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redac-EXPÉRIENCES DE MIXAGE PHOSPHÉNIQUE

EXPÉRIENCES DE MIXAGE PHOSPHÉNIQUE EN PÉDAGOGIE

SUR DES ENFANTS EN DIFFICULTÉS
Le mixage phosphénique transforme l’énergie lumineuse en énergie mentale.

Le mixage phosphénique est une méthode qui assure un développement rapide de toutes les fonctions cérébrales.

On appelle « phosphène » la tache multicolore qui apparaît en obscurité, consécutive à la fixation d’une source lumineuse. Cette fixation peut aller de trente secondes à trois minutes maximum lorsqu’il s’agit d’une lampe.

Le mixage phosphénique consiste à conserver, durant le phosphène, une image visuelle ou auditive. Pour un enfant qui veut retenir une leçon, il va canaliser son attention sur le phosphène tout en se concentrant sur la pensée à mémoriser ou sur la voix qu’il entend.

La pensée devient alors beaucoup plus dense et elle s’accompagne d’un dégagement d’énergie très important, ce qui a pour effet d’augmenter ses facultés intellectuelles, mentales et psychologiques.

Le mixage phosphénique a des effets très conséquents et très rapides sur tous les enfants.

Ci-après, je vais exposer 3 expériences de mixage phosphénique que j’ai menées avec trois élèves en grande difficulté scolaire. Les résultats sont éloquents.

Je tiens à remercier tout spécialement Daniel Stiennon de m’avoir permis d’accéder à cette connaissance ainsi que Bernard S. (pratiquant de phosphènisme) qui le premier m’en a parlé.


LE CAS DE VIVIANE, CE2, 8 ans.

Viviane m’est présentée comme étant une enfant hyperactive, en grande difficulté dans le domaine des mathématiques depuis la classe du CP.
Cette enfant, néanmoins, n’a jamais redoublé, mais depuis cette année, les notes en maths ont constamment chuté et pour la première fois le maître envisage un éventuel redoublement, ce qui a alerté la maman…
Elle est au fond de la classe car elle perturbe les cours !

Sa maman « n’en peut plus, elle est insupportable ». Viviane est très accaparante, elle parle fort, s’agite beaucoup, dort très mal (elle me confiera plus tard qu’elle voit des fantômes, des têtes grimaçantes qui la narguent la nuit).

Le jour où j’ai fait sa connaissance, elle faisait tout pour se faire remarquer et ne nous laissait pas discuter tranquillement. Elle se déguisait, s’habillait comme une femme, avec les bottes de sa mère, portait des robes plutôt sexy et accrochait plein de sacs à main autour de son cou et de ses bras.

1ère séance : observation et découverte du phosphène, préliminaire au mixage phosphénique, 1 heure.

Viviane présente une grande instabilité, elle n’arrive pas à fixer l’ampoule, elle détourne le regard et se tourne à droite et à gauche. Une fois les yeux recouverts par le bandeau, elle voit toutes sortes de couleurs, avec des mélanges de rouge, de jaune, de bleu, de vert, puis retour au rouge, jaune, etc. Parfois, au cours de l’observation, elle me dit qu’elle ne voit plus le phosphène. Au cours de ces premières observations, Viviane repère de façon vraiment anarchique les couleurs.

Ensuite, nous avons discuté de ses impressions, mais elle a du mal à verbaliser ce qu’elle ressent ; elle ne prend pas du tout le temps de réfléchir, trop stressée de passer à autre chose.

Au bout d’un quart d’heure, l’expérimentation ludique est terminée et nous abordons le mixage phosphénique en pédagogie.

La séance commence toujours par la présentation orale de l’image mentale, avant la séance de mixage phosphénique. L’énergie ainsi libérée en présence du phosphène sera focalisée sur cette image mentale directement et cette notion en sera fortifiée.

Nous allons commencer par la table de multiplication par 2 qu’elle ne connaît pas.

Pour l’apprentissage des tables de multiplication, il en sera toujours de même : je lui fais mémoriser en début de séance et on refait le même exercice en fin de séance.

Je lui récite « sous la lampe » la table de 2, très lentement (moi aussi, je fais la même chose, j’observe sous la lampe en même temps qu’elle, compte – tenu du peu de motivation qu’elle manifeste, je pense ainsi l’encourager !).

Ensuite, les yeux bandés, je renouvelle la récitation de cette table, toujours très lentement et je lui demande de la répéter mentalement en même temps. Son phosphène est très court, donc on recommence sous la lampe et cette fois-ci, je lui dis « 2 fois 1 égal… », et j’attends sa réponse ; si la réponse est fausse, on recommence… ; ainsi de suite. Nous recommençons avec les yeux bandés, je refais la même chose, elle devine la bonne réponse et s’il y a erreur, je lui fais trouver le bon résultat, car c’est très important de mémoriser la réponse adéquate sous phosphène.
Cette fois-ci, elle visualise encore le phosphène donc c’est elle-même qui va réciter la table, je corrige en cas d’erreurs et elle répète plusieurs fois la bonne réponse.
Cette deuxième séance de phosphène lui suffit pour mémoriser parfaitement la table de deux.

En fin de séance, on recommencera, mais on essaiera de commencer à l’envers, 2 fois 10, 2 fois 9, etc., et on essaiera dans le désordre également.
Si l’exercice s’avère trop difficile, on finira par une mémorisation dans l’ordre, ce qui lui pose beaucoup moins de problème.

Mise à part la mémorisation des tables de multiplication, Viviane ne sait pas faire de calcul mental, elle n’a aucune idée de combien font 5 plus 8 par exemple ! C’est son « grand point faible ».

Donc, après les séances de multiplication, on aborde sous lumière, des additions simples, comme 5 plus 4.
Je lui apprends à utiliser ses doigts au lieu de dessiner des barres : elle ne peut compter sur ses doigts sans les regarder, elle est perdue si elle fixe la lampe ; pour montrer quatre doigts, il faut qu’elle regarde sa main ; on essaie avec quelques autres additions très simples, niveaux CP. Ensuite, sous phosphène, je lui fais refaire les mêmes additions et elle doit retrouver le bon résultat. Viviane est alors incapable de montrer un nombre déterminé de doigts, je suis donc obligée de l’assister : je lui prends sa main et je lui fais lever le nombre de doigts nécessaires.
Le phosphène a l’air de durer plus longtemps au fur et à mesure que nous avançons dans la séance et nous renouvelons ces opérations avec mon aide. Il a fallu trois séances de phosphènes pour obtenir les résultats escomptés.

Mais les séances sont interrompues par des envies d’arrêter, par des manifestations de découragement et elle éprouve le besoin de me montrer ce qu’elle réussit très bien ; donc nous allons interrompre les séances de calcul mental pour faire de la lecture, ce qu’elle maîtrise tout à fait. Et c’est l’occasion de la féliciter…
Puis nous reprenons…
Elle voit toujours les couleurs du phosphène de façon anarchique.

En fin de séance, Viviane bâille beaucoup, mais elle montre toujours autant d’agitation, pour passer d’une chose à une autre et ne pas prendre le temps de se « poser ».

Quand je revois la maman après la leçon, elle me demande si j’ai pu travailler avec elle et je lui confirme que Viviane a bien fait des efforts même si parfois cela a été laborieux… et qu’elle a bien travaillé malgré tout, avec une certaine agitation. Sa maman est très étonnée que j’aie pu la canaliser pendant une heure !

2ème séance, une semaine plus tard.

Waouh ! Sa maman n’en revient pas !! Elle me dit qu’elle a complètement changé d’attitude vis-à-vis d’elle et que son comportement est différent. Elle est « pacifiée, beaucoup moins excitée », « je lui crie moins dessus ». Viviane « s’occupe beaucoup plus souvent seule ».
Effectivement, quand je la vois, elle est bien plus sereine, semble « plus équilibrée », et elle attend avec impatience les cours du mercredi.

Je lui demande si elle fait toujours des cauchemars la nuit avec ses têtes grimaçantes, elle me répond qu’elle les voit de moins en moins, elle les a vues deux fois et elle est beaucoup moins effrayée.

