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ASTROLOGIE et PHOSPHÉNISME

ASTROLOGIE ET PHOSPHÉNISME

Astrologie ésotérique

L’astrologie est l’ensemble des systèmes de croyances organisés en vue d’obtenir des renseignements sur les phénomènes terrestres à partir de l’observation des phénomènes célestes. Particulièrement populaire, elle est aussi extrêmement controversée.

Certains astrologues limitent leur pratique à la description de la personnalité, d’autres indiquent les grandes orientations d’une vie, d’autres enfin prédisent l’avenir.

Les planètes tournent autour du soleil dans un même plan appelé plan de l’écliptique. Une bande de 17° est ainsi définie : le zodiaque. C’est à l’intérieur de cette bande que s’effectuent les mouvements planétaires. Le zodiaque a été découpé en douze parties égales qui correspondent aux signes astrologiques.

THÈME ASTRAL ÉSOTÉRIQUE

Cela commence par le calcul de votre ciel de naissance, c’est-à-dire la position des planètes de notre système solaire et l’orientation de la Terre à l’heure précise de la naissance. Ceci définit une ligne formée par l’horizon qui coupe le plan de l’écliptique en deux points : l’ascendant et le descendant.

Deux autres points ont leur importance : ce sont le zénith, milieu du ciel et le nadir, fond du ciel.

Ces quatre points permettent de déterminer douze secteurs ou maisons qui servent de point de départ à l’analyse astrologique. On analyse ensuite la position des planètes dans les signes et dans les maisons.

Les angles qu’elles forment, ou aspects, ont une influence positive, négative ou neutre.

D’après une ancienne tradition ésotérique, l’Homme est dans son milieu comme la Terre dans le cosmos : « Tout ce qui est en haut est comme ce qui est en bas ».

En étudiant le macrocosme, les positions et les cycles planétaires, on peut donc avoir des indications sur le microcosme humain.

Le thème astral révèle les points forts et les points faibles d’une destinée, mettant en lumière des mécanismes dont l’individu n’a pas forcément conscience et qui pourraient apparaître comme une fatalité.

Le docteur Francis Lefebure, médecin et chercheur français a développé une méthode de développement personnel fondée sur l’utilisation systématique des phosphènes : le Phosphénisme. Les phosphènes sont toutes les sensations lumineuses subjectives, c’est-à-dire celles qui ne sont pas directement provoquées par la lumière frappant la rétine.

La pratique du Phosphénisme permet d’échapper à la fatalité par le travail sur soi. Après de nombreuses années, l’individu a tellement évolué que le thème astral paraît caduc.

Daniel Stiennon :
« Dernièrement, j’ai demandé à plusieurs amis astrologues de faire mon thème astral. À ma grande surprise, leur travail décrivait la personne que j’aurais pu être si je n’avais pas pratiqué le Phosphénisme et surtout la méditation gyroscopique. La pratique de l’éveil de la Kundalini par la méditation Gyroscopique tend à adoucir et même, au fil des années, à effacer complètement certains défauts, au point où je ne me suis même pas reconnu dans ces analyses. »

Le Phosphénisme permet à l’individu d’entrer en contact avec les couches les plus profondes de sa personnalité et d’influencer certains mécanismes internes de manière positive.

Le docteur Lefebure a inventé le Gyrascope, machine à faire monter Kundalini. Cet appareil a une action profonde sur la conscience qui peut être comparée à l’effet d’une centrifugeuse.

La centrifugation d’un liquide permet de séparer les éléments lourds, qui se retrouvent projetés vers l’extérieur, des éléments légers qui, par réaction sont concentrés au centre. De la même manière, la méditation gyrascopique purifie la conscience. Les pensées les plus lourdes sont écartées au profit de pensées plus élevées.

En astrologie ésotérique, les maisons dérivées nous donnent la signification de la libération engendrée par les techniques spirituelles, dont le Phosphénisme.

À titre d’exemple, les ondes (rythmes engendrés par les techniques phosphéniques, signe du Verseau maison 11) correspondent bien à la maison 8 (mort), la maison 4 (karma, actions passées).

Le grand triangle Maisons 12/8/4 laisse présager que c’est bien en détruisant le karma (M4) que les pouvoirs occultes surviennent et conduisent naturellement à la libération (signe du Scorpion M8), puis à la fusion (signe du Poisson M12) avec l’illimité.

Le son répétitif (mantra) est réputé pour arrêter les pensées (vrittis). La Maison 2 (le signe du Taureau, le son) est bien l’ennemi caché de la Maison 3 (le mental).

Ajoutons que le Phosphénisme permet d’affiner son intuition et de choisir les bonnes techniques pour domifier* et interpréter les thèmes généthliaques et les horaires. En cela, c’est un outil incomparable.

(*) Diviser la voûte céleste en douze secteurs ou maisons correspondant aux signes du zodiaque pour dresser un horoscope.

Phosphénisme © Extrait de « Univers Énergie Phosphénique ».

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ATLANTIDE et PHOSPHÉNISME

ATLANTIDE ET PHOSPHÉNISME

ATLANTIDE Atlantis mystère de l’Atlantide.

L’histoire de l’Atlantide expliquée. Depuis 2 000 ans, l’histoire de l’Atlantide (la capitale de l’Atlantide est Atlantis ou Poséïdonis) a été l’objet des spéculations les plus diverses. Selon Platon (IVe siècle av JC), ce récit proviendrait des archives des prêtres égyptiens de la ville de Saïs. Platon fut le premier à parler de l’Atlantide dans deux dialogues : le Timée et le Critias. Il situe la fin tragique de l’Atlantide dans les années 9 500 av. J.C.

Dans le Timée, Platon présente le récit de l’engloutissement de l’Atlantide comme une histoire vraie. Le philosophe se sert ensuite de cet événement pour développer une vision utopique de la cité idéale, précipitant de nombreuses controverses au sujet de son récit : est-il fondé sur une vérité historique ou sert-il simplement d’arrière plan à une discussion philosophique ?

En l’absence de données archéologiques ou géologiques, les spéculations innombrables sur le mythe de l’Atlantide ne sont basées que sur le témoignage du philosophe grec. De nombreuses localisations ont été proposées par les partisans d’une Atlantide réelle : les Açores, Santorin, les îles du Cap Spartel, etc. Aucune de ces localisations ne correspond, ni en lieu ni en date, aux propos du prêtre égyptien rapportés par Platon. Tout porte à croire que l’Atlantide est un mythe.

Plutôt que de se perdre dans un débat éculé au sujet de la réalité physique de l’Atlantide, il nous semble plus pertinent d’analyser l’hypothèse d’une Atlantide mythique à la lumière des découvertes en physiologie cérébrale d’un médecin et chercheur français : le Docteur Francis LEFEBURE. Ses découvertes lui ont permis de comprendre de manière scientifique certains mécanismes cérébraux liés aux rêves, mais aussi aux visions mystiques et au dédoublement, permettant d’appréhender de manière directe les mondes invisibles ou subjectifs de la conscience.

Quel sens faut-il donner au mot mythe ? Les mythes sont-ils de simples affabulations, fruits des spéculations d’esprits primitifs ? Ou bien les mythes sont-ils liés à une couche profonde de la conscience de l’humanité ? Ici, réalité objective et réalité subjective s’affrontent. Toutes les expériences psychiques ou spirituelles relèvent du domaine subjectif. Le Docteur LEFEBURE l’a formulé ainsi : « Celui qui recherche l’objectivité sera déçu, celui qui recherche au contraire la subjectivité s’apercevra un jour que ses expériences sont objectives ». Souvenez-vous par exemple d’Einstein qui a découvert la loi de la relativité complexe, en rêvant qu’il se trouvait sur une sphère avec d’autres sphères tournant autour de lui. Ce rêve d’apparence banale l’a amené à une découverte révolutionnaire qui influence encore notre connaissance du macrocosme. Le phénomène subjectif le plus connu est le rêve. Subjectif, car nous sommes les seuls témoins du contenu de nos rêves, et nous ne pouvons apporter aucune preuve de ce que nous percevons quand nous rêvons. Si plusieurs personnes décrivent un même phénomène subjectif, il devient obligatoirement objectif. Quand beaucoup plus de personnes feront des expériences mystiques, celles-ci passeront à leur tour dans le domaine objectif. Mais le « monde de l’esprit » restera toujours du domaine des phénomènes subjectifs, sans lien avec la matière. L’univers subjectif des « expériences » n’est pas du domaine objectif de la science actuelle.

Alors, pourquoi dénigrer le mythique ? Il est beaucoup plus porteur de s’en inspirer, pour faire descendre grâce et poésie dans notre monde matériel. Les exercices proposés par le Docteur LEFEBURE peuvent justement nous permettre de réaliser ce genre d’expériences. La pratique de la pensée rythmée augmente notre énergie personnelle. Ensuite, c’est à nous de décider dans quel but et de quelle manière nous voulons utiliser cette énergie. En pratiquant le Mixage Phosphénique, nous pouvons diriger notre énergie. C’est en plaçant des pensées dans les phosphènes que l’on dirige ses rêves. L’exercice est simple et consiste à visualiser une image ou un concept donné à l’intérieur d’un phosphène. En répétant ce processus un nombre de fois suffisant, on ne tarde pas à faire des rêves, à avoir des extensions de conscience en rapport avec cette image ou ce concept.

