CHAMANISME

NATURO-PHOSPHÉNOLOGIE et CHAMANISME

NATURO-PHOSPHÉNOLOGIE et CHAMANISME

Jadis, le chamanisme nord-européen et polaire se divisait en deux classes principales, les chamans lumineux et les chamans guérisseurs. Les ethnologues et les médecins du siècle précédent ont étudié le chamanisme de guérison, mais le caractère lumineux du chamanisme d’autrefois a peu à peu disparu. Le Phosphénisme, science de la lumière invisible.

On peut au XXIe siècle retourner aux sources du chamanisme de lumière dégagé des empirismes et des spéculations sans fin. La Naturophénologie permet de découvrir dans ses expériences des points communs avec des expériences décrites par les anciens et d’établir comme eux une réelle communication (communion) avec la Nature et les êtres de lumière.

Le chamanisme à l’origine est probablement d’identité arctique et inuit. Son foyer continental le plus ancien se trouve dans la partie nord de la Sibérie. Il semble ensuite s’être répandu au large du cercle polaire dans le nord de l’Asie et de l’Europe. Cependant, le chamanisme en tant que système de relation à la Nature et aux Ancêtres est aussi le fait des Amérindiens, des Australiens et de nombreux peuples d’Afrique.

Le chamanisme constitue en vérité la spiritualité des peuples chasseurs-cueilleurs quels que soient leurs foyers d’origine. À ce titre, il figure probablement le plus ancien système spirituel et magique au monde, et ainsi la racine de toute démarche philosophique et spirituelle. Nous ne sommes pas sortis de nulle part !

Le chaman est avant tout un sorcier guérisseur (chaman forestier) et un mage salvateur (chaman de lumière). Le chaman forestier détient la science des plantes et des rythmes de la nature, le chaman lumineux la science de la lumière, l’un étant en rapport avec le plan astral, l’autre avec le plan mental. Le chaman de lumière devint le druide mage (les druides sont également des mages) qui devint le mage tout court. Le chaman forestier est le druide sorcier de la tradition celtique, et l’ensemble de ses connaissances si pures à l’origine constitua la sorcellerie.

La relation avec le plan sacré des Archétypes, esquissé merveilleusement par le chamanisme, se dessine excellemment dans le druidisme, ce pourquoi les druides, bien que mages et sorciers comme le chaman, sont avant tout et éminemment les prêtres du sacré, les médiums des grands Mystères.

La volonté exprime ce que les anciens nommaient la corde d’argent qui nous relie à l’énergie planétaire, à l’âme vibratoire de notre Mère la Terre. La volonté prend racine dans le vortex énergétique que les Japonais nomment « Hara », qui signifie ventre ou centre de gravité.
Pour le chaman, l’Homme est l’intermédiaire sacré entre le ciel et la terre. Le fondement juste de sa personne repose sur l’aplomb du centre de gravité. Aiguiser les perceptions de notre centre de gravité nous permet d’être fidèle à nous-même, et ainsi, de ne pas renoncer à notre présence en ce monde. Le centre Hara facilite en nous l’appréciation des énergies qui nous entourent, énergies subtiles qui nous guérissent et nous guident.

Être ancré en son centre, s’enraciner, c’est se rendre disponible à l’être et aux forces de notre Mère la Terre. Nous ne saurions élever nos branches vers la lumière si nos racines ne s’enfonçaient profondément dans la terre.

Hara est un état d’esprit dans lequel l’homme est ouvert à lui-même, donnant ainsi la possibilité à son être essentiel de se manifester. La société conditionne l’identification du soi, et la contracte en sa réalité existentielle. Mais l’initié qui souhaite se connaître doit-il se débarrasser des masques et des peurs de l’existence, et s’identifier à l’être, non à l’avoir et les angoisses qui en découlent. Hara en ce sens est une réponse car il permet à notre être de se manifester dans notre quotidien et de se réaliser selon les desseins de notre âme.
C’est par sa volonté que l’initié se nourrit des éléments subtils, énergies composantes de la Terre, pareilles à des fruits merveilleux dont la nature est l’éther. Le chaman, à l’instar de Merlin et de Tippi, harmonise son système d’énergies intérieures avec son écosystème. Il étend son double de par la puissance de sa volonté jusqu’à ce qu’il comprenne son lieu de vie dans son corps étherique, et la planète entière dans son corps astral.

L’harmonie avec la nature et les animaux s’établit principalement dans le lieu de vie de l’enchanteur. Il faut souvent méditer longtemps dans un lieu pour s’imprégner de lui et l’imprégner réciproquement de notre fluide. Nos énergies rentrent en interaction avec les énergies naturelles au point de lui faire saisir l’esprit des choses, ce soleil invisible qui nous tisse en ses rayons. Et l’oiseau comme le caillou révèlera au chaman l’augure et l’information que son cœur en attend.
En cela, la volonté comme tout autre point vital est une clef pour notre bonheur terrestre, pénétré des lumières miroitant les images et essences d’un « paradis perdu ».