Donc, nous commençons par les tables de multiplication, la table de 3 aujourd’hui sera à l’ordre du jour ! Et nous terminerons par la même chose.
Viviane révise toujours la table apprise lors de la séance précédente et à ma grande surprise, elle la connaît par cœur.

Ensuite, nous allons aborder le calcul réfléchi de l’addition : je lui propose quelques additions simples, du genre 5 plus 4 et elle arrive à calculer relativement vite le résultat, ce qui est bien mieux que lors de la première séance ; elle s’aide de ses doigts mais sa démarche est bien plus assurée et plus rapide.

Donc, nous allons pouvoir aborder les additions avec un des deux termes supérieur à la dizaine, du genre 8 plus 13 égalent ?
Sous la lampe, je lui explique comment ? À partir de 13, on ajoute 8 en s’aidant de ses doigts ; son réflexe est toujours de dessiner des barres mais je trouve préférable qu’elle passe à une certaine abstraction et je lui explique pourquoi, ce qu’elle comprend tout à fait !
Elle se montre très volontaire cette fois-ci, mais elle a toujours des difficultés « à trouver ses doigts sous la lampe ».
Comme lors du premier cours, je l’aide ; je procède de la même façon, mais je remarque qu’elle trouve la bonne réponse beaucoup plus aisément et beaucoup plus rapidement ; elle ne donne pas précipitamment n’importe quel résultat et prend le temps de la recherche.

Une fois la séance de calcul mental terminée, nous allons aborder la géométrie : elle me dit qu’elle est «  très bonne » et qu’elle « adore ça » ! Mais la réalité est tout à fait autre, en fait !
La notion de carré, de rectangle et de triangle n’étant pas acquise, je lui explique les propriétés de ces figures géométriques avant de passer au travail sous la lampe.
Je lui fais répéter les propriétés du carré, du rectangle et du triangle, je rectifie si le vocabulaire est imprécis ou inadéquat et elle répète. Ensuite, elle fait la même opération avec le bandeau et elle a du mal à mémoriser, donc on réitère l’exercice plusieurs fois ; je lui fais dire ce qu’est un angle droit, un côté… elle semble maintenant avoir assimilé le travail.
Nous pouvons passer à nouveau au tracé de ces trois figures avec le double-décimètre et l’équerre : le résultat est excellent, elle arrive très bien à utiliser l’équerre (ce qu’elle ne réussissait pas avant).

Durant cette deuxième séance, non seulement Viviane retient les tables de multiplication plus facilement mais en plus, elle calcule mentalement plus vite, plus juste, et elle sait tracer un carré, un rectangle, un triangle quelconque avec les outils adaptés et elle connaît les propriétés de chacune de ces figures.

Pour ce qui est du comportement, elle est beaucoup moins excitée, elle ne « s’éparpille » pas dans tous les sens, elle n’essaie plus d’évincer les problèmes en voulant faire autre chose.
Par ailleurs, je lui demande quelles couleurs elle voit dans le phosphène et ce qu’elle me dit correspond à ce que j’attendais.

Durant le premier cours, Viviane avait également du mal à fixer la lampe, son regard allait dans tous les sens, elle n’arrivait pas à fixer son attention sur l’ampoule ; maintenant, pas de problème.
Avec le bandeau, elle arrive aussi très bien à me situer l’emplacement du phosphène dans l’espace, devant son visage.

Et elle a pu me parler de ce qu’elle ressentait : « c’est beau, ça me fait penser à des tableaux (sa famille possède une galerie de peintures), les couleurs me font penser à des méduses », (elle a vu un reportage récemment).
Elle est beaucoup plus volontaire, elle sourit et plaisante même !

À la fin de la séance, elle est partie en courant voir sa maman en disant que c’était « super ! » Ce qui a encore une fois surpris sa mère qui n’en revient pas qu’elle puisse rester une heure à travailler sans rechigner ! « Il y a encore quelques semaines, cela aurait été impossible » me dit-elle.

3ème séance.

Sa maman me dit que Viviane est complètement pacifiée et sereine, elle travaille plus volontairement quand elle rentre de classe, c’est « beaucoup moins la galère ! »
Le maître la trouve plus motivée et elle est moins dans la provocation.

Je lui fais répéter les tables de 2, de 3 : elles sont parfaitement mémorisées.
Je lui fais apprendre la table de 4 aujourd’hui.

Pour le calcul réfléchi, elle arrive à montrer 5 doigts sous la lampe, sans difficulté. Avec le bandeau, elle se montre encore un peu hésitante, mais il y a une nette amélioration, ce qui représente un vrai progrès au niveau de l’organisation spatiale.

Les séances passent de plus en plus vite, à sa grande surprise, elle reprend confiance en elle petit à petit ; elle ne parle plus de faire du français et les cinq dernières minutes, je lui fais faire un petit travail d’arts plastiques qu’elle continuera à chaque fin de séance ; Viviane est ravie !

Et avant de partir, elle fait une séance de phosphènes avec ses souhaits les plus chers :
« Je serai plus sage, je ne veux plus me faire gronder, j’aurai de très bonnes notes en maths aussi bien qu’en français, je ne ferai plus de cauchemars la nuit ».

Justement, la semaine qui a suivi, elle n’a fait aucun cauchemar.

4ème séance.

Quand je la revois, je trouve que ses propos sont beaucoup plus matures ; je découvre une enfant réfléchie, tranquille, pleine de sensibilité, certes, elle se confie volontiers.

L’apprentissage des multiplications devient un jeu, ce n’est plus une corvée car quel enthousiasme quand elle réussit ! Elle n’est plus en situation d’échec et même si parfois il y a des erreurs, elle sait qu’elle va y arriver grâce au mixage phosphénique, donc le moral est au beau fixe !

La séance commence comme un rituel par l’apprentissage d’une nouvelle table de multiplication et par la révision des précédentes.

Ensuite, nous abordons toujours le calcul réfléchi mais avec des nombres chaque fois plus grands, du type : 5 plus 56, en utilisant la même technique.

Puis, aujourd’hui, je vais vérifier ses acquis dans le domaine des techniques opératoires de la multiplication ; 357 x 5 = ?
En fait, elle n’est pas du tout acquise, ni comprise ; elle multiplie le 5 par le 3, puis par le 5, puis par le 7 ; on en profite pour réviser les unités, les dizaines et les centaines, ce qu’elle avait complètement oublié.
Je lui demande de mémoriser ces nombres, ensuite sous lumière, je lui fais mémoriser plusieurs fois :
7 : unité,
5 : dizaine,
3 : centaine ;
Ensuite, je lui fais écrire dans l’espace, devant la lampe, avec son doigt les nombres et chiffre de la multiplication : 357 x 5 = et elle dit à haute voix comment procéder.
Elle refait la même chose sous phosphène, avec le bandeau sur les yeux : elle dessine avec sa main, dans l’espace, le nombre 357 (je suis obligée de l’aider un peu) et elle me dit le nombre des unités, des dizaines et des centaines.
Ceci acquis, elle explique la technique opératoire, sans se préoccuper du résultat ; j’alterne ce travail avec du calcul réfléchi, de la géométrie ; cela lui permet de réinvestir des notions déjà vues et je m’assure qu’elle n’a pas oublié ; en cas d’erreurs, je la corrige et elle répète.

On termine par les tables de multiplication, dans le désordre, à l’envers pour la table de 2 et de 3, avant de continuer le travail d’arts plastiques.

5ème séance.

– Tables de multiplication par 2, 3, 4 : révision.Très bons résultats !

– Table de multiplication par 5 : apprentissage.

– Calcul réfléchi de l’addition du type : 4 plus 76, 8 plus 95 : elle a de bons résultats et elle progresse.