« Le chemin le plus court d’un point à un autre n’est pas la ligne droite, mais le rêve », dit Jean-Jacques Beineix.

On peut aussi utiliser un support visuel pour améliorer ses visualisations et s’inspirer encore plus profondément de son thème de méditation. Si l’on travaille sur le thème « Atlantide » par exemple, on peut placer un aquarium près de son lit. En déposant un peu de sable et une statue à moitié enfouie au fond de celui-ci, on peut, de manière simple, convoquer des impressions d’Atlantide.

Les extensions de conscience produisent souvent des images de fonds marins. La conscience ayant du mal à s’adapter à ce milieu peu familier, le cerveau a tendance à greffer des images connues sur ce milieu aquatique : un mélange entre bâtiments et fonds marins, par exemple, donne l’impression d’une cité engloutie. Il est fort possible que les Grecs anciens voyaient, eux aussi, des images oniriques de cités englouties, qui sont probablement le fondement de la légende d’Atlantis, ou de celle d’Ys chez les Celtes, grands pratiquants des extensions de conscience.

Atlantis compte-rendu d’expériences réalisées par Daniel STIENNON

Dans les années 90, un Phosphéniste m’avait offert deux petites tortues d’eau avec un tout petit aquarium afin de créer une petite ambiance dans mon bureau du 3 rue de la Chapelle. Souhaitant leur donner un peu plus d’espace vital, je leur ai acheté un aquarium un peu plus grand. Bien nourries, elles se sont mises à grossir et, très vite, elles ont manqué d’espace. Afin qu’elles ne soient pas confinées, j’ai opté pour un aquarium de 120 litres. Ce que je ne savais pas, à l’époque, c’est que les tortues d’eau se développent en fonction de leur espace vital, et de petites tortues pas plus grandes qu’une pièce de monnaie, peuvent en peu de temps atteindre trois kilos.

Indépendamment de ces considérations de poids, les tortues demandent un espace vital aménagé. J’ai entrepris de décorer l’aquarium en tapissant le fond de jolis petits cailloux, des pierres et de quelques statuettes.

Le soir, je passais un peu de temps à contempler leurs déplacements dans l’aquarium.

Résultat :
Imprégné des rythmes phosphéniques, j’ai fait plusieurs rêves dans lesquels je survolais des étendues d’eau. Ensuite, j’ai eu l’idée de me déplacer sous l’eau. Une fois, alors que je traversais l’Atlantique, m’est venu une pensée : « Et si j’essayais de descendre plus bas dans les abysses ? ». Au même instant, je me retrouvai dans un décor sans rapport avec la réalité. J’avais l’impression de percevoir simultanément les fonds marins et une cité engloutie. Je me déplaçais avec les poissons au milieu des bâtiments et des immeubles. Beaucoup étaient recouverts d’algues, mais je pouvais encore deviner leur structure.

La pratique du rythmo-phosphénisme engendre des rythmes dans le cerveau qui permettent à la pensée une forme de communication avec le subconscient (nommé astral en ésotérisme). Cet univers où baigne la pensée est essentiellement composé de perceptions rythmiques mais pour ne pas déstabiliser le débutant en « voyage astral », le cerveau traduit ces perceptions en images. Dans le cas de mon expérience aquatique : perception d’un milieu aquatique (milieu avec lequel je n’étais pas familiarisé, n’ayant jamais fait de plongée sous marine) et d’un milieu urbain, plus familier pour le Parisien que j’étais.

Remarquons simplement, que mon cerveau avait pris soin de recouvrir d’algues ces images urbaines afin de mieux les intégrer au milieu aquatique.
Les possibilités du cerveau sont vraiment incroyables.

Et si l’Atlantide n’était qu’un mythe sorti tout droit de l’expérience psychique d’un prêtre égyptien ?

Avouons que ceci ouvrirait des perspectives et ferait passer l’Atlantide du monde du mythe auquel certains scientifiques le confinent, au monde de la réalité subjective, ce qui serait bien plus grandiose car chacun pourrait ainsi entrer en contact avec une « Atlantide » enfouie quelque part dans son imaginaire.

Il faut comprendre que durant les expériences de dédoublement ou d’extension de conscience, le cerveau interprète des sensations abstraites de manière imagée. L’énergie étant purement abstraite, le cerveau a besoin d’inventer des formes concrètes pour l’interpréter.

Ces images sont complètement personnelles, et leur décryptage est délicat et peu utile. Il est donc sain de considérer ces expériences comme un cinéma intérieur, que l’on peut enrichir par la pratique des exercices de Phosphénisme. Ce qui compte réellement, ce sont les échanges énergétiques qui ont lieu la nuit. Comme ils sont complètement abstraits, il est difficile et même potentiellement dangereux de les interpréter abusivement. Mieux vaut garder un peu de réserve, et profiter simplement, mais sainement, de ces magnifiques expériences oniriques, tout en sachant que leur nature profonde est liée à des plans de conscience qui nous dépassent totalement.

Ce monde nocturne est LE paradis perdu. C’est l’âge adulte qui nous en sépare, au plus grand désespoir de l’enfant qui demeure en nous. Pourtant, en plus de notre vie diurne passée à surmonter les difficultés de l’existence matérielle, nous avons tous la possibilité de retrouver nos rêves d’enfant, et de mener ainsi une deuxième vie, la nuit, dans le monde mythique des rêves.

Les bandes dessinées ou comics américains mettent en scène des super-héros aux pouvoirs incroyables, et sont une excellente représentation de ce clivage jour/nuit, monde matériel/monde spirituel. Ces héros présentent en général une dualité : un personnage tout à fait normal, un peu gauche et limité comme tout être humain, se transforme la nuit en un alter-ego aux super-pouvoirs, à qui rien n’est impossible. C’est un peu une représentation de la condition humaine : un monde matériel difficile, plein de frustrations, en opposition avec un monde spirituel sublime, sans limites, où la pensée peut tout créer.

Vous aussi, devenez le héros que vous rêviez d’être quand vous étiez enfant. Profitez pleinement du spectacle intérieur des extensions de conscience et réveillez vous transfiguré chaque matin.
Avec le Phosphénisme, découvrez le pouvoir qui sommeille en vous.

Note :

L’histoire d’Atlantide expliqué scientifiquement, peut-être bien.
Atlantide secret de la ville légendaire.

« Les auteurs de bandes dessinées de super héros de type Marvel ou DC ont vraisemblablement connu des rêves d’envol lorsqu’ils étaient enfants. Ils ont retranscrit leurs expériences dans les scénarios de leur œuvre.
Très tôt au cours de mon entraînement aux exercices de pensée rythmée, j’ai découvert que dans mes rêves d’envol, il existait un élément déclencheur qui m’était propre. Il me fallait d’abord marcher, puis courir de plus en plus vite comme The Flash. Une fois en vol, je me suis aperçu que si je tendais un bras, j’allais plus vite et que si je tendais les deux bras, j’atteignais une vitesse vertigineuse. Au moment de la sortie de Superman 1, j’ai réalisé que j’utilisais la même technique que lui. »
Daniel STIENNON

Phosphénisme © Extrait de « Univers Énergie Phosphénique ».

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CASTANEDA et PHOSPHÉNISME

CASTANEDA ET PHOSPHÉNISME

Carlos Castaneda, jeune éthnologue de l’université de Californie, voulait consacrer sa thèse aux plantes hallucinogènes du Mexique.

CASTANEDA

Carlos Castaneda, jeune éthnologue de l’université de Californie, voulait consacrer sa thèse aux plantes hallucinogènes du Mexique. C’est lors d’un voyage dans ce pays qu’il rencontre Don Juan, un vieux sorcier yaqui, qui entreprend de l’initier à la tradition toltèque. Castaneda raconte cette initiation dans une série de livres très populaires, dépassant largement le cadre académique de l’éthnologie. Dans ces ouvrages, Castaneda mentionne différents exercices qui lui sont enseignés par son maître, et qu’il a ensuite regroupés dans une méthode qu’il a nommée « tenségrité ». Dans cette brève analyse, nous nous proposons d’interpréter l’un de ces exercices à la lumière des découvertes du Dr LEFEBURE sur la physiologie cérébrale.

Dans Le Second Anneau de Pouvoir, publié pour la première fois en 1977, Castaneda décrit un exercice qu’il pratique avec d’autres initiées (la Gorda, Lidia, Rosa et Josefina), comme il leur a été enseigné par leur maître, le Nagual Don Juan.

« Elle (la Gorda) posa la main sur mon carnet de notes et me dit que nous avions devant nous une journée terriblement chargée : il nous fallait emmagasiner de l’énergie pour pouvoir tenir le coup. Il nous fallait donc nous alimenter en énergie avec la lumière du soleil. Elle me dit qu’étant donné les circonstances, il nous fallait prendre la lumière du soleil avec l’œil gauche. Elle se mit à déplacer sa tête d’un côté à l’autre tout en regardant directement dans le soleil à travers ses yeux mi-clos.