La relation intime qu’entretient le chaman avec la nature, principalement la forêt, les animaux et les esprits qui la peuplent, caractérise sa spiritualité. Elle se retrouve chez Merlin l’enchanteur, archétype du druide sylvestre, et chez le Démiurge des Dogons, maître du sauvage et de l’invisible.
Le chaman forme le lien entre la nature sauvage où il puise son énergie singulière et la collectivité humaine pour laquelle il officie. Au plus haut niveau, il devient un homme oiseau tonnerre, bouffon sacré, dont le comportement inversé sur nombre de niveaux démontre que le contact avec le transcendant relève de règles non linéaires, non rationnelles. La folie sacrée dont il est investi lui permet d’établir le contact avec les forces de l’esprit, de l’âme et de la lumière à son plus haut niveau. Le chaman délivre alors la collectivité de ses déséquilibres et de ses névroses.

Les éléments agissent dans le corps étherique, ils n’en demeurent pas moins actifs dans les plans supérieurs. En effet, si leur action est externe dans le corps étherique, elle est interne dans la matrice la plus subtile (qui relie le triple au plan spirituel). Cette action des quatre éléments à l’intérieur du corps n’est pas sans rappeler la structure de l’ADN au sein de toute vie. Et ce pouvoir interne, donc caché, est la source d’énergie et de vie auprès de laquelle tout initié se ressource et fortifie son immunité.

Dans les traditions chamaniques, l’énergie de la nature se dessine comme suit :
4 éléments (parties supérieures et inférieures) sont placés au centre d’une sphère, dont la moitié inférieure représente la terre et la moitié supérieure le ciel atmosphérique et la voûte céleste.
Ceci est une représentation mystique, initiatique, de l’ADN ou plus exactement de l’énergie de vie. L’on peut exprimer l’action des éléments à travers tous les plans de conscience, et les nommer à juste titre « forces génésiques ».
Cette symbolisation des éléments dans la sphère est la calebasse pouvoir des initiés des temps anciens, ou chaudron de résurrection, forces génésiques, créatrices, au service du développement de la vie et de la conscience.

La mare mythique des traditions chamaniques est dans la nature le lieu le plus chargé de vie (d’ADN). Ceci met en évidence la compréhension dont ont fait preuve ces peuples sur les relations entre la vie, l’eau et l’ADN. L’ADN, conçu symboliquement par les anciens, s’illustre dans leurs représentations spiralées, sinusoïdales, et surtout dans la forme ondulée du serpent de notre mère nature.

Le chaman australien (le chamanisme australien est le plus vieux au monde) vit son expérience de mort initiatique auprès de la mare mythique, où il est torturé jusqu’à trois nuits par les gardiens élémentaux du lieu ; puis au troisième jour, il ressuscite. La mare mythique comme le phosphène forme un miroir magique reflétant les signes du cercle sacré. Elle deviendra au sein des contes celtiques le lac enchanté.

Le druide chaman établit un ensemble de relations entre la collectivité humaine et le monde des énergies de la nature, des ancêtres et du sacré.
L’importance de la poésie, des musiques rythmiques, du monde forestier et des animaux à cornes au sein des cérémonies chamaniques sont autant de points communs avec le druidisme. En ce sens, le chamanisme forme la racine du druidisme, ce qui explique que la musique et l’utilisation des arts (dont la forge) adoptent des tournures plus primitives dans le chamanisme qu’au sein du druidisme, dans lequel le travail des métaux fut porté à son paroxysme.
Il s’établit par contre des différences entre le chaman qui règne en chef tribal et le druide qui ne peut aspirer à détenir le pouvoir royal. Ainsi dans le chamanisme, pouvoir temporel et pouvoir spirituel ne sont point séparés. Cette caractéristique est probablement due au mode de vie des chasseurs-cueilleurs qui se réunissaient en petit nombre et formaient un « petit village » autour du chaman.

La singularité du druide réunissant en lui les qualités du chaman et du prêtre, en étant pourtant ni l’un ni l’autre, a longtemps égaré nombre de chercheurs quant à la définition du druide.

L’importance de la nature sauvage dans le culte de nos lointains ancêtres s’avère un élément essentiel pour aborder le druidisme. Les pratiques de magie végétale, le bois sacré et la cueillette du gui, également l’immanence mystérieuse du dieu cerf, le Kernunnos gaulois, personnage principal du vase de Gundestrup, déterminent tout un ensemble d’éléments celtiques et pré-celtiques prédominants au sein de la pensée druidique. De par le rôle primordial de la nature dans leur spiritualité, je pense qu’il n’est pas erroné de rattacher ce particularisme au chamanisme. Si l’ensemble des pratiques végétales et forestières, de transe, d’utilisation de la musique et de la magie ne constituait pas un fond commun au druidisme et au chamanisme, nous pourrions comprendre alors que les Druides créèrent leurs propres pratiques chamaniques.

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