– Technique de la multiplication, avec 2 chiffres aujourd’hui, du type 312 x 45 ; c’est la confusion la plus totale.
Je lui explique sur papier et lui fais mémoriser les nombres pour que sous la lampe, elle puisse répéter quels nombres doivent être multipliés, dans quel ordre ; je lui fais penser au décalage de la 2ème ligne ; ensuite, elle essaie de se souvenir de l’addition lorsqu’elle a terminé de multiplier le nombre 24 par 312.
Je répète la technique car elle s’est trompée.
Sous phosphène, elle refait la même chose, jusqu’à ce que la méthode soit acquise sans aucune erreur et sans oubli ; cela a été laborieux, mais elle a réussi ; elle se montre d’ailleurs très persévérante malgré les difficultés rencontrées.
Pour terminer, je lui fais refaire une multiplication pour mettre en application ce qu’elle vient de mettre en lumière ; elle réussit relativement bien ; nous reprendrons cela lors de la prochaine séance, le mercredi suivant.

Aux dernières évaluations de maths, sa note a augmenté : de 8, elle est passée à 13 sur 20 et le maître a bien remarqué également des changements de comportement.

Puis nous pratiquons la géométrie : je lui fais tracer une frise géométrique assez complexe, constituée de carrés, de rectangles et de triangles, ce qu’elle réussit relativement bien : elle a tout de suite repéré quand il fallait utiliser l’équerre et comment la positionner, ce qui au début des cours n’était pas du tout évident pour elle.

6ème séance.

L’enthousiasme est toujours là, elle pratique le mixage phosphénique avec beaucoup d’intérêt !

Elle me dit que maintenant, tous les soirs, avant de s’endormir, elle observe sa lampe de chevet et émet les souhaits qu’elle prononce en fin de séances.

Comme prévu, nous reprenons la technique opératoire de la multiplication ; c’est bien, c’est acquis.

Donc cela nous permet d’aborder la technique opératoire de la soustraction ; elle a moins de difficultés que pour la multiplication, je lui fais procéder de la même façon.
On prépare sur le papier la soustraction du type :
3 4 1
– 2 8 9

Avec des chiffres tous différents pour éviter les confusions quand Viviane va répéter la technique oralement, sous la lampe et sous phosphène.
Je verbalise donc la technique que je lui fais répéter, jusqu’à ce qu’elle sache parfaitement faire, sous la lumière puis avec le bandeau.
Je lui fais aussi dessiner les nombres dans l’espace, avec sa main et elle répète les chiffres des unités, des dizaines et des centaines.
Je ne lui demande pas le résultat pour l’instant, uniquement la technique, afin que l’effort de mémoire soit focalisé sur la méthode, seule ; lorsque celle-ci sera parfaitement assimilée, je lui demanderai de calculer le résultat.

Avec succès, elle réussit après 2 phosphènes, sa deuxième soustraction, sans oublier les retenues.

Puis, en fin de séance, elle me confie que le maître leur a dit qu’il allait leur apprendre la technique de la division au retour des vacances et qu’elle souhaiterait que je lui montre sous phosphène comment procéder. Je suis tout à fait partante !

Je lui montre la technique et je la lui répète sous la lampe et sous phosphène, après lui avoir fait mémoriser les nombres ; nous reverrons ce travail à son retour de vacances car cela fait beaucoup pour une séance de 1h15.

Elle termine son travail d’arts plastiques dans lequel elle y a dessiné des chiffres et elle a « mis les couleurs du phosphène ! »

7ème et dernière séance.

Viviane finira d’apprendre ses tables de multiplication avec ses parents ; je leur ai expliqué comment faire sous phosphène et d’ailleurs elle se charge de leur faire la leçon de façon tout à fait responsable.

Aujourd’hui, elle va apprendre la table de multiplication par 7.

Elle répète les précédentes, avec succès.

Le calcul mental est en net progrès, on aborde les opérations du type : 24 plus 57, où là, elle ne peut plus utiliser ses doigts et doit trouver une autre stratégie : je lui fais faire ce travail de recherche sous phosphène et finalement elle trouve une solution ! C’est très satisfaisant !

On aborde également les grands nombres ; elle n’éprouve pas de grosses difficultés particulières, elle a compris assez rapidement : par exemple, je lui propose le nombre 1 9 2 0 7 5, je lui fais répéter sous la lampe puis sous phosphène les chiffres des unités simples et les chiffres des mille.
Et je lui explique avant de commencer à écrire le nombre qu’elle doit repérer le nombre de chiffres à écrire : quand elle entend des centaines de mille, il doit y avoir 6 chiffres afin de ne pas omettre le zéro, ce que beaucoup de débutants font en général lorsqu’on aborde ces notions.

Elle réinvestit la technique opératoire de la division et globalement, elle a compris. Ensuite, il conviendra de répéter « l’opération » régulièrement pour ne pas oublier ; elle était très fière de me dire qu’elle a levé le doigt en classe pour s’essayer au tableau, devant toute la classe ; et le maître l’a félicitée !

Avant de terminer, je lui fais faire un bilan de CE2, qu’elle a vraiment bien réussi.

Je décide donc d’arrêter là mes interventions hebdomadaires ; je « passe le flambeau à sa maman » qui est enchantée de l’évolution qu’elle a constatée chez sa fille.
Viviane dort très bien maintenant et se réveille de bonne humeur, à 9 heures environ alors qu’avant elle dormait jusqu’à midi et se réveillait perturbée et agitée.

LE CAS DE KELVIN, 8 ANS, CE2

Kelvin est un enfant qui a des difficultés scolaires dans tous les domaines. Il est en CE2, n’a jusqu’alors jamais redoublé, mais la maîtresse envisage cette année un éventuel redoublement.
J’ai appris par lui-même qu’il avait fait une grave chute de vélo à l’âge de trois ans, qu’il avait été hospitalisé un mois ; il s’était ouvert la tête ; régulièrement, on lui faisait faire des IRM ; mais ses parents ne m’ont rien dit à ce sujet.

Son allure physique démontrait un trouble profond, son visage avait une expression disgracieuse, son regard était vide et sa coupe de cheveux accentuait ce déséquilibre.

J’ai donc commencé à le suivre, à raison de 1h30 par semaine : je lui faisais faire ses devoirs ; mais très vite, on s’est rendu compte que ce temps-là ne suffisait pas, alors je l’ai vu 2 fois par semaine, avec une séance de 1 heure supplémentaire.

Durant cette année de CE2, je n’ai pas pratiqué le Phosphénisme avec lui car tout simplement, à cette époque, je n’avais pas connaissance de ce savoir.

Au début, j’ai tout de suite diagnostiqué des gros problèmes de lecture et de compréhension, minimisés par ses parents, donc j’ai décidé que sur ces deux séances, une serait entièrement consacrée à l’approfondissement de la lecture : j’ai repris une méthode d’apprentissage de lecture de CP qui donnait d’excellents résultats et je lui ai fait faire le programme de CP.
Les progrès étaient palpables bien que lents.

Le reste du travail, Kelvin l’a parcouru difficilement et je manquais de temps pour approfondir tout le programme de CE2. Par ailleurs, il fatiguait très vite et ne fixait pas vraiment les apprentissages ; ses fonctions imaginaires semblaient inexistantes ; il jouait encore avec ses peluches qu’il affectionnait tout particulièrement.

Il est passé de justesse en CM1 et c’est à partir de cette année, en 2000, que j’ai pu lui enseigner le mixage phosphénique que j’avais découvert quelque mois auparavant. Il a été mon premier élève suivi grâce au Phosphénisme !

Kelvin lisait un petit paragraphe d’un texte de CM1. Ensuite, il retenait une phrase compliquée qui lui avait posé problème et il épelait les mots sous la lampe et avec le bandeau ; ensuite il apprenait la phrase par cœur, je la lui lisais plusieurs fois et il devait la répéter sans erreurs, d’une façon fluide et en mettant le ton.

Lorsque le phosphène se terminait, il devait lire à nouveau le paragraphe de façon parfaite. Si la récitation n’était pas parfaite, il fallait recommencer, ce qui lui demandait beaucoup d’effort. Mais petit à petit, il commençait à apprécier le travail sous phosphène.

Pour ce qui est de la lecture, Kelvin progressait relativement vite et ce qui est le plus surprenant c’est que le bénéfice du mixage phosphénique se répercutait sur toutes ses lectures, même celles que nous n’avions pas abordées ; il comprenait de mieux en mieux et commençait à développer son imaginaire pour comprendre le sens de certains mots, en analysant la famille de ce mot, ou d’après le contexte.