Un moment plus tard, Lidia, Rosa et Josefina se joignirent à nous. Lidia s’assit à ma droite. Josefina prit place à côté d’elle, tandis que Rosa s’asseyait à côté de la Gorda. Nous avions tous le dos appuyé contre des poteaux. J’étais au milieu de la rangée.
C’était une belle journée. Le soleil était juste au-dessus de la chaîne de montagnes au loin. Elles se mirent à déplacer la tête en parfait synchronisme. Je me joignis à elles et j’eus le sentiment d’avoir moi aussi synchronisé mon mouvement avec le leur. Elles continuèrent ainsi pendant environ une minute, puis elles s’arrêtèrent.

Elles portaient toutes des chapeaux, dont elles utilisaient le bord pour se protéger le visage du soleil quand elles ne baignaient pas leurs yeux dans sa lumière. La Gorda m’avait fait mettre mon vieux chapeau.
Nous restâmes ainsi une demi-heure environ. À ce moment-là, nous répétâmes l’exercice un nombre incalculable de fois. J’avais l’intention de faire, pour chaque fois, un trait sur mon carnet, mais la Gorda, le plus naturellement du monde, poussa mon carnet hors de ma portée. »
Cet exercice décrit par Castaneda, est très similaire à l’exercice de balancement latéral enseigné par le Dr LEFEBURE. La différence principale se situe dans le fait que Castaneda et les autres initiées de Don Juan fixent le soleil avec l’œil gauche, mais nous reviendrons sur ce point un peu plus tard.

La fixation d’une source lumineuse suffisamment puissante entraîne la production d’un phosphène. Les phosphènes sont les taches de couleurs changeantes que l’on perçoit les yeux fermés après avoir fixé brièvement une source de lumière. Ils correspondent à ce que les ophtalmologues appellent images de persistance rétinienne ou post-images. Les phosphènes ne sont pas simplement dus à un travail de la rétine, mais (comme le Dr LEFEBURE l’a démontré) ils sont en fait une énergie émanant du cerveau. C’est grâce à l’étude des phosphènes que le Dr LEFEBURE a pu mettre au point un ensemble de techniques permettant un développement efficace de l’énergie personnelle.

En 1934, à l’âge de 18 ans, Francis LEFEBURE, comme Castaneda, a été initié par un maître : Arthème Galip (un diplomate ukrainien), qui a déclenché par imposition des mains, toute une série de phénomènes puissants que le Dr LEFEBURE rapporte dans « Expériences Initiatiques » tomes 1 à 3. En parallèle à cette transmission d’énergie, Galip a enseigné à Francis LEFEBURE une série d’exercices censés, par leur pratique, entretenir la force transmise par cette imposition des mains. Ces exercices se situaient dans une tradition zoroastrienne, enseignée à Galip lors d’un séjour dans un temple de cette obédience. Ces techniques comportaient notamment des exercices de balancement de la tête. Malheureusement, le mode opératoire préconisé par Galip n’apportait pas que des effets bénéfiques. La manière de pratiquer les balancements enseignée par Galip était suffisamment erronée pour déclencher des effets indésirables, créant ainsi un paradoxe entre les effets bénéfiques de son imposition des mains et les effets négatifs des exercices qu’il enseignait.
Ce n’est qu’en 1959, à l’occasion de sa rencontre avec Pak Subuh, un mystique indonésien, que le Dr LEFEBURE fit une découverte cruciale qui lui permit de comprendre de manière scientifique les effets des différents modes de balancement de la tête. Il nomma cette découverte l’EFFET SUBUD.

Extrait de L’exploration du cerveau par les oscillations des phosphènes doubles :

« À l’occasion du passage en France de l’Indonésien Pak Subuh, nous avons étudié les mouvements de tête qu’il pratique et que nous savions appartenir à une vieille tradition javanaise. Ces exercices ressemblent fort aux techniques initiatiques zoroastriennes dont nous avions eu connaissance par notre maître Arthème Galip ; elles en diffèrent pourtant par quelques nuances. Nul doute que des mouvements de la tête, pratiqués assidûment, n’agissent sur la masse cérébrale et, par suite, sur l’état de conscience du sujet. Mais, de toutes les variantes traditionnelles, lesquelles sont favorables ? Si deux modalités permettent d’obtenir de bons résultats, quelles différences y a-t-il entre ces résultats ? Comment avoir une connaissance relativement objective de l’action de chacune puisque les électroencéphalogrammes exigent l’immobilité complète ? Nous avions déjà pris des électroencéphalogrammes avant et après des balancements, et nous connaissions leur effet réparateur sur le cerveau, effet comparable à celui du sommeil. Mais comment savoir, avec plus de précision que par la seule observation de nos pensées, ce qui se passe pendant les balancements ?

Telles étaient à cette époque les questions qu’une fois de plus nous nous posions.

Pour les résoudre, nous avons eu alors l’idée d’utiliser les phosphènes. Nous avions déjà étudié leur réactivation par l’attention, et aussi certains de leurs liens avec l’imagination. Nous avons pensé à rechercher l’action que peuvent avoir sur eux les mouvements de la tête.

Nous avons découvert aussitôt un phénomène absolument stupéfiant et certainement imprévisible ; à notre connaissance, il n’a jamais encore été signalé par aucun auteur, bien qu’un enfant eût pu le découvrir en s’amusant.
D’une distance de deux mètres, regardons pendant une minute une lampe ordinaire, puis éteignons là et restons dans l’obscurité. Attendons la fin de la phase de latence et du stade confus. Dès que le phosphène est formé, balançons la tête à une vitesse moyenne : nous voyons le phosphène se balancer à la même vitesse que la tête.

Recommençons l’expérience, mais, cette fois, balançons la tête très rapidement : LE PHOSPHENE SEMBLE RESTER FIXE SUR L’AXE MEDIAN DU CORPS. Balançons maintenant la tête très lentement : le phosphène paraît se balancer un peu, MAIS MOINS QUE LE CORPS.

Ainsi, il existe un rythme, et un seul, qui favorise les associations de sensations – ou tout au moins les permet – , les autres rythmes brisant ou diminuant ces associations. Cette opposition inattendue entre les déplacements des phosphènes selon que le rythme des mouvements de tête est moyen ou rapide, nous l’avons appelée EFFET SUBUD, en souvenir des circonstances de sa découverte.

L’effet Subud est la dissociation entre les mouvements de la tête et les mouvements du phosphène lorsque les mouvements de la tête sont rapides.

Ce seul fait possède déjà une portée neurologique et pédagogique considérable. Il ouvre la porte à une nouvelle branche de la connaissance humaine : la neuro-pédagogie. »
Cette découverte donna au Dr LEFEBURE, l’idée d’étudier ce qui se passe si l’on produit un phosphène dans chaque œil séparément. Pour ce faire, le Dr LEFEBURE mit au point l’appareillage suivant : les yeux séparés par un séparateur de champ visuel (une simple plaque de carton suffit), on utilise deux lampes, allumées alternativement au rythme de deux secondes par côté, pour produire un phosphène double, c’est-à-dire un phosphène dans chaque œil. Les phosphènes ainsi produits apparaissent alternativement, durant en moyenne six secondes à droite, puis six secondes à gauche, et ainsi de suite de vingt à trente fois. Cette alternance des phosphènes doubles est due à un travail rythmique de l’encéphale, plus précisément à une alternance du travail des hémisphères cérébraux. Pratiquant cette expérience à différents moments de la journée, le Dr LEFEBURE s’aperçut que sa propre alternance cérébrale était beaucoup plus régulière le matin au réveil, après une bonne nuit de sommeil, que le soir après une journée de travail. Sa conclusion fut que certaines conditions améliorent l’alternance cérébrale, alors que d’autres la dérèglent. Une alternance cérébrale régulière étant la marque d’un bon état du cerveau, le Dr LEFEBURE énonça une nouvelle loi de physiologie cérébrale : « Tout ce qui facilite l’alternance cérébrale améliore le travail intellectuel et tout ce qui améliore le travail intellectuel facilite l’alternance cérébrale ». L’application de cette loi déboucha sur la mise au point d’une technique d’exploration cérébrale révolutionnaire : la cervoscopie.

À un niveau purement médical, la cervoscopie permet de mesurer précisément l’impact sur le cerveau de différents paramètres : activités physiques, régimes alimentaires ou traitements par médicaments, par exemple. De même, la cervoscopie permet d’analyser les effets sur le cerveau des exercices initiatiques et de leurs différentes variations. Passés ainsi au crible de la cervoscopie, les exercices initiatiques perdent leur empirisme, et peuvent donc être améliorés scientifiquement. Cette connaissance a permis au Dr LEFEBURE d’affiner et de corriger les exercices qui lui avaient été enseignés par Galip, ainsi que d’autres empruntés à différentes traditions, résultant dans la création d’un yoga scientifiquement amélioré : le Phosphénisme.

