couleurs dans le phosphène.
  2. Observer les formes qui se trouvent à l’intérieur du phosphène.
  3. Suivre les mouvements perçus dans le phosphène.
  4. Faire la chasse aux détails dans le phosphène et observer les sensations, les perceptions visuelles, les pensées.
9 - Comment diriger ou accroître les expériences ?

Principe : observer les détails des sensations visuelles, cénesthésiques, auditives, etc.

Les points de repère et les références pour guider les expériences :

Au départ, le contenu des perceptions n’est pas le plus important. Ce qui est important c’est d’obtenir des perceptions. La plus grosse difficulté est de ne pas chercher à interpréter les perceptions, ce que l’on a facilement tendance à faire, du fait que l’on ne saisit pas tous les éléments qui surviennent, soit parce qu’ils sont très incomplets, soit parce qu’ils sont si riches que beaucoup nous échappent.

Les références auxquelles il faut s’en tenir, pour aller le plus loin possible dans l’organisation des perceptions, sont les suivantes :

  1. Observer les détails des sensations, qu’elles soient visuelles, auditives, cénesthésiques, ou autres. Toujours reporter son attention sur un détail d’une sensation, ce qui a pour effet d’amplifier la sensation.
  2. Observer les sensations colorées ou lumineuses.
  3. Reporter son attention sur les éléments du monde végétal, et pénétrer dans ces éléments : arbre, fleur ou plante.
  4. Le plus important des points de repère : SE LAISSER PORTER PAR LES RYTHMES QUE L’ON RESSENT.

Ce n’est pas parce que l’on n’a plus de sensations que l’expérience est terminée. Il ne faut pas oublier que le cerveau travaille de façon rythmique ; c’est pourquoi les sensations peuvent s’atténuer et disparaître un moment. Il suffit, alors, d’en profiter pour observer si l’on ne ressent pas un rythme ou un mouvement, pour que les sensations s’amplifient à nouveau.

Exemple d’exercice :
Deux par deux : l’un dédouble l’autre en projetant l’énergie subtile de son choix. L’observateur (la personne en état de dédoublement) décrit les sensations et perceptions qui s’imposent spontanément. L’inducteur guide l’expérimentateur en lui demandant de reporter son attention sur l’un des éléments qu’il a décrit, de façon à le conduire le plus loin possible dans les rythmes et les sensations (attention de ne pas utiliser de suggestions).

10 - Comment voir l’aura ? (du chaos visuel à la perception de l’aura).

Du chaos visuel à la perception de l’aura.

Après les phosphènes obtenus par fixation directe d’une source lumineuse et ceux obtenus par réflexion de la lumière, il existe une troisième variété de phosphènes que l’on peut facilement percevoir dans l’obscurité sans avoir fait de phosphène.
En fermant les yeux et en observant son champ visuel, on s’aperçoit en effet que ce dernier n’est pas totalement obscur, contrairement à ce que l’on pourrait croire, et qu’il s’y trouve quelques vagues taches lumineuses et colorées. Il s’agit de ce que l’on nomme le chaos visuel, qui est constitué de phosphènes spontanés provoqués par l’activité cérébrale : perception visuelle des échanges interhémisphériques.

Lorsque l’on observe les détails du chaos visuel, on se rend compte qu’il se précise progressivement, qu’il devient de plus en plus lumineux et que des couleurs apparaissent, ainsi que des mouvements et des formes de plus en plus nombreuses. Après avoir ainsi densifié son chaos visuel, on peut facilement le percevoir les yeux ouverts, ce qui fait dire à certains qu’ils perçoivent « l’aura », alors qu’ils décrivent uniquement des couleurs et des mouvements qui ne sont que les rythmes et les couleurs de leur propre chaos visuel. Cette perception des diverses variétés de phosphènes et les expériences qu’elles produisent sont à la portée de tous. Dans Mystiques et Magiciens du Tibet , Alexandra David-Neel décrit les différentes sortes de réclusion que pratiquent les religieux :

« Méditer dans les ténèbres est une pratique connue dans l’Inde et dans la plupart des pays bouddhistes. Les Birmans construisent à cet effet des chambres spéciales — j’en ai vu de différents modèles pendant mon séjour dans les monts Saghain — mais les religieux n’y séjournent que pendant quelques heures. Au Tibet, au contraire, il existe des gens qui passent plusieurs années dans les ténèbres et même qui se murent pour la vie dans ces sortes de tombeaux. »

Il est bien évident que, dans ces conditions d’obscurité complète, le lama obtient un chaos visuel extrêmement dense et riche, et la durée impressionnante de cette fixation montre l’importance que les Tibétains accordent à cette technique. Mais, à partir du moment où l’on connaît les principes physiologiques qui régissent les techniques initiatiques, nous n’avons pas à pratiquer un ascétisme aussi rigide. Le chaos visuel est, après le phosphène, une des premières énergies subtiles facilement perceptible et observable, et il donne accès à des phénomènes neurologiques très intéressants. Cette technique est notamment utilisée pour développer les phénomènes de visions et d’intuition, la voyance, et provoquer l’extériorisation de la conscience hors du corps.