Parallèlement, il développait également sa mémoire dans tous les domaines et notamment pour les leçons d’histoire qu’il détestait au début.

À partir de la 9ème séance, Kelvin changeait d’expression ; il avait retrouvé une expression normale, souhaitait changer sa coupe de cheveux, et s’habiller différemment ; il avait de nouveaux copains et ses activités préférées étaient le ski alpin, le vélo et le jardinage. Il avait demandé à sa mère de lui ranger ses peluches dans un carton, il ne voulait plus les voir sur son lit.

Sur le plan scolaire, les résultats remontaient lentement mais sûrement et régulièrement.

Après discussion auprès de ses parents, j’ai appris qu’il ne lui faisait plus faire d’IRM et qu’il ne consultait plus la psychologue.

J’ai continué toute l’année de CM1 ainsi que celle du CM2 et de la 6e.

Ensuite, j’ai déménagé et j’ai changé de région, donc je n’ai pu continuer ce travail avec lui mais régulièrement, il m’écrivait une carte et me disait que tout allait bien pour lui au collège.

Son rêve de toujours était de devenir jardinier, mais aux dernières nouvelles, il souhaitait devenir horticulteur ou professeur d’histoire et de géographie, les matières qu’il détestait le plus quand je lui donnais les cours !

Je souhaite rendre hommage au travail considérable du Docteur Lefebure qui, par son œuvre, nous a légué une source intarissable de solutions pour pouvoir notamment aider les enfants en grande difficulté, qu’elle soit d’ordre intellectuel, mental ou psychologique.

Je suis toujours très surprise, chaque fois, de constater les effets incroyablement positifs du mixage phosphénique sur les enfants. L’influence de la lumière et de la pensée sur les fonctions cérébrales sont remarquables.

Mon souhait est que cette méthode profite à un maximum de professeurs afin de soulager les difficultés des élèves. L’amélioration des résultats est parfois fulgurante et dans tous les cas, au bout de trois semaines de mixage phosphénique, à raison d’une heure par semaine, les enfants ont énormément progressé.

LE CAS DE CHRISTOPHE, CM1, 11 ans.

Christophe est un enfant de 11 ans, très calme, qui a redoublé son CM1.
Sa maman me signale qu’il a des difficultés en maths et en grammaire. Par ailleurs, il n’est pas du tout motivé, se « sent complexé » vis-à-vis de ses camarades de classe, il n’aime pas l’école et il a de mauvais résultats scolaires ; visiblement, cette année de redoublement ne semble pas lui être profitable.
Il faut préciser également qu’il est suivi depuis le CE1 par une orthophoniste.

Ses parents s’occupent très bien de lui après l’école, pour lui faire faire ses devoirs mais c’est très laborieux et Christophe est très lent, il passe tout son temps libre à travailler, ce qui est très lourd pour lui-même ainsi que pour ses parents, surtout qu’il y a un petit dernier qui fait son CP et qui a besoin également d’eux.

Donc, comme je fais toujours en début de séance, je vérifie le niveau de lecture de l’enfant. Et comme dans la majorité des cas, (sauf pour Viviane qui était « hors norme »), Christophe ne maîtrise pas la lecture depuis le CP, me confie-t-il. Il ânonne les mots, sa lecture est incertaine, hésitante. Et lorsqu’il rencontre des difficultés pour déchiffrer un mot, il « fonce », le lit n’importe comment et continue sa lecture tranquillement, comme si de rien n’était. Évidemment, il n’a rien compris de ce qu’il a lu lorsqu’il a terminé !

Nous allons commencer la séance par une présentation du Phosphénisme. Très vite, je ressens que Christophe adhère complètement au processus et il se montre enthousiaste dès le début.

Je lui fais lire une partie d’un texte de son choix, dans le manuel de français de CM1 : 9, 10 lignes, pas plus. Ensuite, il choisit la phrase qui lui pose le plus de problèmes, notamment avec des mots difficiles à lire ou difficiles à comprendre.
Puis, je lui fais épeler ce ou ces mots, je lui explique le sens avant de commencer la séance de mixage phosphénique.
Sous la lampe, il recommence à épeler les mots, il donne leur sens, il répète plusieurs fois cet exercice.

Ensuite, avec son bandeau, il réitère la même opération ; je lui relis la phrase qu’il va mémoriser et répéter sans accrocher un seul mot. Il faut qu’il puisse la redire d’une façon fluide, en mettant l’intonation voulue et en marquant la ponctuation. Puis, il explique ce qu’il a compris.

Pendant le phosphène, s’il reste du temps, je relis le paragraphe en entier et il essaie de m’expliquer ce qu’il comprend. Je l’aide éventuellement pour qu’il retienne au final le sens juste du texte.

Lorsque la séance de mixage est terminée, Christophe relit le texte à voix haute et recommence à expliquer ce qu’il a compris. Parfois, je lui fais épeler toute une phrase afin de faciliter la mémoire orthographique des mots.

Parallèlement, je lui fais faire de l’analyse grammaticale sous phosphène : il doit reconnaître où se trouvent le nom (propre ou commun), le déterminant (sa nature), le verbe (son groupe et le temps de conjugaison), le complément d’objet direct ou indirect, le complément circonstanciel, l’adverbe, etc.

De même, que pour les exercices précédemment cités, il recommence la même chose une fois le mixage phosphénique terminé.
Je lui fais également écrire la phrase les yeux bandés, dans l’espace avant de l’écrire sur papier. Il porte ainsi toute son attention sur les sensations cénesthésiques que lui donnent ces mouvements, ce qui favorise sa mémoire orthographique. La conscience motrice sera ainsi plus stimulée et plus performante.

Nous avons eu recours à quatre séances de mixage phosphénique de 1 heure chacune pendant lesquelles, j’ai surtout mis l’accent sur l’apprentissage de la lecture/compréhension.

Les dernières 20 minutes, je lui faisais résoudre des problèmes mathématiques (lecture, compréhension, mise en évidence des éléments importants de l’énoncé) : le tout sous phosphène ; Christophe avait de plus en plus de facilité dans ce domaine.

Pour la géométrie, les progrès ont été fulgurants ; au bout de la deuxième séance, il avait déjà beaucoup progressé et se sentait de plus en plus à l’aise.

Comme il reprenait confiance en lui pour la lecture, il reprenait confiance également dans tous les domaines : le mixage phosphénique a été pour lui un révélateur très puissant qui lui a permis d’apprendre d’une façon approfondie et efficace.

Au terme des 4 séances, je lui ai conseillé de pratiquer le mixage à la maison avec l’aide de ses parents très enthousiastes aussi : il devait revoir ses tables de multiplication, continuer la lecture, apprendre ses leçons de géographie et d’histoire, faire de temps en temps quelques problèmes de maths.

J’ai eu de ses nouvelles deux ans plus tard : Christophe est passé en 6e, au collège, sans problème et en plus avec d’excellents résultats ; il a repris goût aux études et envisage de devenir vétérinaire !

Phosphénisme © Extrait de « Univers Énergie Phosphénique ».

MANTRAS et PHOSPHÉNISME

MANTRAS ET PHOSPHÉNISME

Le mantra OM, apprendre à prononcer le OM

MANTRAS

Dans l’hindouisme et le bouddhisme, le mantra (du sanskrit « formule sacrée ») est une formule mentale ou un ensemble de syllabes disposées selon un certain ordre, que l’on répète de nombreuses fois en suivant un certain rythme.

Bien que la récitation des mantras soit typiquement liée à l’hindouisme, des pratiques analogues se retrouvent dans la plupart des religions. En effet, l’utilisation de formules répétitives scandées apparaît, dans la religion chrétienne sous la forme de la tradition du rosaire, dans la religion musulmane sous la forme de répétitions de versets du Coran et dans la religion israélite sous la forme de la lecture de la Torah accompagnée de balancements antéropostérieurs. Les traditions premières ne sont pas en reste et quelle culture dite « primitive » n’utilise pas de chants répétitifs lors des cérémonies ? Partout, la prière prend forme de répétitions rythmées.