On retrouve des exercices de balancements de la tête dans un grand nombre de traditions pourtant disséminées partout dans le monde, attestant ainsi de l’universalité de cette pratique. La tradition yaqui décrite par Castaneda, elle aussi inclut des exercices de balancements latéraux de la tête, et ce dans le but d’accumuler de l’énergie ou pouvoir personnel. Tout comme le Phosphénisme, la tradition yaqui joint les balancements de tête à des fixations de sources lumineuses. Au cours de ses recherches, le Dr LEFEBURE a prouvé que c’est le rythme entretenu dans la pensée, associé au phosphène, qui produit cette énergie. La relation entre rythme et lumière est mystérieuse, et l’étude des phosphènes menée par le Dr LEFEBURE permet de clarifier cette relation.

Extrait de Phosphénisme, l’explication scientifique de l’origine des religions :

« Rites religieux et rythmes des phosphènes :
Lorsqu’on observe un phosphène, on a l’impression qu’il présente une agitation désordonnée. Mais il est possible de faire, en quelque sorte, la dissection du phosphène et de mettre ainsi en évidence, séparément, plusieurs rythmes très réguliers dont les interférences donnent une impression de désordre au premier abord.
Cette étude des rythmes des phosphènes présente une grande importance pour comprendre leurs rapports avec les rites religieux. Si l’on pense en même temps que l’on observe un phosphène, la pensée tend à prendre les rythmes naturels des phosphènes, bien que l’on ait, au contraire, l’impression subjective que c’est le phosphène qui s’adapte au rythme de la pensée.
On comprend pourquoi la prière avec fixation du soleil a été à l’origine de tous les rites religieux. Le rythme du co-phosphène solaire induit en effet celui de la prière, l’ensemble engendrant dans le corps des courants d’énergie qui s’extériorisent par des danses et des postures. »

Tous les rites religieux ont donc pour origine la prière associée au phosphène et il n’est donc pas étonnant que des cultures complètement séparées géographiquement et temporellement soient arrivées à des résultats extrêmement proches. L’empirisme, indissociable des pratiques traditionnelles, introduit des variations qui sont plus des imprécisions que de véritables différences de fond. Les différences de climat, de régime alimentaire ou de nécessités premières achèvent de donner une « couleur locale » aux pratiques. La production d’un phosphène avec l’œil gauche seulement, n’échappe pas à cette règle et correspond à une volonté particulière des sorciers yaquis. En effet, on connaît de nos jours les différences de fonctionnalité des hémisphères cérébraux, qui peuvent être résumées dans le tableau suivant :

HEMISPHÈRE GAUCHE

Verbal : utilise des mots
Analytique : dialectique
Rationnel : déduction mathématique
Temporel : utilise l’espace et le temps
Logique : raisonnement

HEMISPHÈRE DROIT

Non verbal : conscience des choses
Synthétique : travaille simultanément
Non rationnel : spéculatif, abstrait
Atemporel : utopique, imaginaire
Intuitif et global : rêves et émotions, artistique, musical et créatif.

Comme il transparaît dans le tableau ci-dessus, l’hémisphère droit est le siège de la pensée artistique et créative, mais il est aussi celui des expériences initiatiques. De plus, la partie droite du corps correspond à l’hémisphère gauche, alors que la partie gauche du corps correspond à l’hémisphère droit (donc l’œil gauche est lié à l’hémisphère droit et inversement). En produisant des phosphènes avec l’œil gauche, les sorciers yaquis cherchent à déclencher des effets bien particuliers en stimulant le cerveau droit. On peut appliquer aux hémisphères cérébraux la notion de tonal et de nagual de Castaneda (tonal = monde matériel / nagual = monde spirituel). L’hémisphère droit est donc celui du nagual, alors que le gauche est l’hémisphère du tonal. C’est la partie gauche qui appréhende le tonal alors que c’est la partie droite qui appréhende le nagual. En regardant le soleil avec l’œil gauche, on stimule l’hémisphère droit et, par conséquent, la relation avec le monde spirituel ou nagual. On comprendra facilement l’intérêt de cette pratique pour le sorcier yaqui.

L’intérêt du balancement latéral est qu’il provoque des synchronisations transversales, c’est-à-dire entre les hémisphères cérébraux. Dans Épanouissement cérébral par l’audition alternative, le Dr LEFEBURE explique comment l’audition alternative produit les mêmes effets. L’audition alternative est un corollaire de la cervoscopie. En effet, si l’alternance cérébrale peut être déréglée par diverses influences, elle peut aussi être améliorée par d’autres.

Le principe de l’audition alternative est d’entendre un son tour à tour dans l’oreille droite et dans l’oreille gauche, à l’aide d’un casque stéréo. Ce processus rétabli l’alternance cérébrale et crée des synchronisations transversales en tous points opposées aux synchronisations verticales, responsables des crises d’épilepsie. À partir de ce principe, le Dr LEFEBURE a développé un appareil neuro-synchronisateur à audition alternative : l’Alternophone.

Extrait de Épanouissement cérébral par l’audition alternative :

« Chacune de nos cellules cérébrales est le siège d’une pulsation électrique qui peut être détectée par des microélectrodes. D’habitude, ces oscillations ne sont pas synchrones (c’est-à-dire qu’elles ne sont pas simultanément à leur maximum et à leur minimum).

Considérons l’extrémité des cellules nerveuses situées sur l’écorce cérébrale. Puisque leurs oscillations ne sont pas simultanées à un instant donné, l’écorce est une mosaïque de pôles positifs et de pôles négatifs qui s’équilibrent à peu près. La tension neuro-électrique superficielle est très faible comme l’électro-encéphalogramme vient le confirmer.

On sait qu’il existe des “crises de synchronisation cérébrales” : des groupes plus ou moins importants de cellules nerveuses se mettent à battre simultanément. Tous les pôles positifs se trouvent du même côté au même moment. L’électro-encéphalogramme détecte alors, des “orages électriques” à la surface du cerveau. Chez le patient, cela se traduit par des crises d’épilepsie ou des phénomènes de la même famille. Même la colère, ou le plus léger énervement, font partie de la même catégorie : phénomènes au cours desquels se produisent des synchronisations nerveuses, comme le prouve le fait que plusieurs groupes de muscles se contractent en même temps. Dans tous les phénomènes de ce type, une zone plus ou moins étendue de l’écorce se trouve à la même polarité au même moment ; les extrémités correspondantes, muscles et organes des sens étant de la polarité opposée.
L’oscillation se fait donc dans le sens longitudinal de l’être vivant, considéré en hauteur pour l’homme. Nous pouvons donc appeler ce mode pathologique de synchronisation : la synchronisation longitudinale.

On peut provoquer expérimentalement de telles crises de synchronisation longitudinale. Par exemple, des éclairages intermittents simultanés peuvent provoquer, à certaines fréquences, des crises convulsives chez la souris, ainsi que chez certains humains prédisposés.

Si, au lieu de faire ces excitations sensorielles simultanées, nous les faisons alternativement à droite et à gauche, nous allons créer également des synchronisations entre certains groupes de neurones. Mais alors, les deux hémisphères, au lieu d’être ainsi à la même polarité, seront de polarités opposées. Ainsi, l’oscillation se fera entre l’hémisphère gauche et l’hémisphère droit au lieu de se faire entre l’écorce et le muscle. LA SYNCHRONISATION SERA DONC TRANSVERSALE AU LIEU D’ETRE VERTICALE.

De plus, il est évident qu’à certains rythmes alternatifs, il se produira une résonance avec les temps d’oscillations propres au cerveau, ce qui augmentera les chances d’action puissante. Mais de toute évidence, PENDANT LA SYNCHRONISATION TRANSVERSALE, LA SURTENSION NEURO-ELECTRIQUE RESULTANT DE CETTE SYNCHRONISATION RESTE DANS L’ORGANE DE LA CONSCIENCE OU ELLE PEUT ETRE UTILISEE A TOUTES FINS DESIRABLES.

La “crise de relaxation” remplace ici la crise convulsive, puisque l’énergie, au lieu d’être projetée vers les muscles, se condense dans le cerveau. Cette énergie de synchronisation se forme sur la transversale auditive. Mais de là, elle diffuse à d’autres régions du cerveau, de même qu’un conducteur qui supporte un survoltage laisse échapper des étincelles. La preuve de cette diffusion au cours de l’audition alternative est donnée par l’intensification du chaos visuel (ou images résiduelles : ce sont les étincelles très brèves et les petites taches très pâles que l’on voit danser devant ses yeux en obscurité) qui survient très souvent environ une demi-heure après le début de l’expérience. Lorsque ces fusées de force pénètrent dans différentes zones du cerveau, elles y provoquent une crise d’hyperfonctionnement, par conséquent de surconscience, puisque le cerveau est l’organe de la conscience.