Cette technique consiste à observer les détails d’une luminosité totalement subjective, et, mieux, dans son acception philosophique, à aller vers la lumière. C’est la démarche de toutes les traditions initiatiques véritables ; et la pratique de fixation de sources lumineuses directes ou indirectes est universelle. Les Anciens affirmaient que « la lumière est source de connaissance ». À présent, grâce aux travaux du Docteur LEFEBURE, nous comprenons pourquoi !

Exercice :

  1. Faire la chasse aux détails du chaos visuel. Durée : 3/4 d’heure.
  2. Observer les sensations subjectives, les perceptions visuelles, les pensées, l’humeur et la façon dont on perçoit le corps.
11 - Quel autre nom donne-t-on au phosphène, notamment en Orient ?

Le phosphène porte le nom de « troisième œil » ou « œil de Chiva ».

Bien que nous ayons deux yeux, nous ne percevons qu’un seul phosphène au milieu du champ visuel, et la concentration sur un détail du phosphène (troisième œil ou œil de Chiva) amène la clairvoyance.

12 - Comment s’entraîner à voir les auras ? (ou comment pratiquer la phosphovision physique ?)

La phosphovision physique est la perception, en pleine obscurité, d’objets ou de formes traversant la lueur diffuse, troisième phase du phosphène.

Mais, avant de réaliser cette expérience, on peut facilement observer des phénomènes de perception subjective, les yeux ouverts.

VOIR LES AURAS :

1. Disposer d’un fond uni clair, et faire passer, une par une, plusieurs personnes devant ce fond. Puis, observer le halo qui entoure la tête et les épaules en posant votre regard 5 centimètres au-dessus de la tête d’un sujet.

2. Demander à une personne debout devant le fond uni de reporter son attention sur ses pieds.
Le halo diminue d’intensité et devient plus terne.
Puis lui demander de penser à ses cheveux.
Le halo augmente d’intensité et devient plus lumineux.

3. La personne se baisse rapidement (elle s’accroupit brusquement).
On observe une vague luminosité qui suit le corps, mais plus lentement.

4. Maintenant observer le halo qui entoure un objet.
On observe le même phénomène pour les objets que pour les êtres vivants à ceci près que, pour un objet, il n’y a aucune modification d’intensité du halo. Alors que, chez un sujet, l’intensité de la luminosité du halo sera fonction de son état d’âme.

Cette perception du halo ou lueur diffuse est appelée perception du corps éthérique.

La perception de cette lueur diffuse (corps éthérique) autour d’un sujet peut s’accompagner de perception de couleurs (chaos visuel – aura).

Il s’agit d’un phénomène très complexe de perception phosphénique, pour lequel on retrouve la propriété de moulage du phosphène autour du corps ou de l’objet. Ce halo lumineux est une perception subjective qui calque la perception physique, mais il s’agit aussi d’un phénomène psychique, puisque l’état d’esprit de la personne observée a une influence sur l’intensité et la luminosité du halo.
Ce phénomène est appelé « perception de l’aura ».

Ainsi, quand on dit j’ai vu l’aura d’une personne avec ses effluves de couleur, il conviendrait mieux de dire : mon chaos visuel s’est moulé autour de la perception de son image et mon cerveau a créé une lueur diffuse. Toutefois l’interprétation que j’ai des couleurs (ou aura), dans mon champ visuel, sera fonction de mes facultés à interpréter.

PHOSPHÉNISME
et
ENTRAÎNEMENTS INITIATIQUES

Notre pensée est la première des sensations subjectives dont nous sommes conscients ; et nous sommes seuls témoins de notre propre pensée. Le fait que la pensée ne soit pas perceptible par autrui a fait dire à certains comportementalistes, que l’individu ne réagit qu’en fonction des stimuli extérieurs, et non en fonction de sa propre volonté. Il semble que ces « théoriciens » n’aient jamais tenu compte de leur propre expérience individuelle.

Nous sommes plus ou moins habitués à porter notre attention sur le contenu de nos pensées. Nous en tenons rarement compte, ou nous les jugeons sévèrement. Mais nous connaissons bien mal, sinon pas du tout, les lois qui régissent le comportement de la pensée. Or, la pensée s’organise selon les rythmes cérébraux ; et elle s’enrichit d’une façon fantastique si on la laisse évoluer selon sa nature, c’est-à-dire si on ne cherche pas à la contraindre en lui appliquant les lois de la mécanique. Nous savons peu laisser sa souplesse à la pensée, car souvent son évolution nous dérange.

Pour aller plus loin, il faut pourtant apprendre à observer le comportement de la pensée, pour découvrir qu’elle n’est pas limitée à l’idée très pauvre que nous nous en faisons. Ce comportement qui lui est propre nous conduit au seuil d’un univers subjectif extrêmement riche. En première approche, au terme de chacun des tests qui vont suivre, nous allons en observer quelques caractéristiques.

Dans la formation complète au Phosphénisme, vous trouverez des exercices qui ont pour but d’apprendre à se laisser porter par les sensations, de manière à amplifier les phénomènes et de passer du travail purement mental à la perception des sensations subjectives.

Trop souvent, en effet, on voit des pratiquants mettre en œuvre des techniques, sans savoir ce qu’ils peuvent en attendre, et pire, sans être capables de reconnaître les phénomènes..

Suivre une formation, c’est l’assurance d’une pratique efficace.
En effet, dans ce domaine, un seul critère reste valable :
SEULS LES RÉSULTATS COMPTENT