Utiliser le terme de « mantra » pour qualifier ces pratiques si éloignées géographiquement peut sembler abusif. Néanmoins, le médecin français Francis Lefebure a pu démontrer de manière scientifique, les raisons physiologiques de l’universalité de ces pratiques. Dans son livre : OM et les mantras, le nom naturel de Dieu, le Docteur Lefebure explicite l’action du rythme sur le cerveau et fournit des indications pour développer ses propres mantras personnels. Il commence par une analyse morphologique du mantra « OM » ou pranava mantra, faisant de nombreuses analogies pertinentes entre l’anatomie humaine, le son et divers éléments (géométrie, physique, chimie, physiologie).

La seconde partie de l’ouvrage est dédiée à une analyse précise des sons des mantras, en vue de créer des mantras efficaces. Loin de s’arrêter à une discussion stérile sur le sens des mantras, ou même sur la linguistique de leur origine, le Docteur Lefebure va directement à l’essentiel en fournissant des bases de données permettant de comprendre les résonances analogiques entre voyelles et consonnes et différents éléments naturels, ainsi que les rapports entre les mantras et les chakras.

Un bref historique est aussi inclus, permettant de comprendre l’universalité du mantra OM, utilisé sous des formes légèrement différentes par de nombreuses traditions (hindouisme, taoïsme, bouddhisme, mais aussi par les traditions celte, zoroastrienne, tibétaine, et même musulmane, hébraïque et chrétienne), cette universalité ayant été occultée par des erreurs de traduction.

Il faut admettre que les travaux du Docteur Lefebure sortent du lot par leur précision et leur efficacité.

Les recherches du Dr Lefebure ont aussi prouvé que la régularité du rythme de déclamation des mantras améliore grandement leur effet. À cette fin, le Dr Lefebure a développé le Mantratron, sorte de métronome spécialement conçu pour la pratique des mantras.

Un autre pilier des découvertes du Dr Lefebure est l’utilisation systématique des phosphènes pour améliorer tout type de travail intellectuel ou mental. Les phosphènes sont toutes les sensations lumineuses subjectives, c’est-à-dire celles qui ne sont pas directement produites par la lumière stimulant la rétine. Ils peuvent être produits par de courtes fixations de sources lumineuses.

Expérience avec le Mantraton

Une expérience intéressante consiste à combiner les phosphènes et le Mantratron à votre pratique usuelle des mantras. Pour ce faire :
Réglez votre Mantratron sur un rythme adéquat.
Fixez une lampe phosphénique pendant une trentaine de secondes et fermez les yeux.
Récitez le mantra en suivant le rythme du Mantratron.
Au bout de trois minutes, fixez à nouveau la lampe. Ainsi la récitation de votre mantra est accompagnée en permanence par un phosphène.
L’énergie produite par la récitation du mantra augmente considérablement.

Phosphénisme © Extrait de « Univers Énergie Phosphénique ».

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GESTION DES ÉMOTIONS et PHOSPHÉNISME

GESTION DES ÉMOTIONS ET PHOSPHÉNISME

Gérer ses émotions par le Phosphénisme permet de retrouver confiance en soi.

GESTION DES ÉMOTIONS

Les émotions sont des réactions complexes à notre représentation du monde. En fait, c’est nous qui les créons même si elles paraissent échapper à notre contrôle. En effet, les données qui proviennent de l’environnement traversent un certain nombre de filtres qui opèrent inconsciemment. Nous ne pourrions survivre sans trier l’afflux massif d’informations venues de l’extérieur. Ces filtres éliminent des données, les déforment ou les généralisent. Ils incluent notre langage, nos croyances, nos valeurs, nos souvenirs, nos modes de classement et de stockage de l’information…

Au terme de ce filtrage, nous nous faisons une représentation mentale de la réalité d’où découlent un état émotionnel et un comportement, tout ceci se déroulant en une fraction de seconde.

Lorsqu’on parle de gestion des émotions, on s’intéresse principalement aux émotions déplaisantes : colère, peur, frustration, dépression, désespoir… Gérer ses émotions permet d’améliorer sa faculté d’adaptation, de retrouver confiance en soi.

Prenons l’exemple de la colère. C’est une émotion qui peut être dévastatrice. Quand on y cède, on perd le contrôle de soi-même, on n’a plus le choix de répondre à l’événement de façon appropriée.

On a beaucoup écrit sur la colère, sur la manière de la canaliser. Cela va de la catharsis, libération d’affects refoulés que l’on provoque, par exemple, en tapant violemment sur un coussin, à une transposition consciente de l’énergie sur un autre objet qui est une forme de sublimation.

La meilleure stratégie pour la gestion de la colère consiste à réévaluer la situation. Puisque l’émotion est déclenchée par la représentation que nous nous faisons de l’événement, substituons à celle-ci une autre représentation.

Il y aurait la méthode longue qui consisterait à devenir de plus en plus conscient de ses filtres, à changer de croyances, de stratégies, à traiter l’information différemment… Il y en a une autre plus synthétique et plus efficace. C’est la gestion des émotions par le Phosphénisme.

En 1960, un médecin français, Francis Lefebure, découvre l’incidence de la lumière et du rythme sur les processus mentaux. En fixant assez brièvement une source lumineuse, on obtient un phosphène, c’est-à-dire une sensation lumineuse qui persiste plusieurs minutes. Or, le phosphène canalise l’attention tout en favorisant les associations mentales. Il s’avère un outil très précieux pour travailler sur ses émotions.

EXERCICE PRATIQUE :

Choisissez une personne de votre entourage avec qui vous êtes en conflit.
Faites un phosphène en fixant une lampe phosphénique pendant trente secondes. Pendant cette fixation concentrez-vous sur cette personne.
En présence du phosphène, observez toutes les sensations qui vous viennent. Vous serez surpris par la densité des pensées qui se présentent.
Refaites plusieurs phosphènes (6 à 8) en gardant toujours le même objet de concentration.
Faites cet exercice plusieurs jours de suite.
Lorsque vous reverrez cette personne, vous serez probablement surpris de découvrir que vous réagissez différemment. Grâce à cet exercice, vous pouvez changer votre représentation de cette personne et résoudre vos conflits.

SUBLIMATION D’UNE ÉMOTION

Chaque fois qu’une émotion désagréable se présente à vous, pensez à un point lumineux en gardant à l’esprit l’idée que cette émotion se trouve dans ce point lumineux. Si vous ressentez de la rage, par exemple, transformez-la en lumière : plus l’émotion ressentie est violente, plus le point doit être lumineux. C’est comme si la rage alimentait directement le foyer lumineux. Faites-en un carburant.

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EFFET KIRLIAN et PHOSPHÉNISME

EFFET KIRLIAN ET PHOSPHÉNISME

La pratique du Phosphénisme permet de développer son énergie personnelle de manière considérable et peut influencer les résultats de la photographie Kirlian.

EFFET KIRLIAN

L’effet Kirlian, « c’est la conversion des propriétés non électriques d’un objet ou d’un corps en propriétés électriques avec un transfert de charges de l’objet ou du corps sur l’émulsion photographique ».

La photographie Kirlian est une méthode qui utilise un appareil capable d’établir des bilans énergétiques de santé, de mesurer l’énergie d’un organisme. Ce qu’on voit avec la photo Kirlian, c’est l’énergie, l’information qui y circule, l’état de communication vibratoire intercellulaire, une image complète des énergies qui parcourent l’organisme humain, la photo d’un corps physique.

Le matériel de base utilisé par S. Kirlian est très simple : une bobine (Teslo) reliée à une plaque métallique et isolée par une plaque spéciale. On place entre le sujet et la machine une feuille de papier sensible à la lumière. Et l’on prend la photographie. La machine Kirlian émet alors un champ électrique à haute fréquence et à haute tension.

C’est sans la connaissance du travail de ses prédécesseurs, que Semyon Kirlian lança avec sa femme les recherches systématiquement avancées qui ont permis la reconnaissance mondiale de l’effet Kirlian.