Cette explication rend compte de ce que le sujet doit d’abord s’abandonner au rythme alternatif du son, en évitant de faire fonctionner son cerveau conformément à ses habitudes, ce qui ne pourrait que détruire les synchronisations qui s’amorcent. Vers la fin de la séance, il possède à sa disposition une énergie supplémentaire, qu’il peut alors diriger sur une idée déterminée avant l’expérience. Sa volonté joue alors le rôle de l’aiguilleur envers l’énergie de synchronisation transversale créée pendant la phase passive. En fixant sa pensée, par exemple sur un problème à résoudre, la surtension neuro-électrique qui a eu le temps de se former pendant la période d’abandon au son alternatif est projetée dans le mécanisme cérébral responsable de la recherche de la solution. »
Le balancement latéral crée donc une énergie supplémentaire dans la masse cérébrale, que la volonté de l’individu peut diriger dans la direction qu’il désire. L’exercice pratiqué par Castaneda et les initiées de Don Juan a le même but : acquérir une énergie supplémentaire pour effectuer un travail particulier (dans ce cas-là, un travail magique).

L’exercice de balancement latéral, comme il est décrit par Castaneda, a au moins un autre point commun avec la version établie par le Dr LEFEBURE : La régularité du rythme. En effet, Castaneda semble estimer qu’il soit bénéfique que tous les membres du groupe pratiquent les balancements de manière synchrone. Encore une fois, les découvertes du Dr LEFEBURE pourront nous aider à comprendre scientifiquement l’intérêt d’une telle pratique.

Ce schéma situé dans l’ouvrage du Dr LEFEBURE : Épanouissement cérébral par l’audition alternative éclaire adroitement les effets d’une pratique de balancements en groupe de manière synchronisée.

La précision du rythme donnera d’autant plus d’efficacité à cette pratique ; c’est pourquoi le Dr LEFEBURE préconise l’utilisation d’un métronome pour la pratique de tous les d’exercices de pensée rythmée. Dans cette optique, il a crée le Mantratron, une sorte de métronome spécialisé pour les exercices initiatiques, qui améliore de façon significative la pratique des balancements ou de tout autre exercice de pensée rythmée (respiration, mantras, etc.).

Un autre point intéressant dans le récit de Castaneda réside dans l’utilisation des chapeaux à large bord. En effet, la fixation du soleil ne doit pas être continue, elle est doit être alternée avec une période d’intériorisation, les yeux fermés. Le port d’un chapeau ou l’utilisation d’un bandeau oculaire permet de créer des conditions d’obscurité favorables à l’intériorisation. L’utilisation de couvre-chefs par les initiés de Don Juan n’est pas uniquement destinée à protéger le visage du puissant soleil mexicain, mais permet de créer les conditions nécessaires à l’intériorisation et à l’observation du phosphène.

Pour conclure cette étude, nous aimerions soulever un point qui sera, nous l’espérons, particulièrement utile à ceux qui veulent se lancer sur les traces de Carlos Castaneda.

Dans Le second anneau de pouvoir, Castaneda échange des informations avec les hermanitas (les initiées de Don Juan) au sujet des plantes-pouvoir ou plantes psychotropiques. Ensemble, ils confrontent leurs expériences à ce sujet :

« La Gorda expliqua que les plantes-pouvoir n’étaient utilisées que par des sorciers passés maîtres dans leur art. Ces plantes étaient une chose si puissante, que pour pouvoir être manipulées correctement, elles nécessitaient de la part du sorcier l’attention la plus impeccable. Il fallait toute une vie pour entraîner son attention au degré exigé. La Gorda ajouta que les gens complets n’avaient pas besoin de plantes-pouvoir, et que ni les petites sœurs ni les Genaros n’en avaient pris : plus tard cependant, lorsqu’elles auraient porté à la perfection leur art de rêveur, elles les utiliseraient pour obtenir un coup de pouce définitif et total, un coup de pouce d’une telle amplitude, qu’il dépasserait notre entendement…

…Je réfléchis un instant au problème. L’effet des plantes psychotropiques avait été terrifiant pour moi. Elles semblaient atteindre en moi un vaste réservoir, et en extraire un monde total. Leurs inconvénients, c’étaient le tribut qu’elles avaient fait payer à mon bien-être physique, et l’impossibilité de contrôler leur effet. Le monde dans lequel elles me plongeaient était rebelle et chaotique. Je manquais de maîtrise – du pouvoir selon les termes de Don Juan – nécessaire pour faire usage d’un monde comme celui-là. Mais si je parvenais à la maîtrise, les possibilités seraient stupéfiantes pour l’esprit…

(…) Et ceci m’amène à la chose que le Nagual m’a demandé de vous dire. Il m’a dit qu’en raison de votre vide, il avait dû rassembler votre attention seconde – votre attention du nagual – d’une manière différente de la nôtre. Nous avons rassemblé cette attention à travers le rêve ; et vous, vous l’avez fait avec ses plantes-pouvoir. Le Nagual m’a dit que ses plantes-pouvoir ont rassemblé le côté menaçant de votre attention seconde en un seul bloc, et c’est ça la forme qui sort de votre tête. Il a dit que c’est ce qui arrive aux sorciers quand on leur donne des plantes-pouvoir. S’ils ne meurent pas, les plantes-pouvoir distordent leur attention seconde en cette forme terrifiante qui sort de leur tête.

Maintenant, nous en venons à ce qu’il voulait que vous fassiez. Il m’a dit que désormais vous deviez changer de direction et commencer à rassembler votre attention seconde d’une autre manière, davantage comme nous. Il ne vous faut pas continuer sur le sentier de la connaissance sans avoir équilibré votre attention seconde. Jusqu’ici, votre attention de cette nature chevauchait le pouvoir du Nagual, mais maintenant vous êtes seul. Voilà ce qu’il voulait que je vous dise.
– Mais comment équilibrer mon attention seconde ?
– Il faudra que vous fassiez du rêve, tout comme nous faisons. Le rêve est le seul moyen de rassembler l’attention seconde sans la blesser, sans la rendre menaçante et terrible. Votre attention seconde est actuellement fixée sur le côté terrifiant du monde ; la nôtre l’est sur la beauté du monde. Il vous faut changer de côté et venir avec nous. C’est cela que vous avez choisi la nuit dernière quand vous avez décidé d’aller avec nous. »
Plusieurs points de ce récit nécessitent une explication : par « vide » et « complet » Castaneda se réfère à un état énergétique de l’être humain. Cet état « vide » se présente sous la forme d’un trou dans la « luminosité » (ou aura) de la personne. D’après Castaneda, plusieurs facteurs peuvent faire qu’une personne est vide. Les Occidentaux, coupés du monde de l’énergie, ont toutes les chances d’être vides une fois arrivés à l’age adulte. Il leur sera donc particulièrement difficile, voire impossible de déplacer ce que Castaneda appelle « point d’assemblage », c’est-à-dire de changer de niveau de conscience. C’est l’utilisation des plantes-pouvoir qui, dans un premier temps, va permettre à Don Juan de déplacer le « point d’assemblage » de Carlos Castaneda, lui permettant d’entrer en contact avec son « attention seconde », c’est-à-dire de pénétrer dans les mondes invisibles du nagual ou plans spirituels. Sans cette manipulation, Castaneda en tant qu’Occidental, ne pourrait même pas se douter de l’existence de ces plans de conscience. Néanmoins, l’utilisation des plantes-pouvoir présente plusieurs inconvénients majeurs : leur effet négatif sur le bien-être du corps physique, l’impossibilité de contrôler leur effet, et le fait qu’elles rassemblent le côté menaçant de « l’attention seconde », la fixant ainsi sur le côté sauvage et terrible du monde, alors que « l’art du rêve » la fixe sur la beauté du monde.

Tous les Occidentaux qui ont utilisé les plantes psychotropiques comprendront le problème soulevé par Castaneda.

« L’art du rêve » est la désignation yaqui du dédoublement ou voyage astral. Don Juan préconise cette méthode pour rassembler l’attention seconde sans la blesser. Néanmoins, comment faire s’il est impossible à la personne de pratiquer « l’art du rêve » ou dédoublement astral ? En effet les rouages du corps énergétique de l’Occidental, atrophié par des années de négligence, voire blessé par l’abus d’alcool, sont complètement grippés, résultant dans une impossibilité de déplacer son point d’assemblage sans l’aide puissante mais traumatique des plantes-pouvoir. Heureusement, les travaux du Dr LEFEBURE nous proposent une alternative à l’utilisation de ces plantes. Les mantras rapides ou exercices de pensée au sixième de seconde, en particulier quand ils sont pratiqués en groupe, peuvent favorablement remplacer les plantes-pouvoir et produire des effets rapides et intenses. Ce rythme de six pulsations par seconde, particulièrement porteur, est un des rythmes principaux du phosphène, et c’est le rythme de tremblement du muscle quand il est contracté. Le Dr LEFEBURE le décrit ainsi :

« Le tremblement au sixième de seconde, est parfois visible lorsqu’on fixe le soleil qui paraît alors trembler. L’intérêt principal de ce rythme vient de ce qu’il est susceptible d’entrer en résonance avec les oscillations électriques des muscles qui sont au même rythme. Il engendre alors des phénomènes intérieurs d’une beauté fantastique. »

Dans Le développement des pouvoirs supranormaux de l’esprit par la pensée au sixième de seconde, le Dr LEFEBURE décrit les effets de ce rythme sur la conscience mais c’est Daniel STIENNON, qui a développé le mode opératoire de cette technique à partir d’une rencontre astrale avec le Maître UESHIBA Morihei, l’inventeur de l’aïkido. Cette manière d’appliquer les mantras rapides provient de la tradition Go-Shinto japonaise, c’est-à-dire de l’hermétisme Shinto. Elle se nomme « furitama furihondo » (en français : « secouer l’âme »), et consiste à faire vibrer les muscles des bras en les tendant vers le sol, mains jointes, dans la position debout. La vibration musculaire ainsi produite sert de support à la vibration énergétique du corps subtil, projetant littéralement la conscience dans les plans supérieurs. En groupe, le mode opératoire consiste à placer des inducteurs en cercle autour d’un sujet récepteur de préférence couché au centre de ce cercle. Cette pratique a été maintes fois abordée dans des stages organisés par l’Ecole du Docteur LEFEBURE, avec parfois plus d’une centaine de participants.