L’existence d’un champ d’énergies subtiles entourant le corps humain était connue depuis des millénaires, et depuis quelques années, la recherche scientifique commence à s’intéresser à ce phénomène. Grâce à la photographie Kirlian, on sait maintenant que chaque être vivant est environné d’un champ d’énergie électromagnétique.

Ce champ d’énergie électromagnétique nous renseigne sur nos qualités, nos facultés, nos pensées, nos sentiments, nos problèmes. Il peut être modifiée par les facteurs extérieurs comme la qualité de l’environnement, l’air que nous respirons, l’état de notre environnement, les personnes qui nous entourent, une atmosphère harmonieuse ou tendue.

Un thérapeute peut analyser la photo et en tirer des observations utiles. Aucune technique actuelle autre que la photo Kirlian ne permet de dresser le bilan énergétique d’un individu dans sa globalité et en temps réel. Entre trois et six mois, après on peut faire un nouveau bilan photographique et le comparer au premier pour juger du progrès de l’état énergétique de l’individu ou de sa dégradation.

Le Docteur Francis LEFEBURE, médecin et chercheur français, a mis au point une méthode de développement personnel basée sur l’utilisation systématique des phosphènes : le Phosphénisme. Les phosphènes sont toutes les sensations lumineuses subjectives, c’est-à-dire celles qui ne sont pas directement causées par la lumière stimulant la rétine. Les phosphènes peuvent être produits par de courtes fixations de sources lumineuses.

La pratique du Phosphénisme permet de développer son énergie personnelle de manière considérable et peut influencer les résultats de la photographie Kirlian.

Exercice de Phosphénisme appliqué à l’effet Kirlian :

Faites un phosphène avec la lampe Phosphénique.
Projetez ce phosphène sur le dos de votre main, par exemple.
Le phosphène a une propriété surprenante de concentration : si vous le projetez loin de vous, sur un mur, par exemple, il se dilate et apparaît de grande taille. Si vous le projetez près de vous, sur votre main, à une distance de 10 centimètres par exemple, il se contracte jusqu’à avoir la taille d’une pièce de 50 centimes d’euros.
Renouvelez l’expérience pendant plusieurs phosphènes.
Faites une photographie Kirlian de votre main : les aigrettes magnétiques sont beaucoup plus étendues, témoignant du surplus d’énergie produit.

Pourquoi projeter le phosphène sur le dos de la main ?
Simplement parce que le chakra présent dans la main absorbe l’énergie par le dos de la main et la transmet par la paume.

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DÉDOUBLEMENT et PHOSPHÉNISME

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Le dédoublement est le but de toute initiation.
Beaucoup recherchent le dédoublement sans savoir ce qu’il est réellement.

DÉDOUBLEMENT

Le dédoublement est le but de toute initiation et il existe une foule d’exercices destinés à le provoquer. Le Dr LEFEBURE, médecin et chercheur français, apporte un éclairage nouveau sur ce phénomène. Sa méthode, le Phosphénisme, un yoga scientifiquement amélioré, propose des exercices particulièrement efficaces et rapides pour y parvenir.

Beaucoup recherchent le dédoublement sans savoir ce qu’il est réellement, ni ce en quoi il consiste. Dans ces conditions, il est bien difficile de reconnaître les phénomènes. Il existe un très fort antagonisme entre les expériences initiatiques et les expériences psychologiques. Ces dernières ne rentrent pas dans le cadre des techniques initiatiques, qui est un domaine totalement à part. Il est donc extrêmement important de savoir sur quel domaine on travaille et quelles en sont les limites. Il faut aussi savoir pourquoi on applique telle technique, quels résultats on peut en attendre, et faire soi-même le choix des techniques que l’on va utiliser dans sa recherche.

On ne peut guère demander l’absolu ni l’impossible à notre cerveau, et, dans la pratique comme dans l’étude, il est nécessaire de définir le terrain sur lequel on travaille.

En effet, beaucoup n’engagent une recherche que pour mieux ramener les phénomènes à l’idée qu’ils s’en font, et aux préjugés qu’ils ont accumulés au fil du temps. Mais dès qu’ils s’approchent d’un phénomène un peu dérangeant parce qu’il oblige à se poser des questions, et parfois à faire certaines remises en question, ils réagissent par le refus du phénomène et prétendent que « c’est dangereux ». Or, ce danger, cette peur, c’est le risque de se découvrir soi-même. Ils se limitent donc à la production de phénomènes superficiels, purement psychologiques. De même, il est fréquent de vivre des sensations qui ne touchent que la surface de la « couche psychologique » de l’individu, mais on prend souvent cela pour un but atteint, ou pour un contact avec son « moi » profond. La plupart du temps, ces sensations ne sont qu’une illusion à laquelle on prend un vif plaisir, parce que l’on perçoit des images et quelques sensations, ce qui, en soi, est très agréable ; et l’on arrête sa démarche à ce stade.

Grâce au casque virtuel, vous vivrez de multiples sensations et de multiples « expériences », sans même bouger de votre fauteuil. Vous aurez l’impression que votre corps devient lourd, léger, que vous tombez, que vous montez ou encore que vous devenez plus petit ou plus grand, que vous volez et flottez dans l’air sans effort. En fin de compte, ce que vous vivez sont des amusettes sensorielles, car le film sollicite certains organes sensoriels. Mais il ne s’agit nullement de phénomènes psychiques. Vous êtes dans un cul-de-sac sensoriel et vous souhaitez que les sensations continuent, tant elles sont agréables. C’est en fait la même chose que lorsque vous êtes pris d’une démangeaison : vous vous grattez. Au bout d’un moment, cela se transforme en plaisir et l’on trouve agréable de se gratter. En médecine, ce phénomène est appelé « volupté de grattage ».

Les phénomènes initiatiques se produisent très rarement durant les entraînements, mais surviennent dans les 24 heures qui suivent l’entraînement. Il ne faut donc pas confondre les amusettes sensorielles, qui provoquent un instant de plaisir, avec les exercices initiatiques, qui débouchent sur de véritables expériences, en dehors des séances d’entraînement. Celles-ci surviennent bien souvent la nuit, projetant la conscience jusque dans les plans cosmiques. Les phénomènes initiatiques sont bien au-delà des sensations qui relèvent de notre création personnelle. Il faut du courage pour dépasser ces couches encore liées à la volonté subconsciente. En revanche, ceux qui approfondissent découvrent un autre aspect d’eux-mêmes et de l’univers.

Le dédoublement n’est pas un phénomène rare !
Il a été pratiqué de tout temps et se trouve au cœur même de toutes les initiations.

La méthode de préparation au dédoublement astral, repose sur les travaux du Docteur Francis LEFEBURE, dont la base est l’utilisation des phosphènes, alliée aux exercices initiatiques que sont les tensions statiques.
Le génie du Docteur LEFEBURE est d’avoir découvert le fondement même de toutes les traditions et des initiations, et de pouvoir le démontrer. En effet, si jusqu’à présent on ignorait ce qui constituait véritablement la substance des initiations, c’est parce qu’elle était noyée dans des conceptions et des interprétations souvent sans rapport avec la réalité. En attirant l’attention sur des phénomènes parfois spectaculaires, ces conceptions dénaturées n’ont fait qu’accélérer, au fil des siècles, la perte du sens de certaines pratiques. De plus, ceci empêchait l’accès aux expériences.
Mettant à profit sa formation de scientifique, le Docteur LEFEBURE étudia en profondeur les analogies entre le microcosme et le macrocosme. Il mit ainsi en évidence des lois de symétrie entre l’esprit et la matière, c’est-à-dire qu’il rendit accessible à notre mode de pensée, des caractéristiques fondamentales de l’esprit et de la pensée, nous permettant de mieux comprendre aussi bien le sens de certaines pratiques ancestrales que les différents plans sur lesquels se situent les expériences. Depuis 1959, le Docteur LEFEBURE développa un ensemble de techniques qui permettent de vérifier point par point la réalité de certains phénomènes et de pénétrer dans cet univers bien étrange qu’est le dédoublement.