La pratique de cette technique remplace avantageusement l’utilisation des plantes-pouvoir et constitue, pour l’Occidental, un moyen rapide et sûr d’accéder au dédoublement astral ou « art du rêve ». Une fois le « point d’assemblage » (la conscience) déplacé de la sorte, il sera beaucoup plus simple à l’individu de renouveler ce genre d’expérience, à l’aide de simples exercices de contemplation ou d’harmonisation avec les énergies de la nature et du cosmos.

Note de Daniel STIENNON

Je peux affirmer que je n’ai jamais pris le moindre hallucinogène sous quelque forme que ce soit et que, néanmoins, mes expériences feraient pâlir d’envie plus d’un yogi…
Par contre, j’ai observé sur des pratiquants que l’effet des hallucinogènes les prive de certaines formes d’expériences et les maintient dans des plans de consciences peu propices à de vraies investigations métaphysiques.

ATTENTION : LES FIXATIONS DU SOLEIL NE DOIVENT JAMAIS DEPASSER UNE À DEUX SECONDES.
Pour plus d’informations sur l’utilisation du phosphène solaire, reportez vous au livre du Dr LEFEBURE : Le Mixage Phosphénique en pédagogie.

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MANDALAS RUNES et PHOSPHÉNISME

MANDALAS, RUNES ET PHOSPHÉNISME

Les vrais mandalas sont ceux créés à partir des images perçues dans les phosphènes qui s’obtiennent sans danger par la pratique du Phosphénisme.
La méditation sur des mandalas permet la communication avec le sacré.

MANDALAS, RUNES et MANTRAS

De nombreuses traditions font appel à des représentations graphiques, non seulement pour symboliser le sacré, mais aussi pour s’en inspirer ou même pour entrer en communication avec lui.

La plupart des études des universitaires occidentaux restent au niveau intellectuel et considèrent toutes ces représentations comme des métaphores. De la même manière, certaines études pseudo-ésotériques ne font que se perdre en conjectures alors que le pouvoir des symboles, des runes et des mandalas est bien réel.

Le docteur Francis Lefebure a effectué de nombreuses recherches sur les capacités du cerveau à produire des images, qui peuvent nous amener à une compréhension scientifique et physiologique des mécanismes de création des runes, des symboles et des mandalas. Son étude se fonde sur l’utilisation systématique des phosphènes, qui sont un moyen unique de mesurer certains paramètres cérébraux indétectables autrement.

Les phosphènes sont toutes les perceptions lumineuses subjectives, c’est-à-dire toutes les sensations lumineuses qui ne sont pas directement engendrées par la lumière stimulant la rétine. Les images des rêves ou les visions dites hypnagogiques (qui surviennent à l’endormissement) en font partie.

En stimulant la troisième zone du cunéus par un courant électrique, on provoque l’apparition de phosphènes aux formes géométriques variées : carrés, cercles, triangles et croix, ainsi que des lignes droites et brisées. Cette zone du cerveau est donc spécialisée dans la production des images de formes géométriques.

Quoique parfois complexes, les symboles, les runes et les mandalas peuvent être ramenés aux formes géométriques simples les constituant. En effet, la caractéristique d’un mandala est d’être le dessin d’un carré contenant un cercle, avec plusieurs autres subdivisions possibles.

D’autre part, les formes géométriques engendrées par le cerveau peuvent parfois être en mouvement. La triskèle, rune celtique ou le svastika, symbole sanskrit sont tous les deux la représentation d’une croix en mouvement.

Carl Gustav Jung cite de nombreux cas d’apparitions spontanées de formes géométriques (runes, symboles et mandalas) dans les rêves de ses patients. Il les interprète comme une représentation du soi, archétype de la totalité psychique.
Quelle que soit l’interprétation qu’on leur donne, les runes, symboles et mandalas constituent des supports intéressants de méditation. Vous pouvez réaliser vous-même l’expérience suivante :

Expérience avec les phosphènes

Cette expérience est basée sur la technique du Mixage Phosphénique développée par le Dr Lefebure. Elle consiste à penser à une image particulière en présence d’un phosphène produit par la fixation d’une source lumineuse.
Dans le cadre de notre étude, la technique va consister en deux variantes possibles :

1) Choisissez un symbole, une rune ou un mandala qui vous inspire.
Faites un phosphène.
Pensez au symbole, au mandala ou à la rune choisie. (Visualisez le symbole, rappelez son image à votre souvenir).
Répétez cette opération pendant au moins 15 minutes, avant de vous endormir et cela pendant plusieurs jours d’affilée. (Plus vous pratiquerez cet exercice, plus vous aurez de chances d’obtenir un résultat).

2) Pratiquez le même exercice que décrit ci-dessus mais en utilisant l’image d’une rune, d’un symbole, d’un mandala ou d’une forme géométrique qui vous est apparue spontanément lors d’un rêve, d’une séance de méditation ou à l’endormissement.

En peu de temps, vous serez très surpris du résultat…

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SYMBOLE RETROUVÉ DE DAN BROWN

PETITE NOTE HUMORISTIQUE DU SYMBOLE RETROUVÉ DE DAN BROWN

Selon le dernier évangile de Dan Brown, l’homme serait donc un dieu qui s’ignore, et le symbole qui le lui apprend, au terme d’une absorption à haute dose de dizaines et de dizaines de symboles, est le point au milieu du cercle… le circumpunct… Il rappelle le symbole alchimique de l’or, (et bien sûr celui du soleil) et le bindi, incarnation du troisième œil, ce point dont les Indiens ornent leur front (l’une des représentations figure un point dans un cercle). Ce circumpunct est donc le symbole des symboles.

Ce troisième œil, œil de Shiva, nom donné en orient au phosphène (voir les travaux du Dr Lefebure) a retenu toute notre attention.

Il fait partie des commissures inter-hémisphériques reliant nos deux hémisphères cérébraux. Chaque hémisphère a une finalité différente, et le partage des informations se fait par l’intermédiaire de ces commissures.

L’hémisphère gauche dévolu au langage est l’hémisphère dominant, analytique, précis qui préfère les détails. C’est celui qui permet la gaieté et l’optimisme. Il donne la notion du TEMPS.

L’hémisphère droit donne la notion de l’ESPACE ; il est le créateur, le rêveur, l’émotif, le peureux, le mélancolique, le pessimiste, l’intuitif, et il appréhende toutes les situations. Il contient plus de substance blanche, axones des neurones qui sont plus longs et donc pouvant relier d’autres neurones plus dispersés, pouvant activer plus de modules cérébraux ; tandis que l’hémisphère gauche a plus de substance grise, corps cellulaires des cellules nerveuses, est lui plus adapté pour effectuer des tâches complexes et minutieuses.
À noter que le cerveau de l’homme contient plus de substance blanche que le cerveau de la femme. D’où une plus grande capacité d’adaptation au monde extérieur.

Si le corps calleux est le seul canal qui relie nos deux hémisphères cérébraux et les aires corticales, c’est-à-dire les sites de la pensée, il existe une ancienne voie de passage qui relie nos deux hémisphères au niveau limbique : c’est la commissure blanche antérieure.

Le phosphène avec le point de concentration sur ce troisième œil est le point réflexe de la commissure blanche antérieure et des deux hypothalamus (régulateur de notre homéostasie). Le fameux Inn Trang de l’acupuncture chinoise.

Cette commissure relie les zones les plus profondes des deux lobes temporaux qui sont le siège de nos émotions primaires.

Par définition l’émotion est « un mouvement vers l’extérieur » et peut donc être ressentie par son entourage et rentre dans ce qu’on appelle « les moyens de communication ».

Comment ne pas accréditer la possibilité de s’influencer soi-même et d’influencer autrui par le biais de ce point de concentration.

Nos émotions sont la résultante de notre sensibilité and our sensorialité. Alors que la sensitivité est le point de départ de nos sentiments, la sensorialité va directement à notre conscient. C’est la localisation de notre moi.

Nos émotions primaires qui sont aussi la prise de décision.

Nous sommes programmés dès notre naissance pour répondre d’une manière automatique instinctive à des émotions déclenchées par des stimuli extérieurs et intérieurs. Ce sont les émotions primaires.
Ceci a permis à l’espèce de poursuivre sa route, la phylogenèse au service de l’ontogenèse, et les caractères sont transmis de génération en génération. La commissure blanche antérieure relie les 2 lobes temporaux : le temps et l’espace.

Le Docteur Bazire a appelé les projections des différents groupements neuronaux crâniens : la couronne de l’enfant.
Il sera facile de la représenter sur un crâne, en faisant le tour d’un couvre-chef. Nous aurons alors la surprise de constater que la couronne coupe les aires 17 18 19 de Brodmann, les différentes projections des aires visuelles.

Nous faisons la comparaison avec les projections des aires émotionnelles secondaires, celles qui se sont mises en mémoire au cours de notre développement individuel. Il sera facile de localiser leurs projections réflexes en mettant, tels les Juifs orthodoxes, une kippa, pour montrer qu’ils ne sont pas Dieu, pour les couper de l’énergie supérieure qui arrive au sommet du crâne et influence, non pas l’épiphyse (qui est sclérosée dès notre âge d’adulte) mais les ganglions nerveux de l’habénula sous-jacents.

Si nous supprimons les connexions inter-hémisphériques principales : le corps calleux, les émotions primaires peuvent emprunter la voie de garage qu’est la commissure blanche antérieure et circuler librement.

Elle fut mise en évidence par Gazzaniga et Joseph Ledoux, grâce à des lentilles de contact spéciales conçues par Eran Zaidel qui permettent d’envoyer une seule image sur un seul côté de la rétine, et ainsi d’envoyer séparément sur chacun des hémisphères des informations détaillées. Il est très facile de faire l’analogie avec le cervoscope du Dr Lefebure, mais avec une grande différence, l’utilisation de l’alternance vibratoire. Il faut noter cependant que nous avons un œil plus dévolu à voir, et l’autre à se situer dans l’espace.

Nos recherches, et notre expérience permettent d’affirmer que ce fameux point de concentration permet de régulariser le corps du double éthérique.

Je ne peux que vous citer le fruit des travaux et expériences faites par Charles Lancelin qu’il relate dans un merveilleux petit livre : ( de 1911 à 1920 ) « l’Âme Humaine » édité d’ailleurs par Henri Durville.

Les aires visuelles sont vascularisées par l’artère vertébrale postérieure – passage et coude au niveau des 1° et 2° cervicales– alors que le corps calleux par l’artère cérébrale antérieure. D’où l’importance de tenir sa tête le plus droit possible, mais ceci ne peut se faire que si la vision est parfaitement correcte, ce qui n’est pas toujours le cas.

Et :

Alors que la vision est croisée, l’olfaction par contre ne croise pas au niveau des connexions hémisphériques. Ceci est important dans la mesure où les respirations rythmées sont sans équivalence pour l’éveil et le développement de la spiritualité.

Le nez est d’ailleurs au milieu de la face, comme le point au milieu du cercle. Nos Anciens ont d’ailleurs nommé le premier nerf crânien à l’olfaction est le deuxième à la vision…

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PROGRAMME PÉDAGOGIQUE et PSYCHOTHÉRAPIE

PROGRAMME PÉDAGOGIQUE et PSYCHOTHÉRAPIE

L’utilisation du mixage phosphénique est d’une puissante efficacité dans le traitement thérapeutique et dans l’apprentissage, aussi bien avec les enfants qu’avec les adultes.
Je suis psychothérapeute et formateur dans les domaines des ressources humaines.
Je vous relate quelques utilisations que j’ai faites avec les patients.

En psychothérapie

Relaxation profonde

J’utilise le mixage phosphénique avec le balancement latéral pour détendre le patient, avec le mantra « ILLI ». L’effet de relaxation est ressenti immédiatement. Pour approfondir l’effet de relaxation profonde et l’état modifié de conscience, j’utilise les sept couleurs de l’arc-en-ciel. Je demande au patient de visualiser les différentes lumières en partant de la lumière rouge jusqu’à la lumière violette. Le patient imagine que son corps est lumineux et rayonne la lumière correspondante (rouge, orange…) en mélangeant avec chaque couleur de lumière une phrase spécifique :

Pour finir, le patient termine la séance avec le phosphène étoilé : c’est-à-dire le patient regarde l’ampoule avec le mouvement oculaire en haut, en bas, à droite, à gauche, en diagonale en passant par le centre. Le patient se sent alors transformé et voit plusieurs options pour ses problèmes.

Pour finir la séance, je donne un verre d’eau alcaline ionisée au patient.

Développer la Confiance en soi

Pour développer la confiance en soi, j’utilise le mixage phosphénique avec le balancement antéro-postérieur avec la phrase : « comme je suis confiant, je suis moi, j’existe, j’ai droit, je m’exprime, je suis responsable, je suis puissant, je suis aimable. »
« Je dirige mes pensées en me disant que je donne de bons résultats en vue de passer l’examen (par exemple). »

Pour finir, le patient termine la séance avec le phosphène étoilé, c’est-à-dire que le patient regarde l’ampoule avec le mouvement oculaire en haut, en bas, à droite, à gauche, en diagonale en passant par le centre. Bien sûr, j’explique au patient le sens de la phrase choisie par lui-même et qui correspond à son objectif actuel ou son problème à résoudre.

Par exemple : je suis moi signifie que j’ai mes valeurs, mes croyances, mes besoins à satisfaire, et c’est à moi de le faire, juste pour moi, parmi les autres, pas pour les autres, ni contre les autres. Je suis responsable de mon bien-être, de mes actes.

Je suis puissant signifie que je suis conscient de mes sentiments, de mes émotions, de mes pensées et je les exprime dans l’ici et maintenant. Je dis ce que je pense et je fais ce que je dis. Je me sens cohérent et congruent.

J’ai droit signifie que j’ai le droit d’exister, d’avoir des besoins, j’ai le droit d’exprimer ce que je veux exprimer, je prends ma place, j’ai le droit d’aimer et d’être aimé d’une manière inconditionnelle.

Le mixage phosphénique crée une voie neurologique nouvelle ; le message est imprimé dans le cerveau et se met en acte par le phénomène idéo-moteur. Lors de la première séance, le patient se sent immédiatement confiant comme si le patient venait de « changer de peau » ou de « mettre un nouvel habit ».

Le Patient peut faire l’exercice tout seul, trois fois par jour. Une fois le matin au lever, c’est le moment propice pour ancrer ou stimuler le message ; une fois le soir avant de dormir pour donner un message au cerveau d’intégrer pendant la période de régulation, et une autre fois dans le courant de la journée pour que le message devienne inconscient et systématique.

Exemple : Un étudiant en psychiatrie est anxieux et a peur de rater son examen malgré le travail qu’il a fourni pour apprendre et pour réviser ses cours. Une séance avec le mixage phosphénique a ancré chez lui « la peau du bon psychiatre » qui connait bien les sujets à traiter. Cette confiance qu’il a développée l’a aidé à passer son examen avec succès.

La pratique de la respiration triangulaire ou carrée réduit instantanément le stress.

Une femme qui attend le départ d’un vol en retard fume cigarette sur cigarette, fait les cent pas, demande sans cesse à l’agent d’escale avec agressivité le départ du vol annoncé car elle a peur de rater la correspondance. Elle prend un café à côté de moi, je lui ai suggéré de faire la respiration triangulaire pour faire dissiper le stress qu’elle est entrain de vivre. Elle l’a fait et une minute après, elle se sent plus calme, plus souriante. Elle m’a remercié et nous avons échangé des conversations intéressantes sur d’autres choses.

Un enfant décrit comme hyperactif en classe.

Une maman me demande si je peux l’aider à soigner son fils de huit ans, décrit comme hyperactif par les professeurs. Il bavarde avec les camarades de classe et ne reste pas tranquille, il bouge tout le temps.
Je trouve que c’est un garçon intelligent, éveillé, spontané, un peu rebelle.

Je commence à faire le phosphène avec lui et je lui demande de bien observer les formes et les couleurs des lumières qu’il voit se dérouler, les yeux bandés. Je lui demande de me faire une description à haute voix. L’exercice se fait en trois fois et dure une dizaine de minutes.

Après, il regarde l’ampoule à phosphène avec le mouvement oculaire en haut, en bas, à droite, à gauche, en diagonale en passant par le centre. Il ferme les yeux et il décrit à haute voix ce qu’il voit avec les yeux bandés. C’est un jeu de concentration puissant car pendant tout l’exercice il est fasciné par la danse des couleurs et son corps est resté figé. Il aime bien ce jeu de jolies couleurs changeantes.
Après, je lui dis de dire à haute voix « je suis calme et détendu » comme phrase pour le mixage phosphénique avec le balancement antéro-postérieur.
Au début, il la dit à haute voix pendant une minute, puis il se dit mentalement « fort dans sa tête » pendant une minute et de nouveau à haute voix, la dernière minute. L’exercice dure une dizaine de minute.

Sa maman assiste à la séance et observe le changement immédiat du comportement de son fils. Elle a pris la Pocket Lamp pour qu’il puisse s’entrainer tout seul avec d’autres exercices.