À l’âge de dix-huit ans, le Docteur Francis LEFEBURE fut initié, à la suite d’une imposition des mains, par un Zoroastrien, Arthème Galip, ce qui provoqua des voyances ésotériques ainsi que de nombreux phénomènes psychiques.
Après cette initiation, Arthème Galip lui enseigna divers exercices, afin qu’il puisse entretenir l’élan ainsi donné. Parmi ces exercices, les tensions statiques jouaient un rôle particulièrement important pour provoquer les phénomènes de dédoublement.
Les exercices de tensions statiques se retrouvent dans différentes traditions et, bien que le principe reste le même : accumuler des rythmes dans la pensée par l’intermédiaire des rythmes physiques, la façon de les pratiquer varie un peu d’une tradition à l’autre. C’est ainsi que ces exercices peuvent être pratiqués debout, allongé ou assis.

On peut dire que la façon dont le Docteur Lefebure préconise de les effectuer, et qui lui vient de son premier maître, apparaît comme un juste milieu par rapport aux autres traditions. Ces exercices sont la continuité de ceux donnés dans l’initiation zoroastrienne, dans laquelle seules les grandes tensions de tout le corps sont pratiquées.

Il est important de noter que la tradition que l’on souhaite suivre importe peu. Que l’on prenne celle pour laquelle les mouvements sont décomposés d’orteil en orteil, ou au contraire celle qui insiste sur les tensions globales de tout le corps, l’essentiel, dans ce travail, est de choisir une forme une bonne fois pour toute et de s’y tenir.

Comme tout n’est qu’une question de cumul de rythmes, tout l’effort devra être orienté sur le respect des temps donnés par la méthode. Les rythmes proposés sont l’aboutissement d’une étude réalisée par le Docteur Lefebure sur l’alternance des phosphènes doubles, grâce à l’examen cervoscopique (voir L’Exploration du cerveau par les oscillations des phosphènes doubles).

J’ai longtemps pratiqué ces exercices de tensions statiques et dans le texte suivant je raconte mes premières expériences de voyage astral, des débuts de mon entraînement jusqu’à l’obtention de phénomènes spirituels très élevés.

Je me rappelle, comme si c’était hier, mes premières expériences de dédoublement par les exercices de tensions statiques. J’avais enregistré plusieurs fois de suite, les cycles d’exécution de l’exercice. Ainsi, le soir, je n’avais plus qu’à laisser la piste défiler pour refaire de multiples fois le même exercice.

Et c’est ce que je vous conseille de faire. Après avoir étudié chaque exercice (de quelques jours à une semaine), et être ainsi parvenu au dernier (que l’on pratique en général au bout d’un mois et demi), vous sélectionnerez l’exercice final parmi les derniers et vous le répéterez plusieurs fois de suite.

Le soir, vous n’aurez plus qu’à écouter l’enregistrement et à répéter l’exercice.

C’est ainsi que j’ai pu observer, après seulement deux mois de pratique, je refaisais ces exercices, mais en esprit, c’est-à-dire que mon « double » refaisait les exercices de tensions statiques. Cela avait pour effet de me maintenir parfaitement conscient dans le sommeil. Cette prise de conscience de mon « double » et de cet état d’hyper-éveil, me permettait de me déplacer dans le monde subtil, avec une aisance totale.

Au début, la prise de conscience de mon « double » me permettait de voler et planer dans les airs, de parcourir d’importantes distances à grande vitesse, de m’élever dans le ciel et de descendre en piqué, comme le ferait un avion à réaction. Moments incroyablement agréables et merveilleux qui me rappellent que ceci m’arrivait fréquemment lorsque j’étais enfant. Le soir, j’avais souvent l’impression que mon lit décollait du sol avec moi, puis le quittant, je voyageais dans un univers féerique, comme les enfants savent le concevoir. Univers fait de décors et de personnages comme ceux des histoires de Lewis Carol, dans « Alice au pays des merveilles ».

Il est à remarquer que beaucoup d’enfants font ce type d’expériences et que nos films de science-fiction genre « Superman », ne sont que l’extériorisation, par l’adulte, de cette vie intérieure, riche et passionnante.

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ALCHIMIE et PHOSPHÉNISME

ALCHIMIE ET PHOSPHÉNISME -
Alchimie et la Pierre Philosophale des Alchimistes

Alchimie, pierre philosophale et Phosphénisme

L’Alchimie est une « science » millénaire, dont le but était de créer la Pierre Philosophale, un objet fort convoité durant des siècles. Cette Pierre était censée transformer les métaux vils en or, et, au-delà de cette poudre jetée aux yeux des profanes, elle permettait de fabriquer l’Élixir de longue Vie, une substance donnant accès à l’immortalité. Reléguée au rang de superstition, l’Alchimie a pourtant eu son heure de gloire, et certains scientifiques l’ont étudiée avec attention, allant parfois jusqu’à la défendre, comme l’ont fait Leibniz ou Newton.

Quel rapport l’alchimie entretient-elle avec le Phosphénisme du Docteur Lefebure ? Pour le comprendre, il faut se pencher sur cet Art obscur rempli de symboles et de fausses révélations qui servaient à protéger le grand secret des Alchimistes. Cette fameuse Pierre Philosophale était-elle réellement ce qu’en disent les textes, ou les Alchimistes ont-ils berné leurs lecteurs, comme à leur habitude, attendant qu’un esprit plus vif comprenne leurs symboles et le sens réel de leur quête ?

Les lecteurs du Docteur Lefebure verront probablement certaines choses invisibles aux autres lecteurs d’un traité d’alchimie. Le Soleil et la Lune apparaissent dans de nombreux textes alchimiques. Leur importance est très grande. Ils sont dessinés partout. Il en est de même pour le Phosphénisme. Le Docteur Lefebure a accordé au soleil, source première de lumière, un rôle primordial : À l’origine de tous les mouvements religieux ou initiatiques, on retrouve un culte rendu au soleil.

L’Alchimie parle également de la lumière astrale

L’Alchimie parle également de la « lumière astrale », littéralement de la « lumière qui vient des astres ». En quoi serait-elle si importante pour réaliser la Pierre Philosophale ? En quoi une lumière aiderait-elle à la production d’une pierre ? On est bien forcé d’admettre que cette Pierre est un symbole. Dans le Phosphénisme, nous savons très bien quelle est l’importance de cette lumière, et les alchimistes semblaient également le savoir…

Plus troublant encore, en 1557, Roger Bacon, alchimiste, écrivit son fameux Miroir d’Alquimie, un ouvrage que l’on peut encore trouver chez des bouquinistes et dont la couverture représente un personnage captant la lumière solaire grâce à un miroir, pour renvoyer le rayon lumineux sur sa Matière. Un exercice qui n’est pas sans rappeler certaines pratiques du Phosphénisme utilisant les reflets du Soleil.

« Pour les alchimistes, écrit Fulcanelli, les esprits sont des influences réelles, quoique physiquement presque immatérielles ou impondérables. Ils agissent d’une manière mystérieuse, inexplicable, inconnaissable, mais efficace, sur les substances soumises à leur action et préparées pour les recevoir. Le rayonnement lunaire est l’un de ces esprits hermétiques… » (Les Demeures Philosophales, t. 1, p. 184-189, éd. J.-J. Pauvert, 1973). Et si cette « substance préparée pour les recevoir » n’était autre que l’Alchimiste lui-même ? Le texte prend alors une toute autre signification ! Il nous dit que la lumière a une influence étrange mais réelle sur le corps qui la reçoit, la thèse que le Docteur Lefebure défend tout au long de son œuvre : La lumière transforme l’être humain.

D’autres Alchimistes laissent entendre que la Pierre Philosophale a pour but de transformer l’Alchimiste lui-même. L’or étant une métaphore de la perfection.

Le puzzle prend forme. Les pièces s’imbriquent les unes dans les autres. Chaque auteur venant éclairer l’autre, on s’aperçoit qu’il est bien question de lumière et de transformation intérieure, les deux composants du Phosphénisme défini par le Docteur Lefebure.