En apprentissage

Une fille en classe de troisième n’arrive pas à retenir les formules des identités remarquables et les règles des signes. Chaque fois, elle se trompe. Son père, directeur financier n’arrive pas à lui faire retenir dans de bonnes conditions.

Je commence à faire le phosphène avec elle et je lui demande de bien observer les formes et les couleurs des lumières qu’elle voit se dérouler dans les yeux bandés. Je lui demande de me décrire à haute voix. L’exercice se fait en trois fois et dure une dizaine de minutes.

Puis, elle écrit la formule clairement en grande taille sur une feuille. Elle la récite à haute voix. Elle ferme les yeux et elle essaie de voir la formule écrite et elle la dit à haute voix.

En premier temps, elle regarde la lampe pendant trente secondes et elle ferme les yeux tout en récitant et en mettant la formule dans le phosphène.

En deuxième temps, elle regarde la lampe pendant trente secondes, puis elle lit la formule écrite avec une autre lampe allumée à haute voix.

L’effet du phosphène augmente la concentration et clarifie la mémorisation, plus nette, plus précise. Le mixage phosphénique crée une voie neurologique nouvelle pour enregistrer ces données.

Elle continue l’exercice avec les autres formules avec le même protocole. Au bout de la deuxième semaine, son père m’a félicité car sa fille ne fait plus d’erreurs avec ces règles et elle a de bonnes notes en classe.

Après, il m’a adressé son frère à traiter. J’ai appliqué le même protocole et il a réussi. Le père a acheté deux lampes pour ses enfants.

Pour moi, il n’y a pas de doute ; le mixage phosphénique est une méthode d’apprentissage efficace pour développer la confiance en soi, pour développer la concentration, la mémorisation, pour trouver le sommeil et pour se guérir.

Chaque soir, avant d’aller au lit, chaque matin au lever, je fais du mixage phosphénique.
Je me sens calme et serein toute la journée. Surtout quand je fais un déplacement avec un décalage horaire, je ne dors pas assez et je travaille toute la journée. La respiration rythmée et le balancement de la tête m’aident beaucoup à avoir les idées clairs et à maintenir un haut niveau d’énergie.

Ma fille utilise le mixage phosphénique pour améliorer son apprentissage en langues et dans d’autres matières. Elle est en première S et elle va passer son bac ce mois. Elle y croit car elle a obtenu des bons résultats en utilisant le mixage phosphénique. Mon fils en seconde utilise le mixage phosphénique et il a amélioré ses notes dans toutes les matières.

Protocole pédagogique

1- Exercice de phosphène en décrivant les couleurs perçues
2- Exercice de mixage phosphénique avec une phrase positive
3- Exercice de lecture avec le post-phosphène
4- Test de compréhension et de mémorisation
5- « Phosphène étoilée » : c’est-à-dire, le patient regarde l’ampoule avec le mouvement oculaire en haut, en bas, à droite, à gauche, en diagonale en passant par le centre.
6- Je donne un verre d’eau alcaline ionisée au patient.
7- Je fournis une lampe pour l’entraînement à la maison.

Conclusion : À titre personnel, je m’entraîne tous les jours avec des exercices différents de respiration, de balancement de la tête, et d’imagerie mentale. Mes enfants en viennent à la pratique et montrent la méthode aux réseaux des copains, copines dans l’utilisation du mixage phosphénique pour l’apprentissage.
Vis-à-vis de mes patients, l’utilisation est systématique et je leur fournis des lampes et quelques informations pratiques à exécuter selon leur situation.

Phosphénisme © Extrait de « Univers Énergie Phosphénique ».

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KOMIANS et PHOSPHÉNISME

KOMIANS et PHOSPHÉNISME

Comme dans toute société traditionnelle africaine, il existe des prêtres ou prêtresses, interprètes entre deux mondes, gardiens et protecteurs de l’équilibre de la société. On leur attribue souvent des pouvoirs mystiques, la faculté de chasser les démons, de guérir ou encore de prévenir la société de grandes calamités.

En Côte d’Ivoire, chez les Akan, particulièrement chez les Baoulés dont je suis originaire, nous appelons ces prêtres ou prêtresse « komian ».

Pour rappel, les Baoulés, peuple majoritaire de la Côte d’Ivoire s’y sont installés au centre du pays après avoir quitté la confédération Ashanti de l’actuel Ghana, vers le XVIIe siècle, suite à une guerre politico-militaire. Face aux religions révélées que sont le christianisme et l’islam, les komians ont beaucoup perdu en presse. Ils sont tancés de suppôts de Satan ou d’imposteurs dont la seule foi est l’argent.

Quand j’étais encore enfant, je prenais du plaisir à voir les sorties des komians de mon village à Mlan-Kouassikro, dans le département de Bouaké, la deuxième grande ville de la Côte d’Ivoire. Les sorties des komians sur la place publique sont précédées par une préparation. Il s’agit entre autres de l’habillement des komians et l’installation des musiciens qui l’accompagnent. Ceux-ci dotés de tam-tam, de clochettes et divers instruments battent des rythmes en attendant la sortie du Komian confiné dans son sanctuaire. À la sortie du Komian, nous constatons un changement dans le rythme des tambours, qui passe d’un rythme lent à un rythme accéléré.

L’accoutrement du Komian est divers. Ça peut être un simple pagne blanc noué à la poitrine et un autre à la hanche s’arrêtant au tibia pour les femmes ou d’une culotte blanche quand c’est un homme, avec une ceinture au rein sur laquelle est monté tout un apparat. Le Komian peut être aussi coiffé d’un bonnet rouge incrusté de cauris et de morceaux de miroir. Du Kaolin badigeonne son corps tandis que des amulettes et des cordes sont nouées çà et là. Il tient des chasse-mouches à la main. Ses chevilles sont ornées de clochettes qui émettent des sons qui suivent le rythme de ses pas pendant qu’il danse.

Au cours de ses danses, le Komian, les bras détachés du corps tourne plusieurs fois comme les derviches. Ce mouvement va de pair avec le rythme de plus en plus rapide des tambours.

Selon ROUGET dans « La musique et la transe » c’est le rythme de plus en plus rapide qui ouvre les muscles, les viscères, les têtes à la pénétration du dieu attendu pendant ces cérémonies. Les danses exécutées par le Komian sont aussi diverses que variées. Il frappe le sol des pieds à un rythme lent et soudain change la cadence en l’accélérant. Il donne des messages dans un langage clair ou abscons.

Il arrive, pendant ses tournoiements, qu’un spectateur tombe en transe. On dit souvent que le Komian lui a transmis quelque chose. Il arrive que le Komian choisisse de toucher un spectateur pour le mettre dans un état second. De la poudre de kaolin ou des œufs de poules africaines sont jetés au visage des « possédés » soit pour les libérer de la transe soit pour les aider à délivrer leurs messages de l’au-delà aux vivants.

À l’aune des travaux du Dr LEFEBURE, nous pouvons apporter des lumières sur certains faits lors de ce type de cérémonie.
Le Komian au cours de sa sortie en public exécute plusieurs exercices du système phénique à la fois. D’abord il faut remarquer que le Komian sort toujours ou presque pendant une journée ensoleillée. Inconsciemment ou non, mais à peine sortie de son sanctuaire pour prester, il jette un regard vers le ciel lumineux comme pour s’assurer de la présence des esprits. Nul doute, il fait à ce moment un Phosphène et tout le long de sa chorégraphie, celle-ci sera ponctuée par ce geste.
Il exécute ensuite ce que nous pouvons appeler une marche rythmique en cognant le sol du talon, faisant ainsi résonner les clochettes nouées autour des chevilles. En frappant fortement le pied sur le sol, le Komian stimule à la fois l’Ostéophène ou phène des propriétés élastiques du squelette, et le Myophène ou phène lié à l’activité musculaire. Selon le Dr LEFEBURE, toute marche ou danse crée des synchronisations entre les hémisphères cérébraux. Cette marche, il la fait tantôt vers les musiciens, tantôt vers l’assistance.
Aussi en écoutant alternativement le son des tam-tams en tendant une oreille et ensuite l’autre oreille, il stimule l’Acouphène.

Enfin, lorsque le prêtre traditionnel lors de la danse fait des tournoiements, cela correspond au Gyrophène qui fait appel au sens de l’équilibre. Ceci provoque une montée en puissance de la koundalini. À ce stade, le rythme cérébral du Komian est tellement amplifié qu’il est capable de transmettre une pensée rythmée et provoquer chez autrui des énergies subtiles : une pensée, des images fantastiques, perception de plans subtils ou tout autre phénomène. Ces cérémonies sont de véritables moments de transmission d’énergie par télépathie phosphénique et donc d’initiation.

Nous venons ainsi de voir comment un prêtre traditionnel africain met en mouvement tout le système phénique.
Par le phosphénisme, nous pouvons comprendre aujourd’hui ce qui était un mystère impénétrable et dont le secret reste à ce jour gardé par une caste d’initiés.

Phosphénisme © Extrait de « Univers Énergie Phosphénique ».

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