Les Alchimistes avaient-ils hérité des secrets des Égyptiens, comme certains le croient ? Ces secrets étaient-ils d’ordre phosphéniques ? C’est plus que probable… Découvrez comment en téléchargeant gratuitement « Univers Énergie Phosphénique »

* Voir également le livre du Dr LEFEBURE « LE PNEUMOPHÈNE » 2e partie.

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FORGERON et PHOSPHÉNISME

FORGERON ET PHOSPHÉNISME

La puissance du forgeron alchimiste vient de sa pratique du phosphénisme.

FORGERON ET PHOSPHÉNISME

Il y a quelques années, Mircea Eliade a écrit un essai d’anthropologie intitulé Forgerons et Alchimistes.

Un forgeron est une personne qui transforme le fer, l’acier ou d’autres métaux en outils et en armes, grâce à l’utilisation du feu et de la métallurgie.
Donc, le forgeron est un alchimiste, un « transformateur », qui utilise les métaux de base offert par la terre, les travaille, les manipule, leur imprime son énergie. Avec l’aide du feu, de l’enclume et du marteau, les forgerons matérialisent leurs idées sous la forme d’outils, d’armes ou d’autres types d’objets.

Cette capacité à transformer les matériaux offerts à l’humanité par la terre est une alchimie. C’est une des raisons pour lesquelles les forgerons ont toujours été considérés comme des alchimistes et des mystiques, d’après l’ouvrage d’Eliade.

Quand j’avais 18 ans et que je venais de finir mes étude au lycée, mon père, qui avait dédié sa vie à l’élevage des chevaux, me proposa une idée : maintenant que je devais trouver du travail, je pourrais étudier le métier de maréchal-ferrant, ce qui me donnerait l’opportunité de travailler avec les chevaux. C’est ce que je fis, et j’ai étudié dans plusieurs écoles et, en tant qu’apprenti, avec plusieurs forgerons, jusqu’à ce que j’obtienne une formation solide.

Mais, pour exceller dans ce métier, il faut connaître la forge. J’étudiai donc la forge pour parfaire mon éducation.

J’ai eu plusieurs professeurs de forge et appris à faire non seulement des fers à cheval mais aussi des outils, des ornements et des pièces d’art. J’ai eu la chance de travailler avec un vrai forgeron alchimiste.

Son nom était Turley, il vivait dans le désert du Nouveau-Mexique, USA, dans une roulotte à côté de son atelier. C’était un Indien d’Amérique et il pratiquait le tai-chi. En plus de m’apprendre à forger, il me racontait des histoires à propos des anciens forgerons de nombreuses cultures. Il comparait toujours l’acte de forger le fer avec l’acte de forger sa propre âme.

Bien que j’étais trop jeune pour tout comprendre, cette expérience m’a laissé une forte impression et je n’oublierais jamais les jours que j’ai passés dans l’atelier de Frank Turley. Il commençait sa journée par la récitation de chants amérindiens et il pratiquait les exercices de respiration du tai-chi quand il frappait le fer brûlant sur l’enclume, avec une énergie brutale.
Une fois rentré chez moi, j’ai eu mon propre atelier, avec forge et enclume, pendant de nombreuses années. J’ai exercé la profession de forgeron et maréchal-ferrant, puis j’ai dû changer d’activité à cause de problèmes de dos. Néanmoins, j’ai toujours mon atelier.

Plus de 15 ans après, j’ai découvert le Phosphénisme, ses concepts, ses principes et ses résultats.

C’est alors que j’ai compris l’ouvrage de Mircea Eliade à propos des capacités spirituelles des forgerons.

Venez, allons faire un tour dans l’atelier d’un forgeron. Ce sont toujours des endroits sombres, car il est important de pouvoir bien voir la couleur du fer quand il est chauffé. Il va d’un rouge pale, presque blanc à une riche et sombre couleur cerise. Les différentes teintes sont très importantes pour le forgeron.

Dans un coin, protégé de la lumière, il y a la forge. Son centre, utilisé pour brûler le charbon forme une sorte de volcan, de cratère qui dirige toute la chaleur produite par le feu… Une lumière blanche intense indique que la forge est bien chaude.

Normalement, l’enclume est située devant la forge, d’une manière qui permet au forgeron, quand il extrait le fer brûlant de la forge, de se retourner dos au feu pour vérifier la couleur du métal. Grâce à sa couleur, il connaît sa température.

Ici, nous commençons à voir apparaître les premiers points commun entre le Phosphénisme et la forge : après avoir regardé une lumière intense, presque blanche (le feu de la forge), le forgeron recueille le fer et se retourne vers l’obscurité dans laquelle se situe l’enclume pour travailler le métal. Il fait ainsi un phosphène.

Frapper le métal sur l’enclume est un travail qui peut être fait par jusqu’à trois personnes. Néanmoins, ce travail se fait toujours de manière spécifique : en rythme. Quand il n’y a qu’une seule personne qui travaille, le rythme est plus ou moins d’une pulsation par seconde (un rythme physiologique). Mais une autre chose est importante : quand il frappe le fer, le forgeron observe la pièce de métal pour lui donner une forme appropriée. Ce processus est similaire au Phosphénisme : le mélange de la pensée avec la fixation d’une source lumineuse.

Après un certain temps, le métal refroidit et il est nécessaire de le réchauffer. Ceci produit une alternance, un autre des éléments de base du Phosphénisme.
Les balancements sont produits de manière instinctive. Si l’on frappe toujours avec le bras seulement, le travail est très fatiguant. Donc, petit à petit, d’une manière instinctive, on apprend à frapper en utilisant son centre de gravité, le Hara. De cette manière, des balancements antéro-postérieurs sont pratiqués de manière instinctive quand on frappe avec le marteau. Vous pourrez facilement observer ce mécanisme si vous avez la chance de voir un maître forger.

Qu’en est-il des mantras ? Evidemment, ils peuvent être retrouvés dans le rythme du son du marteau qui frappe. Ce son se répète de manière constante et rythmée. Néanmoins, il est aussi très probable que la plupart des forgerons récitent des prières ou des chants pendant qu’ils travaillent, comme faisait mon maître.

Au Japon, les forgerons faiseurs de sabres sont extrêmement mystiques, ils impriment leur personnalité dans leur travail. La majorité d’entre eux préfèrent que leurs sabres soient utilisés, non pas pour donner la mort, mais pour protéger la vie. Ils avaient la coutume de s’habiller en blanc en symbole de pureté, et ils pratiquaient des rituels de purification avant et après leur travail.

Il existe une légende qui retrace l’histoire de deux forgerons armuriers japonais qui faisaient les meilleurs sabres de tout le Japon, l’un d’entre eux avec l’intention de donner la mort, l’autre avec l’intention de défendre la vie.

Un jour, pour évaluer leurs sabres respectifs, un samouraï les plaça dans une rivière, avec la lame pointant dans l’eau. La première lame coupait en deux les feuilles mortes qui flottaient dans l’eau. Le meilleur acier, la meilleure lame.

Le samouraï recommença la même opération avec la seconde lame, mais là, les feuilles mortes évitèrent la lame. En fait, on peut considérer que c’était la lame qui évitait les feuilles car elle avait été forgée pour protéger la vie. La meilleure intention.

Est-il possible d’imprimer son esprit dans la matière, non seulement en forgeant et en désirant consciemment que la lame protège la vie, mais en amplifiant et purifiant ses pensées par une pratique consciente ou inconsciente du Phosphénisme ?

Il est intéressant de noter que les forgerons peuvent tout à fait être des mystiques, des initiés ou des alchimistes. Non seulement grâce à leur capacité à transformer la nature, les minéraux, en outils, mais aussi par leur pratique constante et inconsciente du Phosphénisme, la fondation de toutes les religions.

Aujourd’hui, nous avons perdu le sens de ce travail traditionnel.

La révolution industrielle, qui a mécanisé beaucoup de ces activités, fut une évolution et une révolution économique et sociale, mais elle a aussi été une involution, une perte de temps dans le développement spirituel de l’humanité.

par : Daniel Fernandez Ruano (Espagne)

Phosphénisme © Extrait de « Univers Énergie Phosphénique ».

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